II. Séparation des oxydes du cinquième groupe entre eux
L'oxyde d'argent d'avec l'oxyde de cuivre : 145. 148. 150. 164. 165.
» l'oxyde de cadmium : 143. 148. 150.
l'oxyde de bismuth : 143. 147. 150. 161.
» le bioxyde de mercure : 143. 148. 150. 1S8. 160.
l'oxyde de plomb : 145. 146. 147. 150. 155. 164. 163.
Le bioxyde de mercure d'avec l'oxyde d'argent : 143. 148. 150. 158. 160.
» le protoxyde de mercure : 144.
l'oxyde de plomb : 145. 146. 147. 150. 158. 160.
* de bismuth: 145.147.150.151.158.
» » de cuivre : 145. 149. 150. 158. 160.
i> » de cadmium : 145. 150. 158.
Le protoxyde de mercure d'avec le bioxyde de mercure : 144.
» l'oxyde de cuivre : 144.
» » de cadmium : 144.
» » de plomb : 144<, 146.
(Voir en outre la séparation du bioxyde de mercure d'avec les autres métaux.)
L'oxyde de plomb d'avec l'oxyde d'argent : 143. 147. 150. 155. 1G4. 165.
» le protoxyde de mercure : 144. 146.
» le bioxyde de mercure : 145. 146. 147. 150. 158. 160.
» l'oxyde de cuivre : 146. 147. 150. 152.
* » de bismuth : 146. 147. 152. 161. 162.
» » de cadmium : 146. 147. 150.
L'oxyde de bismuth d'avec l'oxyde d'argent : 143. 147. 150. 161.
» » de plomb : 146. 147. 152. 161. 162.
» de cuivre : 147. 150. 151. 153. 161.
. de cadmium : 147. 150. 131. 152. 137.
» le bioxyde de mercure : 145. 147. 150. 151. 158.
L'oxyde de cuivre d'avec l'oxyde d'argent : 143. 148. 150. 164. 165.
» » de plomb : 146. 147. 150. 152.
de bismuth : 147. 150. 151. 153. 161.
le bioxyde de mercure : 145. 149. 150. 158. 160.
» le protoxyde de mercure : 144.
roxyde de cadmium : 149. 150. 152. 154. 156. 159.
» le protoxyde de cuivre : 163. 165.
L'oxyde de cadmium d'avec l'oxyde d'argent : 143. 148. 150.
» » de plomb : 146. 147. 150.
» » de bismuth : 147. 150. 151. 152. 157.
» de cuivre : 149. 150. 152. 154. 156. 139.
» le bioxyde-de mercure : 145. 150. 158.
» le protoxyde de mercure : 144.
n Ann. d. Chem. u. Pharm., LXXXVll, 264. OZeiischr.f.analut.Chem.,\ll.'ioS.
518 CHAPITRE Y. ^ SÉPARATION DES G(mPS. [% 165
1. MéÉhcdes fandéeê ntr riMolubilUé de certanu Morures dam Veau an dont Vàkool,
lio a. L'oxyde d'argent d'avec les oxydes de cuivre, de cadmium, debismuth, le bioxyde de mercure, l'oxyde de plomb.
a. Pour séparer l'oxyde d'agent d'avec les oxydes de cuivre, de cadmium et de bismuth, à la dissolution axotique renfermant un excès d'acide, on ajoute de l'acide chlorhydrtque tant qu'il se forme un précipité, et on sépare le chlorure d'argent du Uquide qui contient les autres oxydes, d'après le § iiS. 1. a. — En présence du bismuth, on chauffe encore le chlorure d'argent avec de l'acide azotique, après avoir enlevé le liquide surnageant, puis on le lave avec de Tacide azotique étendu et enfin avec de l'eau.
p. Si l'on veut séparer par l'acide chlorhydrique le bioxyde de mercure d'avec l'oxyde d'argent, il ya certaines précautions à prendre, parce que le chlorure d'argent se dissout dans une solution d'azotate de bioxyde de mercure (Wackenroder, Liébigi^)^ Debray (**)). Bien que cette dissolution abandonne le chlorure d'argent par l'addition de la quantité d'acide chlorhydrique nécessaire pour obtenir du bichlorure de mercure, ou aussi par une addition d'acétate de soude, on ne saurait cependant admettre que de cette façon tout l'argent est précipité. — D'après cela, dans la dissolution azotique, qui ne doit pas contenir de protoxyde de mercure et doit être suffisamment étendue et acidulée par l'acide azotique, on verse de l'acide chlorhydrique tant qu'il se forme un précipité. Après dépôt, on filtré le liquide clair, on chauffe le précipité avec un peu d'acide azotique, pour le débarrasser du peu de sel basique de mercure qu'il aurait pu entraîner, on ajoute de l'eau, puis quelques gouttes d'acide chlorhydrique, et on sépare le chlorure d'argent par filtration. Dans la liqueur on dose le mercure à l'état de sulfure (§ 118. 3); et enfin on s'assure que celui-ci ne contient pas d'argent, en le chauffant au rouge dans un courant d'hydrogène, ce qui donnerait l'argent métallique comme résidu.
7. Pour la séparation de l'argent d'avec le plomb, on ajoute de l'acétate de soude avant d'opérer la précipitation. La liqueur sera chaude et l'acide chlorhydrique assez étendu. On ne verse pas plus de ce dernier qu'il n'en faut. De cette façon la séparation est facile, le chlorure de plomb se dissolvant dans l'acétate (Anthon). ~ On lave le chlorure d'argent avec de l'eau chaude. — Dans le liquide filtré on précipite le plomb avec l'acide sulfhydrique. — Si Ton veut éviter l'influence parfois fâcheuse de l'acétate de soude, il faut donner beaucoup de soin au lavage du chlorure d'argent. 11 est bon après avoir pesé le chlorure d'argent de le réduire dans un courant d'hydrogène au rouge faible et de voir si l'argent obtenu renferme du plomb. — Quant au dosage de faibles quantités d'argent en présence de beaucoup de plomb, voir au chapitre des spécialités c l'analyse du plomb pauvre t.
^. Pour doser l'argent dans les alliages, onfaitusage, dans les ateliers de monnaies, de la méthode volumétrique (§ tt5.5.). S'il yavaitdubioxyde de mercure, on ajouterait au liquide de l'acétate de soude avant de
(*) Ann. der Chem, und Pharm., LXXXI, 128. n Compt. rend., LXX, 849.
g 163] OXYDES DU GOÎQUIÈHE GROUPE. M9
verser la dissolution de sel marin. — Arhôtel de la monnaie des Indes britanniques on précipite l'aident en chlorure, que Ton pèse.
b. Leprotoxyde demerciired*avec lebioxyde de mercure, les oxydes de cuivre, de cadmium et deplomb. — Dans la solution froide et fortement étendue on rerse de Tacide dilorhydrique tant qu'il se forme un précipité (protochlorure de mercure) : on laisse celui-ci se déposa, on le recueille sur un filtre pesé, on le sèche à 100* et on pèse. Tous les autres oxydes sont dans le liquide. — S*il fallait opérer sur un corps solide insoluble dans Teau, on le traiterait directement à froid par Tacide chlorhydrique étendu, ou bien on le dissoudrait dans de Tacide azotique faible et on précipiterait après aToir fortement étendu d'eau. — Il faut toujoœrs faire bien attention de ne pas transformer le protoxyde de mercure en bioxyde par l'acte de la dissolution. — S'il y a du plomb, il faut laver le pro« tochlorure de mercure avec de l'eau à 60 ou. 70*, jusqu^à ce que le liquide qui passe ne soit ni précipité, ni même coloré par Tacide sulfhydrique. Pour plus de sécurité on s'assure enfin que le protochlorure de mercure pesé, convenablement chauffé avec du soufre dans un courant d''hydrogène, ne laisse pas de résidu de sulfure de plomb.
c. Lebioxydeetle protoxyde de mercure d'avec les oxydes de 145 cuivre et de cadmium, moins bien d'avec l'oxyde deplomb et de bismuth. — Si le mercure est à l'état de bioxydeou à Fétat de bioxyde et
de protoxyde, on le précipite suivant le § 118. 2. sous forme de protochlorure, en employant l'acide chlorhydrique et l'acide phosphoreux. On lave le précipité, surtout en présence du bismuth, d'abord avec de l'eau contenant de l'acide chlorhydrique, puis avec de l'eau pure, jusqu'à ce que l'eau de lavage ne soit plus précipitée ni même colorée par l'hydrogène sulfuré. (H. Rase) {*). S'il y a du plomb, il faut tenir compte de œ qui est dit plus haut (144).
d. Il ne faut pas employer le procédé de séparation du plomb d'avec le mercure, le cuivre et le bismuth, qui consiste à concentrer la dissolution azotique, à ajouter de l'acide chlorhydrique et de l'alcool et à laver le chlorure de plomb avec de l'alcool. La méthode (146) est bien plus'exacte.