‹ Traité d'analyse chimique qualitativeChapitre 45 sur 294 · Ammonflaqae (AzIPO · texte numérisé non relu

Ammonflaqae (AzIPO

§ SS. Préparation. — Pour préparer la dissolution ammoniacale en petite quantité (naturellement celle qu'on fabriquerait en grand dans des vases en fonte serait moins coûteuse), on met dans un ballon en verre 4 parties de sel ammoniac, cassé en morceaux gros comme des pois, et rhydrate de chaux sec obtenu avec 5 parties de chaux : on mêle en agitant et on ajoute peu à peu assez d'eau pour que la poudre forme des grumeaux. On place le ballon dans un bain de sable et on le met en communication, à l'aide de tubes en verre, avec deux flacons, dont l'un servant de flacon laveur sera d*une assez grande capacité. Ce dernier renfermera très-peu d*eau ; dans celui où se fera la dissolution on mettra 10 parties d'eau, on le plongera dans un vase plein d'eau froide et on commencera à chauffer. Le dégagement du gaz est rapide. On chauffe jusqu'à ce qu'il n'arrive plus de bulles gazeuses, et on enlève le bouchon du ballon pour qu'il n'y ait pas d'absorption. Le liquide du flacon laveur est impur, mais la dissolution dans le second flacon est pure. Onl'étend d'eaujusqu'àladensité0,96,correspondanlàl0p. 100 d'ammoniaque, et on la conserve dans des flacons à l'émeri.

Essais. — La dissolution ammoniacale doit être incolore, se volatiliser sur une feuille de platine sans le moindre résidu; chauffée avec un égal volume d'eau de chaux, elle ne doit pas se troubler (acide carbonique), ou le trouble, s'il s'en produit un, doit être très-faible. Après saturation avec l'acide azotique, la dissolution de baryte et celle d'argent n'y produiront pas de précipité et l'acide sulfhydrique n'y déterminera aucune coloration.

Usages. — Bien que la dissolution d'ammoniaque soit obtenue en faisant passer un courant de gaz AzU' dans de l'eau, et qu'en l'abandonnant à Tair ou la chauffant, elle laisse dégager de l'ammoniaque, on peut la regarder comme une dissolution aqueuse d'oxyde d'ammonium (AzHK)), en admettant que tout d'abord un équivalent d'eau (HO) s'unit à AzH'. Elle est alors analogue à la lessive de potasse ou à celle de soude, et tous ses effets s'expliquent très-simplement en admettant que les oxysels qu'elle forme avec les oxacides renferment loxyde d'ammonium (AzH^O) et non plus l'ammoniaque (AzH'). C'est un des réactifs les plus fréquemment employés. 11 sert surtout à saturer les liquides acides, à précipiter beaucoup d'oxydes métalliques et d'oxydes terreux et à séparer les uns des autres ceux qu'il a précipités, attendu que plusieurs sont solubles dans un excès d'ammoniaque, comme les oxydes de zin&, de cadmium, d'argent, de cuivre, etc., tandis que d'autres ne le sont pas. Certains de ces précipités ou leurs solutions ammoniacales ont des couleurs qui permettent de reconnaître la nature du métal.

Beaucoup d'oXydes, que l'ammoniaque précipite de leur dissolution

neutre, ne le sont plus quand les dissolutions sont acides, parce que le sel ammoniacal qui se forme empêche la précipitation (voir plus bas le chlorhydrate d'ammoniaque, § 53) .

p. Terres alcalineê.

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