DESSICCATION
On met la substance à dessécher dans le tube c et celui-ci datis la petile boite (/îj). '35), dont on porte l'eau à l'ébuUilion avec la lampe à gaz ou à
Fig. 51. Fig. 55.
alcool, d étant rempli d'eau, on relie c avec le ballon a au moyen du bouchon g, et avec le vase d à l'aide du lube en caoutchouc f. En ouvrant le robinet e pour laisser couler l'eau, l'air entre par le tube 6, se dessèche en traversant l'acide sulfurique et passe bien sec sur la substance chauffée en «. On pèse ce dernier tube avec le corps qu'il renferrap au commencement, et on continue la dessiccation jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de perle de poids. Si l'on possède une pompe aérohydrique (g 4»), on la substitue à l'aspirateur. — Comme le courant d'air froid empêche la substance d'atteindre ei\ c la température de 100'*, il est quelquefois préférable de remplacer l'eau de la petite caisse par une dissolution saturée de sel marin.
Ce dernier moyen dessèche les substances le plus promplement ; cependant on ne saurait l'appliquer à celles qui fondent ou se concrètenl à 100".
Cet appareil est plutôt destiné à dessécher une substance qu'à doser la quantité d'eau qu'elle renferme, parce que l'action prolongée de l'eau bouillante sur le lube de verre en diminue un peu le poids. Cet effet est plus ou moins prononcé suivant les diverses espèces de verre.
e. Corps qui ne perdent leur eau à 1 00" qu'incomptétemenl ou au bout d'un lempt Irù-long, mais qui se décomposent au rouge.
Pour dessécher de pareilles substances, on fait usage du bain d'huile ou d'air, ou aussi des disques dessiccateurs, et oi) les sècbe entre 110 et 120°, ou à une plus haute température, avec ou sans courant d'air, tantôt dans le vide, tantôt dans une atmosphère d'acide carbonique à faible pression.
Les figures 36 et 37 représentent des bains d'air d'une construction facile, le premier pour sécher à la fois plusieurs substances, le dernier pour a'opérer que sur une seule.
ai, dans la figure 36, est une boîte faite avec du cuivre fort, soudé au laiton, de 15 à 90 centimètres de largeur et de profondeur, et d'une hauteur correspondante. Par l'ouverture c on introduit, au moyen d'un bouchon.
43 CilAPlTRB I. — DES OPÉRATIONS. [g 39
un thermomètre dont la boule est au centre de la caisse; e est un support en fils métalliques sur lequel on dépose la substance mise dans des veirse
tenant la suDSiance. La Douie au F,g, 37. thermomètre doit être autant que
possible rapprochée du creuset, sans cependant toucher le triangle. On cliaulTe avec la lampe à gaz ou à alcool. Quand l'appareil est assez refroidi pour qu'où puisse le loucher, on
0 Si l'on emploie comme i
s 39j DESSICCATION. 40
eolève le couvercte, on retire le creuset el on le place sous le dessiccateur
jusqu'au moment de faire la
pesée.
Le bain d'air de la figure 38 sert à dessécher les substances dans un tube à boule, en employant en même temps un courant d'air sec. Il est en tdle et a la forme d'une boite. Les dimensions suivantes remplis sent parfaitement le but; n6=20, ac=li, ad=ii,ef =11, eg=6 centimètres. Le diamètre des petits ajutages latéraux est de 16 millimètres.
La boule du thermomètre est descendue de manière à loucher latéralement le tube à boule et à se trouver à la même hauteur que lui ; pour cela l'ouverture h ne doit pas être tout à fait au milieu de la pavoi, mais d'environ 1 centimèlre'plus sur le cAté. — Dans cet appareil , on peut facilement atteindre une températuie de 300 à S60*>. — Pour produire le courant d'air sec.
on réunit l'un des bouts du tube à boule avec un aspirateur, comme celui de la figure 31, ou avec une pompe aèrobfdrique(§ 4V), l'autre avec un tube plein de chlorure de calcium ou avec un flacon contenant de l'acide sulfuriqué concentré (/îg. 34, a), et on laisse couler l'eau d'abord assez
rapidement, puis ensuite plus ^'K' ^^■
lentement, ii'il faut peser te tube avec la substance desséchée, on le laisse rerroidir en continuant le courant d'air sec.
bans le bain d'air de la Qg. 39, la dessiccation s'eiïectue en faisant alternativement le vide et laissant rentrer de Tair sec.
a est un vase en cuivre fort, soudé au laiton et muni de deui ouvertures,
Xtmp. n. Schonr a mndiné encore celte disposition. [ZtilKhr. f. aitalsl- Ciïin, H. S13.) — Le régulateur de ScluribUr iZeiUchr. {. artal^t. Chi™. Vit. 88) est plus certain din» ses tV«a, snrtaul s'il (iriTe dei chanaements bruiques dam la pression du gai, parce qu'il npow Kur l'emploi d'un éleotro-aimanl; mai* il est caïupliquè dans sa
BO CUAPITHE I. - DES OPÊBATIONS. (g 50
fr est unpelit tube dans leipiel on met la substance, c un thermomètre, d un tube à chlorure de calcium, e une petite pompe pneumatique.
Pour opérer, on chauffe a au degré voulu, puis on fait le vide en fret en rf. Au bout de quelques minutes, on ouvre le rohiiiel / pour laisser entrer l'air qui se desséche en passant sur le chlorure de calcium; on fait de nouveau
le vide, on laisse xenlrer l'air et ainsi de suile jusqu'à ce qu'on n'aperçoive plus le moindre dépdl d'humidité dans le tube g quand on le refroidit, en Tenlaurant d'un peu de colon imbibé d'éther.
Comme hain d'huile, on se sert de l'éluve en cuivre de la Dgure 31 , et on remplit l'enveloppe externe aux 2/5 avec de l'huile de navette épurée. — On estime la température au moyen d'un thermomètre introduit à l'aide d'un bouchon dans l'oriAce a et de fagon que le réservoir, plongeant presque jusqu'au fond, soit tout entier dans l'huile. — Comme l'huile chaufTée dé7 gage une odeur désagréable et incommode, je la remplace souvent par de la paraffîne, que l'on peut maintenant se procurer à bon marché. — Le bain d'air de la figure 34 peut aussi servir de bain d'huile. Si dans ce cas la substance doit, après dessiccation, élre pesée dans un petit (ube, on choisit pour celui-ci un tube plus court qu'on introduit facilement dans celui qui plonge dans l'huile.
Certaines substances organiques, séchées h une haute température, subissent des changements sous l'action de l'oiygène de l'air atmosphérique
gWJ , DESSICCATION. 51
(f Fr. Rockleder, Journ. fur prakl. Chem., LXVI, 908). Il faut dans ce cas éiiter l« contact de l'oiygène.
Les figures M et 41 représentent des appareils consirnits pour cet usage par Bochleder. Le premier peut être employé avec avantage pour sécher dans uniM)ur3Tit d'air sec. — Dans le second, la dessiccalion se fait dans un gaz sous une faible pression. Dans la figure 40, li est un cylindre en (ui»re de 18 cenlimèlres de haut et de SMDlimétres de large, qui wnlient de l'huile ou de la paraffine : on y maintient plongé d'une façon convenable un vase en verre ou en fer renfermant du mercure. Dans ce dernier plongent un thermomètre et un tube de lerre G dans lequel on met la substance à dessécher. Par^ on fait arriver le courant de gai (air, acide carbonique, hydrogène, etc.) djDS lequel doit se faire l'opération, et le gaz sort par a, tube qui au besoin peut être mis en cftmmunicalion avec un lube à cblorure de caliium taré. Pour éviter que le courant de pli soulève la matière souvent pulvérulente, son extrémité est recourbée vers le haut. — Le mercure en A fait que le tube G est toujours pj^ ^o
propre et sec quand on l'enlève. — Dans la
Iisure41, le robinet H est vissé en a sur la pompe pneumatique : en b l'appareil est mis en communication, au moyen d'un lube en caoutchouc, avec un sacen caoutchouc (ou une vessie) rempli d'acide carbonique. B est un
l»in d'huile dont h température est donnée par un thermomètre. Pans ce ^in plonge un vase en verre S à forte paroi, à large ouverture, destiné k ''ccecoir la substance contenue elle-même dans un tube de verre fermé par un bout. En faisant le vide quand le robinet H' est fermé, H ouvert, on flilève l'air en S : en ouvrant If quand H est fermé, l'appareil se remplit d'acide carbonique sec. On ferme alors H' et on fait le vide. On chauffe le
bain d'hoile à la température voulue, et de temps en temps en ouvrant H' on laisse arriver de l'acide carbonique. On terme H', on fait le vide pour enlever le gaz humide, et au bout d'une heure la dessiccation est complète.
Pour les recherches de chimie industrielle ou agricole, dans lesquelles il faut souvent sécher en même temps à une assez haute température plusieurs essais, j'emploie le diique detticcatear IJig. 42) que j'ai imaginé.
C'est un disque en fonte soutenu par trois pieds; il a 31 centimètres de diamètre et 37 millîroèlres d'épaisseur. Sa masse est donc assez considérable ; il pèse environ 8 kilogrammes. Il s'échauffe très-régulièrement et peut atteindre facilement une température voulue. Dans le disque sont creusées à égale distance du centre six cavités cylindriques bien polies à l'intérieur, et dans lesquelles peuvent entrer facilement des pelitspoélonsen laiton, ayant à l'ifllérieur 55 milliinètres de diamètre et 18 millimèlres de profondeur. Chacun d'eux porte un petit manclie tourné vers la périphérie du disque et logé dans une petite écliancrure ; sur chaque manche estun numérodel à6.
qui se répète sur le disque en face des cavités, en sorte que chaque poêlon occupera toujours la même place. Les milieux des cavités sont à 6. 5 centimètres du centre du disque, et les bords de$ poêlons sont au niveau de la surface; cinq des récipients sont pour recevoir les essais (minerais, organes de végétaux, etc.), le sixième est pour le thermomètre. A cet effet, dans ce poêlon est un cercle en laiton qui dépasse les bords au-dessus de la surface d'environ 3 centimètres ; on le remplit de limaille de cuivre ou de laiton, au mi- '^' lieu de laquelle on plonge le thermo-
mètre, de façon que la boule louche le fond. — On fait agir la source de chaleur au-dessous du centre du disque.
f. Corpt qui fit tubiiHnl pa* de changement au rouge, par exemple : sulfate de baryte, potasse, etc. Rien de plus facile que de les débarrasserdelmr humidité. On les place dans un creuset en platine ou en porcelaine et on les