Méthode fondée sur les propriétés des azotites
Le protoxyde de cobalt d'avec le protoxyde de nickel et aussi le protoxyde de manganèse et l'oxyde de zinc. — La séparation du cobalt à l'état d'azotite double de cobalt et de potasse, qui fut employée d'abord par Fischer (****) et plus tard par A. Stromeyer (*****), par Genth et
(*) Pogg. Ann., LXXI, m^. — Handb. d, analyt. Chem., 6« éd., II, 143.
(**) ZeiUchr. f. analyt. Chem,, V, 84.
(***) Pogg. Ann., CX, 413.
[****) Pogg. Ann.» LXXII, 477.
<***") Ann. d, Chem. u. Pharm., CXVI, 218.
406 CHAPITRE \. ^ SÉPARATION DES CORPS. g 160
Gibhs (*), par H. Rou (**), par F. Gamhe (^ et par moi, <k>nne des résultats tout à fait satisfaisants, qu'il s'agisse de séparer de grandes quantités de cobalt de peu de nickel ou peu de cobalt de beaucoup de nickel; le procédé est surtout bon dans ce dernier cas. Il faut cependant, pour bien réussir, qu'il n'y ait ni baryte, ni chaux, ni strontiane, sans quoi il y aurait aussi du nickel précipité sous forme d'aiotite triple de nickel, de potasse et de baryte, etc. (Kûnul^ O.L, Emmann (****)). La meilleure manière d'opérer est la suivante. On commence par concentrer fortement la dissolution des oxydes, d'où l'on aura d'abord enlevé le fer, s'il y en a, puis on neutralise avec de rhy<lrate de potasse presque tout l'excès d'acide libre, s'il est considérable. On verserait de l'acide acétique pour redissoudre le précipité floconneux qu*un excès de potasse aurait pu produire et pour rendre le liquide un peu acide. On ajoute alors une suffisante quantité d'une dissolution concentrée d'azotite de potasse, neutralisée préalablement avec de l'acide acétique et débarrassée par filtration des flocons de silice et d'alumine qui pourraient s*y être formés. On laisse reposer 24 heures dans un lieu chaud : on prend avec une pipette un essai du liquide clair, qu'on additionne de nouveau d'azotite de potasse, et on attend assez longtemps pour voir s'il se forme encore un précipité. Si cela n'arrive pas, c'est que la précipitation est complète ; dans le cas contraire, on reverse l'essai dans la dissolution principale, on ajoute à celle-ci une nouvelle quantité d'azotite de potasse et on l'essiiye de même après un long repos. Ce n'est qu'ainsi qu'on peut être assuré que tout le cobalt est précipité. On filtre enfin et on traite le précipité suivant le § i I i . 1 . d. — On fait bouillir le liquide filtré avec de l'acide chlorhydrique en excès, on précipite avec la lessive de potasse, on redissout le précipité dans l'acide chlorhydrique, on précipite le nickel à l'état de sulfure, d'après la page 224. 7., et l'on transforme le sulfure en protoxyde de nickel ou en nickel métallique. 11 n'y a que ce moyen de le retirer pur d'un liquide renfermant beaucoup de «els alcalins et aussi de l'alumine et de la silice.