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Adde molybdiqne

Dans les analyses on transforme l'acide molybdique en oxyde de molybdène, ou en molybdate de plomb, ou enfin en bisulfure de molybdène.

a. Au point de vue analytique on peut réduire en oxyde (MoO*)par un courant d'hydrogène et à chaud l'acide molybdique (MoO*) pur ou le molybdate d'ammoniaque. On opère dans une petite nacelle en porcelaine, placée dans un tube en verre plus large ou dans un creuset de platine ou de porcelaine dont le couvercle est troué (§ t08. 2., fig. 79). On chauffe jusqu'à ce que le poids ne change plus. La température ne doit pas dépasser le rouge faible, sans quoi l'oxyde pourrait se réduire en partie à l'état métalhque. Avec le molybdate d'ammoniaque il faut chauffer très-lentement, très-doucement au commencement, parce qu'il

n Ann. der Chem, und Pharm., XCIV, 219.

318 CHAPITRE IV. — DÉTERMINATION DU POIDS DES CORPS. [g 128

se forme de Técume. — Si Ton a un tube en platine, ii vaut mieux y chauffer au roùge avec la lampe à gaz Facide molybdique dans un courant lent d'hydrogène, et cela pendant 2 ou 5 heures. On obtient ainsi le métal pur. Quand on transforme en oxyde, le résidu dans le creuset n'est pas toujours homogène, mais gris en-dessous et brun à la partie supérieure [Rammehherg (*)].

b. Dans les dissolutions alcalines, le mieux est de précipiter Tacide molybdique avec une dissolution neutre d'azotate de protoxyde de mercure, après avoir neutralisé avec de l'acide azotique l'alcali libre dans la dissolution étendue et avoir chassé l'acide carbonique qui aurait pu être mis en liberté. Le précipité, jaune, tout d'abord volumineux, se dépose au bout de quelques heures : il est insoluble dans ie liquide contenant un excès d'azotate de protoxyde de mercure. On ramasse le précipité sur un filtre, on le lave avec une solution étendue d'azotate de protoxyde de mercure, parce qu'il est un peu soluble dans l'eau pure. On enlève, autant que possible, tout le précipité du fillre et on y détermine la quantité de molybdène d'après a. (H, Rosé) : ou bien on le mélange, ainsi que les cendres du filtre, avec un poids connu d'oxyde de plomb calciné, on chauffe au rouge jusqu'à ce que tout le mercure soit chassé, on ajoute de l'acétate d'ammoniaque, on calcine de nouveau au rouge et on pèse. Tout le poids qui excède la quantité d'oxyde de plomb donne la quantité d'acide molybdique [Seligsohn (**)] .

c. Chatard (***) propose de doser l'acide molybdique dans les solutions de ses sels alcalins, en ajoutant au liquide bouillant un léger excès d'acétate de plomb et en faisant bouillir quelques minutes. Le précipité d'abord laiteux devient grenu, se dépose facilement et se laisse facilement laver. Après dessiccation on le sépare autant que possible du filtre, on le calcine et on en déduit le molybdène d'après la formule PbO,MoO'. — La méthode ne peyt s'appliquer qu'avec des dissolutions de molybdates alcalins purs.

d. La précipitation du molybdène à l'état de sulfure est toujours une opération ennuyeuse. On sature la dissolution acide avec de l'acide suifhydrique, on chauffe et on filtre, mais ordinairement la liqueur filtrée et l'eau de lavage sont encore colorées. Il faut alors les chauffer de nouveau, leur ajouter de l'acide sulfhydrique et recommencer jusqu'à ce que les liquides soient presque incolores. — La précipitation réussit mieux en dissolvant le sulfure de molybdène dans un excès relativement grand de suif hydrate d'ammoniaque et en le précipitant denou veau avec l'acide chlorhydrique quand la liqueur est devenue jaune rougeâtre. Zenker {****) conseille de faire alors bouillir jusqu'à ce qu'on ait chassé l'acide sulfhydrique et de kver avec de l'eau chaude, qu'on acidulera au commencement. — 11 est prudent encore de traiter par l'acide sulfhydrique le liquide filtré et les eaux de lavage, et de les laisser

0 Pogg. Ann., CXXVII, 281. — Zeiischr, f. analyt. Ctiem., V, 203.

C*) Joum. f. prackt. Chem., LXVII, 472.

O Sill. Amer. Joum. (3), I, 416.

(****) Joum. f. prackt. Chem., LVIII, 259.

g 129-130] ACIDE CHROMIQUE. 319

longtemps reposer afin d'être certain que tout le molybdène est bien précipité. — On rassemble le sulfure brun de molybdène sur un filtre pesé, et dans une portion du précipité dont on prend le poids, on'dose la quantité de molybdène en le chauffant, comme en a., dans un courant d'hydrogène. Le sulfure brun passe alors à Tétat de sulfure gris (MoS«) (H. Rose).

e. Suivant Pisani (*) on peut doser volumétriquement Tacide molybdique en le faisant digérer avec de Tacide chlorhydrique et du zinc jusqu'à dissolution de l'excès de zinc et du précipité qui se formerait par suite du manque de la quantité convenable d'acide chlorhydrique : on a ainsi une solution chlorhydrique de sesquioxyde de molybdène que l'on transforme en solution d'acide molybdique dans l'acide chlorhydrique à l'aide d'une solution titrée de permanganate de potasse. La couleur brune des liqueurs passe d'abord au vert, puis la coloration disparait. Rammehberg (**) a confirmé les données de Pisani.

II. DOSAGE EN POIDS DES ACIDES DANS LES COMPOSÉS QUI NE RENFERMENT QU'UN ACIDE LIBRE OU COMBINÉ ET LEUR SÉPARATION D'AVEC LES BASES

Première section. — Acide arsénieux, acide arsénique, acide chromique (acide sélénieux, acide sulfureux, acide hyposulfureux, acide iodique).

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