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Méthode fondée sur remploi du sulfhydrate d'ammoniaque

Le liquide étant dans un ballon et additionné de sel ammoniac, puis d*am- il^ moniaque jusqu'à ce qu'il commence à se faire un précipité, on y verse du sulfhydrate d'ammoniaque jaune, on remplit presque complètement le ballon avec de l'eau, on le ferme, on laisse reposer dans un lieu chaud, on sépare par filtration le précipité formé de sulfure de fer, de sulfure de manganèse et d'alumine hydratée, on le lave sans interruption avec de l'eau contenant du sulfhydrate d'ammoniaque. — Dans le liquide filtré on sépare la chaux, la magnésie et les alcalis, comme il est indiqué au n* (113). On dissout le précipité dans l'acide chlorhydrique et on sépare l'alumine d'avec le fer et le manganèse suivant (77) ou (78), puis le fer du manganèse d'après (82) ou (83).

Les procédés suivants sont surtout commodes lorsqu'il n'y a pas de manganèse, ou qu'il y en a fort peu.

4. Méthodes basées sur Vemploi de V ammoniaque, a. Après avoir ajouté une proportion relativement considérable de sel am- 115

(*) S'il fallait doser les. alcalis dans le liquide filtré, on'remplacerait les sels de soude par les sels d'ammoniaque correspondants.

monîac, et en prenant toutes les précautions indiquées an n* (45), on précipite par Tammoniaque ]a dissolution qui doit renfermer tout le fer à l'état de peroxyde. Le précipité renferme tout le peroxyde de fer et toute Talumine. Il peut rester en dissolution des traces très-faibles de cette dernière, si en chauffant on a chassé presque toute, mais non pas toute Tammoniaque libre, et si la dissolution n*est pas trop concentrée et renferme da sel ammoniac en quantité suffisante. Le précipité peut renfermer un peu de chaux, de magnésie et d'oxyde salin de manganèse. Il est donc bon, après avoir lavé le précipité, de le redissoudre dans l'acide chlorhydrique et de répéter cette précipitation de la même manière. De cette façon on a un précipité bien exempt de terres alcalines et aussi de manganèse, s'il y en a peu dans la substance à analyser. Après un lavage complet, on le sèche, on le cliauffe au rouge et on achève comme au n^ (H 3). Si en dissolvant le précipité il restait de la silice, il faudrait la peser et la retrancher. — On concentre le liquide séparé par iiltration de l'alumine et du peroxyde de fer; on y précipite et Ton y dose le manganèse suivant le § iOS. 2., à l'état de sulfure, puis dans le liquide fUtré on détermine les terres alcalines et les alcalis suivant le n" (113). On fait digérer avec de l'acide chlorhydrique étendu le sulfure de manganèse pesé, on fond le résidu qu'il pourrait y avoir avec du bisulfate de potasse et on essaye en traitant par l'eau s'il n'y aurait pas un peu d'alumine dans la dissolution.

116 b. On précipite l'alumine, le peroxyde de fer et la chaux en une seule opération à l'aide de l'ammoniaque, du carbonate et de Toxalate d'ammoniaque, on décante et on filtre. On dissout le précipité dans l'acide chlorhydrique, on ajoute de l'acide tartrique pour empêcher la précipitation du fer et de l'alumine et on sépare la chaux à Tétat d'oxalate avec l'ammoniaque. Dans la dissolution on sépare le fer de l'alumine d'après (77). Dans le premier liquide filtré on sépare la magnésie des alcalis d'après (18). Si dans cette dernière liqueur il y avait de l'acide sulfurique, il faudrait d'abord l'éliminer avec le chlorure de baryum, puis séparer la baryte de la magnésie (29), après qu'on aurait séparé les terres alcalines des alcalis en évaporant a\ec de l'acide oxalique, chauffant au rouge et traitant par l'eau bouillante (Mitscherîich, Leivinsiein) (*). — Comme l'alumine en présence de Toxalàte d'ammoniaque ne se précipite que peu à peu et quand on chauffe {Pisani)^ avant la première filtration il faut avoir soin de laisser digérer quelque temps à chaud; en outre, comme le précipité contient toujours un peu de magnésie, je conseille, après la séparation du peroxyde de fer d'avec l'alumine, d'essayer s'il n'y aurait pas de la magnésie dans le liquide séparé du fer par filtration ainsi que dans l'alumine. — En présence de quantités appréciables de manganèse, la méthode n'est pas applicable.

117 c On précipite avec l'ammoniaque, on laisse digérer assez longtemps à chaud, jusqu'à ce que l'excès d'ammoniaque soit presque complètement chassé; on filtre, on lave avec soin, on calcine, puis on ajoute au précipité, sans le pulvériser, au moins 10 fois son poids de carbonate de soude anhydre ; on couvre le creuset et pendant au moins 3/4 d'heure on chauffe au

(*) Journ. f, prackt. Chem., LXVIII, 99.

chalumeau à gaz ou par tout autre moyen convenable (la lampe à alcool à double courant d'air est insuffisante) jusqu'à ce qu'on ne remarque plus de décomposition du carbonate de soude. On fait bouillir la masse fondue avec de l'eau et un peu de potasse caustique, le mieux dans une capsule en argent, jusqu'à extraction complète, on ajoute quelques gouttes d'aleool, si la couleur verdâtre delà solution décelait la formation de manganate de soude, et on lave le précipité par décantation et filtra tion, d'abord avec de l'eau alcaline, puis avec de l'eau pure. On dissout le précipité dans l'acide chlorhydrique : on chauffe après addition de quelques gouttes d'alcool, pour réduire plus facilement le pérchlorure de manganèse, et enfin avec l'acétate d'ammoniaque on sépare le peroxyde de fer des parties de manganèsey de chaux et de magnésie qui étaient contenues dans le précipité produit par l'ammoniaque : on peut doser ces corps séparément ou réunir le tout à la masse principale. On sépare l'alumine dans la solution alcaline suivant le n" 87 (Richter (*)).

5. Méthode fondée sur la décomposition des azotates, suivant Deville,

Cette méthode suppose que toutes les bases ne sont combinées qu'à l'acide azotique.

On opère d'abord suivant le n** (46). Les vapeurs nitreuses qui se dégagent Ho pendant que l'on chauffe les nitrates ne sont pas un indice de la décomposition totale des azotates dé fer et d'alumine, car ces vapeurs peuvent aussi se former par suite de la transformation de l'azotate de protoxyde de manganèse en peroxyde. On cesse de chauffer lorsqu'il ne se forme plus de ces vapeurs et que la couleur noire que prend la substance est bien uniforme. — Après le traitement par l'azotate d'ammoniaque, on a en dissolution de l'azotate de chaux, de l'azotate de magnésie et des azotates alcahns, et dans le résidu de l'alumine, du peroxyde de fer et du peroxyde de manganèse, et en présence de beaucoup de manganèse, de petites quantités de terres alcalines. (Nous avons déjà dit (71) que, dans certaines circonstances, il pouvait se dissoudre un peu de manganèse : on en trouve des traces dans la magnésie d'avec laquelle on peut les séparer.)

Pour la séparation ultérieure, Deville emploie maintenant un des procédés suivants :

a. On chauffe le précipité avec de l'acide azotique moyennement concentré, jusqu'à ce que le peroxyde de manganèse reste avec sa couleur noire bien nette, tandis que le peroxyde de fer et l'alumine se dissolvent. On calcine le premier et on pèse l'oxyde salin qui reste. On évapore la dissolution dans un creuset en platine, on chauffe au rouge et l'on pèse le mélange de peroxyde de fer et d'alumine (et peut-être un peu d'oxyde salin de manganèse). On en traite une portion d'après le n" (92) et on a ainsi le poids d'alumine. S'il y avait du manganèse on ne pourrait pas déduire le fer par différence. Deville alors évapore la dissolution des chlorures avec de l'acide sulfurique, il chauffe légèrement au rouge et en reprenant par l'eau le

(*) Joum. f. prack. Cfiem., LXIV, 378.

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résidu formé de peroxyde de fer et de sulfate de protoxyde de manganèse, il en retire ce dernier. (Si Ton avait chauffé trop fort, on aurait pu décomposer une partie du sulfate de manganèse ; dans ce cas on humecte le résidu avec un mélange diacide oxalique et d'acide azotique, on ajoute un peu d*acide sulfurique et on recommence Topération.)

b. Dans le liquide filtré on précipite d*abord la chaux par Toxalate d*ammoniaque et on sépare la magnésie d*aTec les alcalis d'après le § tSS. 4.

Cette méthode est surtout convenable en l'absence du manganèse.

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