PREMIER GROUPE. <- POTASSE
sant rapidement au food du vase, formé de tartrate dcidç de potasse (KO,HO)G^H^O^<^); il se produit de suite dans les dissolutions concentrées, mais souvent après un temps assez long quand elles. sont étendues, et enfin, si les liqueurs sont très<rétendu6S, il n y a pas de précipité. En secouiant vivement le liquide ou en le remuant avec une baguette, on favorise beaucoup la formation du précipité ; les alcalis libres ou les acides minéraux le dissolvent, il est très-difficilement soluble dans Teau froide, mais assez facilement dans Teau chaude. Si l'on veut rechercher la potasse au moyen de Tacide tartrique dans un liquide acide, il faut d*abord cliasser l'aeidé libre en évaporant et chauffant au roùgCy si cela est possible, ou neutraliser par la soude pure ou carbonatée.
Il vaut mieux employer le tartrate acide de sodde à la place de Tacide tartrique. La réaction offre les mêmes phénomènes, mais elle est plus sensible, parce que la soude s'unit à Tacide du sel de potasse, tandis qu*en prenant Tacide tartrique, Tacidedu sel cherché reste à Télat d'hydrate dans le liquide, ce qui augmente la solubilité du tartrate acide de potasse et s*oppose par conséquent à sa précipitation :
KO,AzO»+NaO,HO.G8H*Oi»=KO,HO,C8H*0^^-|-NaO,AzO»:
5. Si Ton fixe à la boucle d'un fil de plaline un peu d*nn sel de potasse volatil à une haute température et si on le place dans la partie fondante de la flamme de la lampe a 6az de Bunsen (page 27), le sel se volatilise et colore en bleu violet la pârlie de la flamme qui se trouve au-dessus de Fessai. Le chlorure et Tazotate se vaporisent promptement, le carbonate et le sulfate moins rapidement, le phosphate encore plus lentement, mais tous donnent cette réaction, bien qu'à des degrés de moins en moins prononcés. Si Ton veut que la réaction soit toujours aussi nette, c'est-à-dire indépendante de la nature de l'acide, on humecte l'essai avec de l'acide sulfurique, on le dessèche sur le bord de la flamme, puis on le place dans son intérieur. — Avec les silicates et les autres composés difficilement volatils, il faut, pour produire la réaction, mêler à l'essai du gypse pur. Il se forme du silicate de chaux et du sulfate de potasse qui colore la flanime. Si le sel est décrépitant, on le chauffé au rouge dans une cuiller en platine avant de le placer sur le fil. — Au lieu de mettre la substance dans la flamme de la lampe à gaz de Bunsen, on peut la placer devant la pointe de la flamme intérieure DU chalumeau, obtenue avec une lampe à alcool. — La présence d'un sel de soude empêche complètement la coloration de la flamme par la potasse.
Le spectre de la flamme de la potasse, tel qu'mi l'observe dans I'appareil spectral (page 55 et 56), est représenté dans la table I. Il est caractérisé par deux lignes, l'une rouge «, l'autre bleu indigo 6. — Si Ton regarde la flamme de potasse à travers le prisme a indigo (page 54),
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sa couleur parait bleu de ciel, violet, puis enfin rouge cramoisi intense à travers la couche la plus épaisse de la dissolution. Les composés de chaux, de soude, de lithine, mélangés au sel de potasse, ne changent pas cette réaction, parce que les rayons jaunes ne peuvent pas du tout traverser la dissolution d*indigo et que ceux de la flamme de litiiine sont arrêtés par les couches épaisses du liquide à partir d*un point que Ton peut marquer sur le prisme. Mais les substances organiques, qui donnent de Téclat à la flamme, pourraient induire en erreur ; aussi faut-il s'en débarrasser en commençant par les brûler. — Au lieu du prisme à indigo, on pourra prendre le verre bleu ; il faudra seulement, pour le cas où il y aurait de la lithine, avoir des plaques assez épaisses pour que le rouge de la flamme de lithine ne puisse pas les traverser.
6. En chauffant un sel de potasse (surtout le chlorure) avec un peu d'eau, ajoutant de Tâlcool (brûlant avec une flamme incolore), chauffant un peu et allumant, la flamme paraît violette. La réaction est bien moins sensible que celle indiquée au n° 5, et la présence de la soude la masque complètement.
b. Sonde (NaO).
g 90. — 1 . La soude, son hydrate et ses seU offrent en général les mêmes caractères que les composés correspondants du potassium : le liquide épais provenant de la déliquescence de la soude à Tair devient bientôt soUde par suite de Tabsorption de l'acide carbonique. — Le carbonate de soude cristallise facilement. Les cristaux (NaO,GO*+10Âq) s*effleurissent promptement à Tair. Il en est de même des cristaux de sulfate de soude (NaO,Sd*-f-10Aq).
2. En ajoutant à une dissolution suifisamment concentrée d'un sel de soude neutre ou alcalin, que Ton met pour plus de commodité dans un verre de montre, une dissolution d*ANTiMOKiATE grenu de potasse, préparée d'après le § 6», il né se forme pas de trouble au commencement, ou il s'en fait un très-léger ; mais si Ton frotte avec une baguette en verre la paroi couverte de liquide, il se produit rapidement un précipité cristallin d'antimoniate de soude (NaO,SbO*-|-7Aq) , qui se forme d'abord sur les points frottés et se dépose à Tétat de poudre lourde sablonneuse. — Dans les dissolutions de sel de soude étendues, le sel ne se dépose qu'au bout d*un temps assez long, par exemple douze heures, et il ne se produit pas si la liqueur est très-étendue. — L'antimoniate de soude qui se dépose a toujours la structure cristalline : s'il se forme lentement, il consiste parfois en octaèdres à base carrée, microscopiques, parfaitement formés ; plus souvent ce sont des prismes à quatre pans terminés par des pyramides ; s*il se dépose promp;tement, il offre l'aspect de petits cristaux scaplioïdes. La présence d'une
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grande quantité de sel de potasse nuit beaucoup à la réaction. Les dissolutions acides ne peuvent pas être essayées avec Tantimoniate de potasse, parce que Tacide libre sépare de ce dernier de Tacide antimonique hydraté, ou de Tantimoniate acide de potasse.' Dans ce cas avant d* ajouter le réactif, on chassera Tacide libre par Faction de la chaleur, si cela est possible, ou bien on le neutralisera par du carbonate de potasse, de façon à avoir une légère réaction alcaline. En outre on n oubliera pas qu'on ne peut essayer avec Tantimoniate de potasse que les dissolutions qui ne renferment pas d'autre base que de la soude ou de la potasse.
5. Si Ton met des sels de soude dans la partie la plus chaude de la flamme de la lampe à gaz de Bunsen, ou daas la partie intérieure de la FLAMME DU CHALUMEAU A ALCOOL, îls sé comportcut commc Ics sels de potasse, en tenant compte toutefois de leur volatilité relative, et de leur action sur les agents de décomposition, les sels de soude étant un peu plus volatils que ceux correspondants de potasse ; mais ce qu*il y a de caractéristique dans la volatilisation des sels de soude, c'est une coloration jaune intense de la flamme, qui permet de découvrir des traces de soude et qui n'est pas altérée par des quantités proportionnellement considérables de potasse.
Le SPECTRE (table I) des sels de soude examiné au spectroscope ordinaire n'offre qu'une ligne jaune a. Si l'on emploie un appareil d'un fort pouvoir dispersif, la raie jaune se dédouble en deux lignes séparées l'une de l'autre, mais très-rapprochées. La réaction est si exjtraordinairement sensible, que le sel marin renfermé dans les poussières atmosphériques sufHt pour donner le spectre de la soude.
Ce qu'il y a de caractéristique pour la flamme de la soude, c'est qu'un cristal de bichromate de potasse qu'elle éclaire parait incolore, et qu'une bande de papier frotté avec du biiodure de mercure semble blanche avec une pointe de jaune pâle (Bunsen), En la regardant à travers un VERRE VERT, ccttc flamme est jaune orangé [Mertz). Ces réactions ne sont pas masquées par la présence de la potasse, de la lithine ou de la chaux.
4. Si l'on traite un sel de soude (surtout le chlorure) comme nous l'avons dit au numéro 6 pour la potasse, la flamme de l'alcool se colore fortement en jaune; la présence de la potasse n'empêche pas cet effet de se produire.
5. Le CHLORURE DE PLATINE uc forme pas de précipité dans les sels de soude. Le chlorure double de sodium et de platine est très-soluble dans l'eau et l'alcool et cristallise en prismes rouge aurore.
6. L'acide tartrique et le tartrate acide de koude ne précipitent pas les dissolutions des sels de soude, même très-concentrées, à réaction neutre.
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