DOSAGE DU CHLORE A L'ETAT LIBRE
a est le petit ballon duquel le chlore se dégage par TébuUition de la substance avec de Tacide chlorhydrique : il est r4uni au tube h au moyen d'un tube en caoutchouc non sulfuré ou débarrassé de son soufre par ébuUition dans une lessive de potasse étendue et un lavage complet. Le tube mince c, soudé à la boule de h et traversant un bouchon en caoutchouc désulfuré ^ conduit le gaz dans un tube en U à boules d, qui contient la dissolution d'iodure de potassium et communique lui-même, pour plus de sûreté, à un se^ cond tube en U semblable. Ces deux tubes en U sont placés dans un vase à précipité rempli d'eau. — L'appareil est monté de façon qu'il ne peut pas y avoir d'absorption, que la solution d'iodure reste froide et que le chlore est complètement arrêté. — Lorsqu'après une ébullition prolongée toutle chlore a été chassé, on vide deie dans un vase à précipité et l'on titre avec l'hyposulfîte de soude (§ 146).
^. Méthode par les pesées.
On ajoute au liquide dans lequel on veut doser le chlore et qui doit être parfaitement exempt d'acide sulfurique, par exemple dans 30 grammes d'eau de chlore, un léger excès d'hyposulfite de soude, soit 0«%5. Le tout est dans un vase en verre fermé à l'éméri, que l'on bouche et qu'on chauffe un instant. L'odeur du chlore disparaît. On porte alors à l'ébullition avec un léger excès d'acide chlorhydrique pour achever la décomposition complète de l'hyposulfite de soude, on filtre et dans le hquide filtré on dose l'acide sulfurique avec la baryte (§ i3t) ; 1 équivalent d'acide sulfurique correspond à 2 équivalents de chlore (Tfic&e*).
Si dans un liquide il y a de V acide chlorhydrique ou un chlorure métallique avec du chlore libre, on dosera le chlore libre en présence du chlore combiné delà façon suivante : A une portion pesée du liquide on ajoute un excès d'une dissolution aqueuse d'acide sulfureux, au bout de quelque temps on ajoute de l'acide azotique, puis un peu de chromate de potasse pour décomposer l'excès d'acide sulfureux, et l'on précipite tout le chlore à l'état de chlorure d'argent. Ensuite dans une seconde portion pesée oadose le chlore libre à l'aide de l'iodure de potassium ; la différence donne la quantité de chlore combiné (**).
On voit, par la facilité et la rigueur avec lesquelles le chlore libre se dose par la méthode de Bunsen, que tous les oxydes et les peroxydes, qui peuvent dégager du chlore quand on les chauffe avec de l'acide chlorhydrique, pourront être analysés en les chauffant avec de l'acide chlorhydrique et en mesurant la quantité de chlore qui se dégage.
Nous renvoyons au § i4t. 1. pour la manière de conduire l'opération.
(*) Ann, d. Chem. u. Pharm., XCIX, 89.
p) Si l'on verse directement du nitrate d'argent dans de l'eau de chlore, on n'obtient que les 5/6 du chlore à l'état de chlorure d'argent : 6C1 + 6AgO = SAgCl -+- AgO.ClO* {H. Rose, Weltzien, Ânn. d. Chem. u. Pharm,, XCI, 45). Si à l'eau de chlore on ajoute de l'ammoniaque, il se fait d'abord du chlorhydrate d'ammoniaque et de l'hypochlorite d'ammoniaque, qui se décompose peu à peu en azote et chlorhydrate d'ammoniaque : il se forme en outre aussi un peu de chlorate d'ammoniaque {Schœnbein, Journ. f* prack. Chem., LXXXIV, 586).
FRESENIUS. ANAL. QUARTIT. 4* ÉDIT, 26
402 CHAPITRE lY. — DÉTERMINATION DU POIDS DES CORPS. [g 143