L'oxyde de cuivre d*avec Toxyde de zinc
a. Bobierre (******) a employé avec succès le procédé suivant pour l'analyse 1 3t) d*un grand nombre d'alliages de cuivre et de zinc. On chauHe pendant au plus 3/4 d'heure au rouge l'alliage placé dans une petite nacelle en porcelaine, introduite dans un tube de porcelaine à travers lequel on fait passer
un rapide courant d'hydrogène. Le zinc part en vapeurs, le cuivre reste. — Si l'alliage cuivre-zinc renferme un peu de plomb (moins de 2 à 5 pour 100), celui-ci se volatilise complètement avec le zinc et se dépose dans le tube de porcelaine en avant de la petite nacelle. Si Talliage contient plus de plomb, il se volatilise en partie, et le reste se trouve dans le cuivre (Burstyn) (*******).
b. La méthode indiquée plus loin (159), proposée par A. W. Hofmann i57 pour Réparer le cuivre du cadmium, convient aussi pour séparer le cuivre d'avec le zinc (faire bouillir les sulfures précipités avec de l'acide sulfurique étendu, qui dissout le sulfure de zinc et laisse le sulfure de cuivre).
G. €. WitUtein (********).
6. L'oxyde de cuivre d'avec le peroxyde de fer. — Le plus an- 138 cien procédé, qu'on emploie pour séparer ces deux oxydes, consiste à les précipiter avec de l'ammoniaque, et à séparer par filtration le peroxyde de
fer d'avec la solution ammoniacale de cuivre. Mais si l'on veut par ce moyen obtenir des résultats exacts, il faut, suivant la quantité de cuivre, recommencer la précipitation deux et même trois fois, en général la recommencer jusqu'à ce que le liquide filtré ne soit plus coloré en bleu d'une façon sensible, autrement le peroxyde de fer retient toujours de l'oxyde de cuivre.
7. L'oxyde de cuivre d'avec le protoxyde de nickeL — Si l'on a lo9 une dissolution azotique, on l'additionne d'acide chlorhydrique, et on l'évapore à siccité ; on dissout les chlorures dans l'eau, on ajoute un poids de crème de tartre pure double de celui présumé des métaux; on chauffe un peu pour favoriser la dissolution, et l'on verse peu à peu une dissolution d'hydrate de potasse dans de l'alcool jusqu'à ce que le précipité d'oxydes hydratés d'abord formé se redissolve. Après refroidissement on ajoute une
C) ZeiUehr. f, MMlyt. Chem,, III, 334.
{**) Dingler'» polyL Journ., CLXXVIl. 296, et ZeiUchr. f, amUyt. Chem., VIU, 25. (**•) Zeittchr. f. analyU Chem., VII, 255. {****) Amené. Ckemiêt., II, 136, (*—) Zeitidw. f. analyt. Chem,» XI, 1.
(—*•) Compt. rend., IXXVI, 224.
C***^) ZeiUchr. f. analyt. Chem., XI, 175.
r****^) Yierteljahrssehr. f. prackt. Pharm., XYII, 461. — Zeitachr. f. analyt, Chem,, VIIL 202.
' dissolution de sucre de raisin pur, et Ton fait bouillir une ou deux minutes. Le cuivre se dépose à Tétat de protoxyde. Après s'être assuré que la précipitation est complète en ajoutant une goutte de la solution de sucre an liquide clair, on filtre et Ton dose le cuivre, soit en le calcinant, en traitant par Tacide azotique et calcinant de nouveau pour le ramener à Tétat de bioxyde, soit en le transformant en sulfure (§ i m. 3. c), soit enfin par un procédé volumétrique avec des liqueurs titrées (§ tt9. 4. e.). On évapore à siccité le liquide qui renferme le nickel, on calcine le résidu au rouge, on enlève le carbonate de potasse par des lavages, on calcine une seconde fois, on dissout dans Teau régale et on précipite le nickel avec la lessive de potasse suivant le § I iO. 1. a . (Dewilde) (*). 11 faut filtrer et laver rapidement le protoxyde de cuivre, sans quoi une partie se redissoul : la méthode est ennuyeuse et n'offre pas plus de rigueur que la séparation par Tacide sulfhydrique.
140 8. Le bismuth d'avec les métauxdes quatre premiers groupes, excepté le peroxyde de fer. — On précipite le bismuth, d'après le § tto. 4., à l'état de chlorure basique, et on le dose sous la forme métallique. Toutes les autres bases restent en dissolution. Les résultats sont très-exacts (H. Rose) (**).
1 îl 9. L'oxyde de cadmium d'avec l'oxyde de zinc. — On fait une dissolution chlprhydrique ou azotique aussi neutre que possible, on y ajoute une suffisante quantité d'acide tartrique, puis de lessive de potasse ou de soude, jusqu'à ce que la liqueur limpide ait une réaction nettement alcaline. On étend avec de l'eau en quantité pas trop faible, et l'on fait bouillir i heure 1/2 à 2 heures. On précipite ainsi tout le cadmium àTétat d'oxyde hydraté exempt d'alcalis (qu'on dose suivant le § iXt.), tandis que le zinc reste complètement dissous (et on le détermine suivant le § i08. 1. b.) (Aubd et Ramdohr (***)). Les exemples cités sont Irès-salisfaisants. Comme la séparation n'est rigoureuse que lorsqu'on opère dans de bonnes proportions, je donnerai les quantités relatives de substances avec lesquelles Aubeî et Ramdohr ont obtenu de bons résultats. On fit dissoudre environ 1 gramme de ZnO et 1 gramme de CdO dans l'acide chlorhydrique, on ajouta 50 grammes d'une dissolution de crème de tartre ( qui en 1 gramme contenait 23 centigrammes d'acide tartrique), 50 grammes d'une lessive de soude de densité 1,16 et 120 grammes d'eau : on fit bouillir 2 heures (il ne faut en aucun cas chauffer dans un vase en verre : il vaut mieux prendre une capsule en platine ou en argent).
142 10. Le protoxyde de manganèse d'avecles oxydes deplomb, de bismuth, de cadmium et de cuivre. — Si l'on aune dissolution contenant du protoxyde de manganèse et l'une des autres bases, on précipite la liqueur chaude avec du carbonate de soude, on lave le précipité avec de l'eau bouillante, d'abord par décantation, puis sur le filtre ; on sèche, on chauffe au rouge pendant quelque temps, on pèse, et dans une portion du résidu on dose le manganèse volumétriquement( 72). S'il y a une quantité
(•) Chem. News, 1863, VII, 49.
n Pogg, Ann., CX, 429.
(**•) Ann. d. Chem. u. Pharm., OUI. 55.
suffisante d*oxyde de plomb, de bismuth, de cadmium ou de cuivre, le résidu a pour composition Mn^O^-j-aî.MnO ou Mn*0'-f-a;.BiO' (Krieger) {*), Il ne faut pas oublier, en ajoutant au liquide filtré un peu de sulfhydrate d'ammoniaque, d'essayer si le carbonate de soude a bien précipité tous les oxydes. — Lorsqu'on précipite l'oxyde de cuivre par les carbonates alcalins, la liqueur doit être étendue de façon à ne contenir qu'environ 1 gramme de cuivre ar litre: le carbonate alcalin sera ajouté en léger excès et on fera bouillir le tout environ une demi-heure, de façon que le carbonate basique vert bleuâtre devienne foncé, grenu et par là plus facile à laver. ( W. Gibbs et E, R. Taylor) (**) .