‹ Traité d'analyse chimique quantitativeChapitre 199 sur 304 · OXYDE DE MERCURE · texte numérisé non relu

OXYDE DE MERCURE

fer il laut le peroxyder ; il faut aussi éliminer d'abord les métaux dont les chromâtes soiit insolubles (H. Schwarz) (*).

c. On précipite le plomb d'après 1 . a., on lave le carbonate de plomb (dont la composition importe peu ici), on le dissout dans un volume connu d'acide azotique normal (§ tl5), on ajoute une dissolution neutre de sulfate de soude, qui précipite le plomb à l'état de sulfate et donne une quantité équivalente d'azotate de soude, on dose avec la potasse normale l'acide azotique encore libre, et on obtient par la différence avec le volume primitif d'acide la proportion de ce dernier combiné à l'oxyde de plomb. 1 C.C. d'acide azotique normal correspond à 0«',i055 de plomb. — On peut aussi déterminer la quantité d'acide azotique libre, en ajoutant à la liqueur, placée sur un fond noir, une solution normale de carbonate de soude (53,04 grammes de sel anhydre dans un litre jusqu'à ce qu'on puisse saisir un léger trouble permanent : on retranchera les C.C. de la solution de carbonate de soude, du nombre des G.G. de la solution normale d'acide azotique. — Les résultats sont bons. (F. Mohr.)

a. Dissolution. Le protoxyde de mercure et la plupart de ses composés peuvent se dissoudre à l'aide de l'acide azotique étendu. 11 ne faut pas faire agir la chaleur, car il faut éviter tout ce qui pourrait peroxyder le protoxyde.— S'il ne s'agit que de mettre le mercure en dissolution, il vaut mieux chauffer la substance avec de l'acide azotique, laisser l'action se produire assez longtemps, ajouter goutte à goutte un peu d'acide chlorhydr^que et laisser digérer à une douce chaleur, jusqu'à ce qu'on* ait une dissolution limpide, qui contient tout le mercure à l'état de peroxyde et de perchlorure. Il faut • éviter avec soin de chauffer la dissolution jusqu'à l'ébullition ou de l'évaporer, parce qu!il y aurait du bichlorure entraîné par la vapeur d'eau. . ' . . , . , .

- b. Dosage. — Si l'on ne parvient pas à faire la dissolution de telle façon qu'elle soit complètement exempte de peroxyde, et si dès lors on est forcé de transformer tout le mercure en bioxyde, on dose ce dernier d'après le § i iâ; mais si l'on a préparé une dissolution pure de protoxyde, on peut déterminer la quantité de ce dernier en se basant sur l'insolubilité du protochlorure de mercure et faire usage des pesées ou des liqueurs titrées. Le procédé décrit au § i i 8. 1 . a. pour doser le mercure peut naturellement s'appliquer aussi aux composés de protoxyde.

i. Dosage à V état de protochlorure.

A la dissolution fortement étendue et froide on ajoute une dissolution de chlorure de sodium tant qu'il se forme encore un précipité, on laisse celui-ci déposer, on le recueille sur un filtre pesé, on sèche à 100<> et on

0 IHngLpolyt.Joum.,CLJilli,iSA.

270 CHAPITRE lY. — DÉTERMINATION DU POIDS DES CORPS, [§ 117

pèse. Caractères du précipité § 84. Résultats exacts. — Si la dissolution de protoxyde de mercure renferme beaucoup d*acide azotique libre, on commence par en neutraliser la plus grande partie avec du carbonate de soude.

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