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Protoxy^e de eolbàu

Les formes les plus convenables au dosage du cobalt sont les suivantes : le cobalt métallique pur ou le sulfate deprotoxyde. Nous donnerons aussi les propriétés de Vhydrate de protoxyde, du'jsulfure et de ïazoiite double de cobalt et de potasse, qui permettent quelquefois de doser le cobalt.

a. Hydrate de protoxyde de cobalt. Si Ton précipite avec de la potasse une dissolution de protoxyde de cobalt, on obtient d*abord un précipité bleu (sel basique) qui passe à l'état d'hydrate rouge clair, par son ébullition avec un excès de potasse à Tabri du contact de Tair ; si au contraire on laisse accès à Tair, la couleur est sale d'abord, puis à la fm noire par suite de la transformation en peroxyde d'une partie du protoxyde. Toutefois l'hydrate ainsi obtenu renferme toujours un peu de l'acide du sel et même, après un lavage prolongé avec de l'eau chaude, il reste une partie assez notable de Talcali employé pour la précipitation. Cependant il n'en résulte pas une erreur qui altère l'exactitude des résultats (H. Rose, Fr, Gauhe *).

L'hydrate de protoxyde de cobalt est insoluble dans l'eau et dans la lessive étendue de potasse : il se dissout un peu dans la potasse concentrée et facilement dans les sels ammoniacaux. Séché à l'air il devient brun en absorbant de l'oxygène. Fortement chauffé au rouge, il se change en protoxyde anhydre, quand bien même par ébullition ou par dessiccation à l'air il se serait déjà formé de l'hydrate d'oxyde salin : en sorte que, si l'on opère le refroidissement à l'abri de l'air, par exemple dans un courant d'acide carbonique, on obtient le protoxyde pur brun clair. Au contraire, en laissant refroidir à Tair, le protoxyde absorbant de l'oxygène se transforme plus ou moins pn oxyde salin noir (Tf . J. Russell**'). — En chauffant dans un courant d'hydrogène on a le cobalt métallique, que l'on peut débarrasser presque complètement de l'alcali en faisant bouillir avec de l'eau.

b. Le Cobalt métallique obtenu en a., ou en calcinant dans un courant d'hydrogène le chlorure pur ou l'oxyde salin (résidu de la calcination de l'azotate), est une poudre métallique d'un noir-grisâtre. U fond plus difficilement que l'or et est attirable à l'aimant. Si la réaction a. lieu à une température moins élevée, k poudre métallique prend feu à l'air en se changeant en oxyde salin. Cela n'arrive pas, si pendant la réduction 4>n chauffe fortement au rouge. Le cobalt ne décompose l'eau ni à la température ordinaire ni à l'ébulUtion, mais bien en présence de l'acide sulfurique. Ctiaulfé avec de Tackie sulfurique monofaydraté il donne du sul£ate de protoxyde de cobalt avec dégagnnent diacide sulfureux : il se dissout facilement dans Tacidè asoUque à Fétat d'azotate de protoxyde.

c Le soLFiiRE j>B coBALr obtenu par voie humide est im précipité noir, insoluble dans l'eau, dans les alcalis et dans les sulfures akaiiiis. Pour l'obtenir, il faut avoir égard aux circonstances que j'ai étudiées f^*). Le sulfliy* drate d'ammoniaque seul ne le précipite que lentement et incomplètement,

0 ZeiUchr. f. analtjt. Chem., IV, 54.

n ZeiUchr. f. analyt. Chem.t II, 471.

P) Joum. f. prackt. Chem,, LXXXII, 262. .

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mais ayec addition de sel ammoniac la précipitation est prompte et complète. L'ammoniaque libre n*a pas d'inconvénient ; on peut prendre le suifhydrate incolore ou le sulfhydrate jaune. £n ne négligeant pas ces observations, on peut précipiter le cobalt dans une liqueur qui ne renferme que ^ôéùôô ^^ protoxyde. Exposé encore humide à Tair, le sulfure de cobalt se change en sulfate de protoxyde. Il faudra donc pour les lavages prendre de Teau additionnée de sulhydrate d'ammoniaque et maintenir le filtre plein. Il sera bon aussi d^ajouter à cette eau au commencement assez de sel ammoniac, dont on diminuera peu à peu la proportion. Le sulfure de cobalt se dissout peu dans Tacide acétique et dans les acides minéraux étendus : il est plus soluble dans Teau régale concentrée et Test très-facilement dans ce liquide chaud. GhaufTé dans un courant d'hydrogène avec du soufre en poudre, il donne suivant les températures différents sulfures de cobalt. Comme il y a de rincertitude sur la composition du résidu, celui-ci ne peut servir au dosage du cobalt [H, Rou). — En faisant chauffer une heure une solution d'un sel de cobalt avec un excès d'hyposulfite de soude dans un tube fermé et à 120^, tout le cobalt se sépare sous forme de sulfure lourd, inaltérable ^à l'air, facile à laver, insoluble dans l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique étendus (W. Gibbs*), En chauffant à l'air, humectant avec de l'acide azotique, évaporant avec de l'acide sulfnrique et chauffant au rouge, on le transforme en sulfate de protoxyde.

d. Le SGLFATE DE pROToiTDB DE COBALT combiué à 7 équivaleuts d'eau cristallise difficilement en prismes obliques à base rhombe, d'un beau rouge. Les cristaux perdent toute leur eau à une chaleur modérée et se changent en sel anhydre rouge rosé. Celui-ci peut supporter une température rouge faible (rouge sombre) sans perdre d'acide. 11 se dissout assez facilement dans Tèau froide, mais plus facilement dans l'eau chaude.

COMPOSITION

CoO 37,5 . . . 48,39

e. AzoïnE double de cobalt et de potasse. Dans une dissolution pas trop étendue d'un sel de protoxyde de cobalt si Ton syoute de la lessive de potasse en léger excès, puis de l'acide acétique de façon à redissoudre le précif^té qui se forme, et enfin une solution concentrée d'azotite de potasse acidulée avec de l'acide acétique, il se forme d'abord un précipité brunâtre sale, qui peu à peu, surtout en chauffant, devient jaune et cristallin (N. W. Fischer **) . — D'après les analyses de Stromeyer (***) le précipité, séché à 100», correspond à la formule Co*05,2Az05-^3K0,Az05-h2H0. 11 se dissout notablement dans l'eau, moins dans une solution d'acétate de potasse neutre ou acidulée d'acide acétique; il ne se dissout pas dans ces solutions additionnées d'azotite de potasse, pas davantage dans une solution d'azotite de potasse, et pas du tout dans l'alcool à 80 p. c. — Si on le lave avec de

{*) Zeitêchr. f. analyt. Chem., III, 390.

n Pogg. Ann., LXXII, 477. *

r*) Ânn. d. Chem, u. Pharm., XCYI, 218.

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l'eau ou avec une dissolution d'acétate de potasse, il dégage constamment un peu debioxyde d'azote, ce qui n'a pas lieu, si l'on ajoute un peu d'azotite de potasse au liquide laveur. La combinaison est difficilement décomposée par la lessive de potasse, mais facilement par la lessive de soude ou l'eau de baryte : il se sépare de l'oxyde de cobalt hydraté brun. En humectant avec de l'acide sulfurique nionohydraté et chauffant au rouge (en ajoutant à* la tin un peu de carbonate d'ammoniaque) on obtient 2(CoO,S05)-|-3(KO,SO') : toutefois il est assez difficile de chasser tout l'excès d'acide sans en même temps décomposer un peu du sulfate de protoxyde de cobalt. L'azotite double de cobalt et de potasse se dissout dans l'acide chlorhydrique et la lessive de potasse précipite de la dissolution tout le cobalt à l'état d'hydrate de protoxyde, parfois d'oxyde salin.

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