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Adde bromhydrlqiie

I Dosage.

a. Métiiode en poids,

a. A Vétat de bromure d: argent. — Si Ton a de l'acide bromhydrique libre dans une dissolution exempte d'acide chlorhydrique ou de chlorure métallique, on précipite par l'azotate d'argent et Ton opère en tout comme pour l'acide chlorhydrique (§ I4i). Caractères du bromure d'argent, § »4. 2. — Résultats tout à fait exacts.

b. Méthodes volumétriques.

Gomme l'acide chlorhydrique et le chlore dans les chlorures alcalins , le brome peut se doser dans les composés analogues au moyen de la solution titrée d'argent (§141. I. b. a.), par la solution d'argent et Yiodure d'amidon (§ 144. 1. b. p.), et par la méthode alcalimétrique (§ 141. 1. b. 8). Mais ces moyens sont rarement employés, parce qu'çn ne peut les appliquer que lorsqu'il n'y a ni acide chlorhydrique, ni chlorures métalliques.

Bien que les procédés suivants laissent beaucoup à désirer sous le rapport de la rigueur des résultats, nous les indiquons cependant parce qu'ils sont bons surtout pour évaluer de petites quantités de brome, dans des liqueurs qui renfermept des chlorures (*).

b. Avec Veau de chlore et le chloroforme^ suivant A. Reimann (**). — La méthode repose sur ce que le chlore chasse le brome des bromures métalliques, puis ensuite se combine avec lui pour former du chlorure de brome, et en outre sur cette remsirque que le brome donne au chloroforme une coloration qui varie du jaune à Torangé, tandis que le chlorure de brome ne lui communique qu'une teinte jaune pMe. La liqueur renfermant en dissolution neutre le bromure alcalin est contenue dans un vase en verre, qu'on peut fermer avec un bouchon à l'émeri : on y ajoute une goutte de chloroforme grosse comme une noisette ; on y verse à l'aide d'une burette , enveloppée d'un papier noir pour empêcher l'action de la lumière, de Teau de chlore d'une force connue. Par l'agitation le chloroforme devient jaune, une nouvelle addition de chlore le rend orangé , puis de nouveau jaune , et enfin, quand pour 1 équivalent de brome 2 équivalents de chlore ont été employés, la couleur devient blanc jaunâtre (KBr-|-2Cl=KCI-hBrCl). Il est difficile de reconnaître la fin de l'opération. On y arrive plus facilement en plaçant le vase sur un papier blanc et en comparant la couleur du chloroforme à celle d'une dissolution étendue de chromate neutre de potasse, à laquelle on donne la teinte convenable. L'eau de chlore doit avoir une concentration proportionnée à la quantité de brome à doser. On la choisit de façon à en

(•) Voir aussi le § 169.

(**) Ann. der Qhem. und Pharm.t CXV, 140.

§ 143J ACIDE BROMHYDRIQUE. 403

employer environ 100 G.G. On détermine la proportion de chlore avec Tiodure de potassium et Thyposulfite de soude (§ i4S. 1.). — La méthode est surtout convenable pour doser de petites quantités de brome dans des eaux-mères. Les résultats sont très-approchés, par exemple : 0,0180 au lieu de 0,0185, — 0,055 au lieu de 0,059, — 0,0112 au lieu de 0,010, etc. - Si les liquides renferment des matières organiques, on évapore le liquide rendu alcalin avec de la soude caustique, on calcine le résidu au rouge dans une capsule en argent, on reprend par de Teau, on neutralise avec de l'acide chlorhydrique et on fait le dosage.

c. Avec de l'eau de chlore à chaud, suivant Figuier (*). — Le point de départ de ce procédé, c'est que 1 équivalent de chlore met en liberté 1 équivalent de brome dans une dissolution d'un bromure, et que le brome colore le liquide en jaune, mais que cette coloration disparaît par l'ébuUition, en sorte que la liqueur d'abord jaune redevient incolore.

On emploie le chlore en dissolution aqueuse étendue. On en prend le titre de suite avant d'en faire usage, en la faisant agir sur une dissolution en proportion connue de bromure de potassium acidulée par quelques gouttes d'acide clilorhydrique (ou plus simplement avec l'iodure de potassium et l'hyposulfite de soude, § t4t. 1.), puis on la fait agir immédiatement sur les eaux-mères. On chauffe celles-ci presque à Fébullition dans un ballon, on verse de l'eau de chlore d'une burette enveloppée de papier noir, on chauffe le liquide pendant 5 minutes, ce qui doit produire la décoloration. On laisse refroidir 2 minutes, on reverse de l'eau de chlore et on continue ainsi jusqu'à ce qu'une nouvelle addition d'eau de chlore ne produise plus de coloration. — Si les essais durent plusieurs heures, on prend de nouveau le titre de l'eau de chlore et on calcule d'après une moyenne. — Les liquides alcalins doivent être acidulés légèrement avec l'acide chlorhydrique. Il ne faut pas qu'il y ait de protoxyde de fer, de protoxyde de manganèse, d'iode ou de matières organiques. Si l'on avait des eaux-mères colorées en jaune par des substances organiques, il faudrait les évaporer à siccité, chauffer légèrement au rouge le résidu, le traiter par l'eau et filtrer. Pendant l'évaporation à siccité il faut ajouter du carbonate de soude, parce que le chlorure et le bromure de magnésium laissent dégager de l'acide chlorhydrique et de l'acide bromhydrique.

J'ai reconnu que la méthode réussit le mieux quand on chauffe la lessive dans un ballon fermé par un bouchon percé de trois trous. Par l'un d'eux on fait arriver un courant d'acide carbonique jusqu'au fond du ballon, par le second on fait passer la longue pointe effilée de la burette contenant l'eau de chlore, et par le troisième sort le courant d'acide carbonique entraînant le brome mis en liberté. On opère en maintenant une douce ébulUtion. L'analyse ainsi conduite se fait relativement vite, et les résultats peuvent en être acceptés.

d. Méthode colorimétrique de Heine {**). — On met le brome en liberté au

0 Ann. de phyiique et de chimie, XXXIII, 303. Cette méthode se recommande pour l'analyse des eaux-méres.

(**) Journ. f. prackt. Chem., XXXVI, 184. — A recommander pour le dosage du brome dans les caux-méres.

404 CHAPITRE lY. — DÉTERMINATION DU POIDS DES CORPS. [g 144

moyen du chlore, on le reprend par Téther et Ton compare la teinte du liquide brome à celle d*une solution éthérée de brome d'un titre connu. Fehling (*), qui a essayé ce procédé, Ta trouTé exact. Il faut connaître à peu près la richesse en brome du liquide à essayer. Gomme les eaux analysées par Fehling contenaient au plus 0*',02 de brome dans 60 gram., il préparait 10 liqueurs d'essai contenant de 0'',002 à 0^,020 de brome, en ajoutant à 60 grammes d'une dissolution saturée de sel marin des quantités croissantes de bromure de potassium. Ou ajoutait ensuite un volume égal d'éther, puis de Teau de chlore jusqu'à ce que la couleur de l'éther ne devienne pas plus foncée. (Comme il est de la plus haute importance qu'on atteigne juste le point voulu, et que trop ou trop peu de chlore donne un liquide moins foncé, Fehling préparait 3 liqueurs d'essai pour chaque proportion et choisissait ceUe qui paraissait la plus foncée.) — On prend maintenant 60 C.C. de l'eaumère à essayer, on y ajoute la même quantité d'éther que dans le Liquide auquel on comparera, puis de l'eau de chlore. Il faut répéter plusieurs fois chaque essai. 11 faut éviter l'action directe des rayons du soleil et opérer rapidement. — On pourrait remplacer avec avantage l'éther par le chloroforme ou le sulfure de carbone. C'est ainsi qu'opère Caignet, Il remplace l'eau de chlore par l'hypochlorite de soude et enlève de temps en temps le sulfure de carbone coloré pour saisir mieux la fin de l'opération.

n. SÉPARATION DU BROME d'aVEC LES MÉTAUX.

On analyse les bromures métalliques absolument comme les chlorures correspondants ; on fera usage des méthodes indiquées pour le chlore depuis a. jusqu'à d. On décomposera les bromures par l'acide sulfurique (§141. II. d.) dans des creusets en porcelaine et non pas en platine, ceux-ci étant attaqués par le brome libre. D ne faut pas oublier que tous les bromures ne sont pas complètement décomposés par l'acide sulfurique : cela arrive surtout pour le perbromure de mercure. En évaporant les bromures métalliques solubles avec de l'acide chlorhydrique et un excès d'eau de chlore, on peut les transformer en chlorures : mais on ne peut appliquer ce moyen qu'aux composés pour lesquels on n'a pas à craindre la volatilisa-* tion du chlorure avec la vapeur d'eau : ainsi on ne pourra pas s'en servir pour les bromures de mercure.

Appendice : Dosage du brome libre.

Si l'on a du brome en dissolution aqueuse ou qui se dégage à l'état de vapeurs, on le fait agir sur une dissolution d'iodure de potassium en excès. Chaque équivalent de brome met en liberté un équivalent d'iode, que l'on dose au moyen de l'hyposulfite de soude (§ 146). Voir au § 14». 1. la façon la plus convenable de faire agir le brome sur l'iodure de potassium.

(*) /otint. f, prackt, CA«mi., XLV, 268.

g 145] ACIDE lODUYDRIQUE. 405

Le dosage du brome libre en présence de l'acide bronihydrique ou d'un bromure se fait comme celui du chlore à côté de l'acide chlorhydrique. (Voir

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