Protoxjde de nickel
Le nickel est toujours pesé à Tétat de proU>xyde et de nickel métallique^ et aussi parfois à l'état sulfate de protoxyde anhydre. Il nous faut en outre parlai^ du protoxyde hydraté et du sulfure, qui sont les formes sous lesquelles on précipite le nickel.
a. Le PROTOXYDE DE NICKEL HYDRATÉ est uu précipité yert pomme, presque complètement insoluble dans Teau. Obtenu dans une solution de chlorure ou de sulfate de protoxyde de nickel, il conserve des traces de Tacide du sel, même après un lavage prolongé (Tetc/tmann*), et il ne se laisse aussi que très-diflicilement débarrasser des dernières traces d*alcali. 11 se dissout assez difficilement dans Tammoniaque et le carbonate d'ammoniaque, à moins qu'il n'y ait en présence un sel ammoniacal. La potasse ou la soude précipitent de ces solutions ammoniacales, surtout à chaud, l'hydrate de protoxyde de nickel, et la précipitation est complète. U est inaltérable à l'air, et chauffé au rouge il se change en protoxyde anhydre.
b. Le PROTOXYDE DE NICKEL ost uue poudro dont la couleur varie du vert au vert-^is sale. Obtenu en chauffant au rouge l'azotate de protoxyde de nickel, il renferme toujours un peu de peroxyde : ce n'est qu'en chauffant longtemps et au rouge vif qu'on obtient l'oxydule pur, vert (W. R. Russel **). Son poids ne change pas par la calcination au rouge à l'air : il est insoluble dans l'eau, facilement soluble dans l'acide chlorhydrique : il ne change pas les couleurs végétales et chauffé au rouge avec du sel ammoniac il se change en nickel métallique (H. Rose), U est également facile à réduire au rouge par un courant d'hydrogène ou d'oxyde de carbone.
COMPOSITION
Ni 29,5 ... 78,67
c. Le NICKEL MÊTALUQUE, commo on Tobtient dans les analyses en réduisant le protoxyde par l'hydrogène, est une poudre métallique grise, ou bien un métal brillant, blanc d'argent, fondu quand on a fortement élevé la tempé-
0 Ann. d. Chem. u. Pharm., GLVI, 17.
D ZHtschr. f, analyL Chem., II, 475.
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rature. Chauffé au rouge dans Thydrogéne le poids ne change pas ; dans l^air il s'oxyde à la surface. Le nickel est attiré par Taimant; Tacide chlorhydrirque et l'acide sulfurique étendu le dissolvent lentement ; l'acide azotique de moyenne concentration Tattaque facilement.
d. Le SULFATE ANHYDRE DE PROToxTDE DE KiGKEL, obtcnupar évaporation d^une solution de chlorure ou d'azotate, etc., avec l'acide sulfurique, est jaune, soiuble dans Teau en un liquide vert. Le sel hydraté, chauffé avec précaution dans une capsule en platine, peut se déshydrater sans perdre d'acide ; mais au rouge il perd de l'acide, et une coloration noire se produit sur les bords de la masse (Fr. Gauhe *).
e. Le SULFURE de nickel hydraté, préparé par la voie humide, est un précipité noir insoluble dans l'eau. Dans sa précipitation il est certaines circonstances auxquelles il faut faire attention et que j'ai étudiées récemment (**). La précipitation ne réussit pas bien, si Ton n^ajôute que du sulfhydrate d'ammoniaque à un sel de proïosyde de nickel pur. Candis qa'elle est complète, si l'on y ajoute du sel ammoniac ; même un grand excès de ce dernier est sans inconvénient Au contraire il fant éviter l'ammoniaque libre : aussitôt que cet alcali domine, le nickel reste dissous. Dans ce cas le liquide surnageant paraît brun. On choisira comme précipitant le suHfaydrate d'ammoniaque incolore ou jaune pâle, ne contenant pas d'ammoniaque libre. Si l'on fiait attention à toutes ces précautions et si on laisse reposer 48 heures, le nickel est complètement précipité par le sulfhydrate d'ammoniaque daas des dissolutions qui ne renferment que goodôô ^ protoiyde. Gomme le précipité absorbe l'oxygène de l'air pour se changer en sulfate de protoxyde de uickel, on emploiera pour le lavage de l'eau oont^iant dn sulfhydrate d'ammoniaque, auquel on ajoutera au commencement beaucoop de sel ammoniac , puis de moins en moins, et on maintiendra le filtre aussi plein que possible (Ezp. n"* 41). Si la hqueur filtrée est brune, elle enferme encore du solfare de nickel, qu'on précipite en ajoutant de l'acide acétique ^ en faisant bouilUr longtemps. — Le sulfure de nickel se dissout très-peu dans l'acide acétique concentré, on peu plus dans l'acide chlorfaydrique, fecilement dans l'acide aBotique et mieux encore dans Teau régale. La caldination le change en sulfiire anhydre : si l'air intervient, il se forme an composé basique d'oxyde de nickel et d'acide sulfurique. Clhauflë au ronge aiec du soufre dans nn courant d'hydrogène, il donne du sulâire de nickel (Nt^S) fondu, de couleur jaune pâle et ayant l'aspect métallique. Toutefois sa composition n'est pas constante (F. Gauhe***). — JSi l'on chauâe à i2Q^ dans on tube scellé à la lampe un sel neutre de protoxyde de nickel avec un excès d'hyposulfite de soude, au bout d'une demi-heure tout le nickel est précipité à fétat de sulfure (NiCH-2'(NaO,S*0«)=d\iSH-NaCl+NaO,SW). Celuinci est vert, inaltérable à l'air; il peut être lavé a«ec facilité : V^àé chlorhydrique et l'acide sulfurique étendus l'attaquent à peine ; en le dissolvant dans l'acide azotique et en évaporant la solution avec de Tacide sulfurique, on le transforme en sulfate de protoxyde [W. C?tWr« ****).
f) Etit9chr. f, cmàiyt. €%em., IV, Ifd. . D Journ. f. prackt. Chem., LX3LXII, 257. (***) Zeitschr, f. analyt. Chem.f IV, 191. (•***) Zeitschr, f, analyt, Chem., III, 38d.
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