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Méthode chimique de dosage dm mmatm

— Les procédés que je viens de décrire safBsoit, dma h plupart des cas, pour le dosage du sucre daas la betteimie, mais les résultats qu'ils fournissent ne sont qa'apf rediéset, si Ton veut connaître la quantité exacte de sucre Teafenoé dans la betterave, il faut avoir recours à la mithede chi* mique.

Avec le foret Champonnois, on prépare 300 à 400 gammes de pulpe, en opérant sur 10 ou 15 betteraves. <hi mélange intimement cette-pulpe et Ton en pèse iO mes. Avec de l'alcool à 36°, on épuise compléleiBeBl 10 grammes et l'on évapore à sec, au bain-marie^ le liquide provenant de Tépuisement (on peut op^^ par dn* tillation dans un matras et recueillir ainsi la iMJeiire partie de l'alcool employé). Le résidu est formé de chkmim, nitrates, résines, acides oi^aniques et sucre. On le reprend par l'eau, on filtre la solution, on l'éieBd à ne ii»* lume déterminé, SOO*''' par exemple, ef., après intener^— Ton dose, le sucre par la liqueur ci jro-potesique. On opère sur 20 à 50 centimètres cubes, suivant te ricbesse présumée des betteraves en ce principe immédiat,

306. — Liqueur cupro-potassique. — Lt iîfiewr cupro-potassique à laquelle je donne la pré&remcty en raison de son inaltérabilité très-grande, est celle de Heu* bauer et Vogel. On la prépare de la manière suiwinle: On pèse 34^^,65 de sulfate de cuivre pur et sec(% on les dis»

(*) On peut purifier le sulfate de cuivre du commerce «a 1^ solvant dans Peau, chauffant la solution après addition d'ane petite quantité d'acide nitrique, et faisant cfiistalliser à plusieurs reprises, par dissolutions successives dans de Teau acidulée par Paelie sd&irique. On broie la masse cristalline et Ton desséche le sulfate peifË^^ à l'aide de papier buvard, entre les feuilles duquel on te

sout dans 200 centimètres cabes d^eau distillée et Ton mélange cette liqueur avec une solution de 173 grammes de tartra te double de soude et de potasse pur (sel de Seignette), dans 480 centimètres cubes de lessive de soude de l,14.de densité. On agite le mélange etonTétend d'eau distillée, à la température de 15° centigrades, de. manière à obtenir un litre de liquide.

10 centimètres cubes de cette liqueur correspondent théoriquement à O^'fib de sucre de raisin supposé -sec.

Si Ton opère par la méthode des volumes, avec cette liqueur titrée, il faut toujours vérifier le titre du liquide cupro-potassique, ce qu'on fait le mieux de la manière suivante, d'après les indications de Pillitz:

On pèse 2 grammes de sucre candi blanc, finement pulvérisé et bien sec, on les dissout dans 85 ou 40 centimètres cubes d'eau très-légèrement acidulée, préparée en employant 1,8 à 2 centimètres cubes d'acide sulfurique hydraté de 1,12 de densité pour un litre d'eau. On chauffe cette dissolution dans un tube fermé, placé dans un bain de paraffine, maintenu pendant 3 heures entre 130° et 135?. L'interversion du sucre est complète au bout de ce temps. On étend d'eau à un volume déterminé, de façon à obtenir une dissolution contenant seulement 0,25 p. 100 de sucre (*), et l'on contrôle le titre de la liqueur de Neubauer et Yogel en suivant les précautions que je vais indiquer.

307. — Titrage de la liquexœ. — Gomme essai {)réliminaire , dans une capsule de porcelaine on verse 10 centimètres cubes de la liqueur cupro-potassique et 40 à 50 centimètres cubes d'eau distillée. On porte le

(') Les dissolutions sacrées à analyser ne doivent jamais renfermer plus de 0,5 p. 100 de sucre; on étend les liquides en conséquence pour obtenir des solutions ne dépassant pas cette richesse.

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liquide à rébuIUtion et l'on y yerse, goutte à goutte, h Taide de la burette de Gay-Lussac, la solution, à un titre connu, de sucre interverti. On ajoute de la liqueur sucrée tant qu'il y a réduction du sel de cuivre (précipitation de protoxyde de cuivre); on s'arrête au moment où l'addition d'une goutte de liquide sucré ne produit plus de trouble ; la liqueur de la capsule doit alors être incolore. On filtre quelques gouttes du contenu de la capsule , on acidulé avec l'acide chlorhydrique ou l'acide acétique le liquide filtré, et, par l'addition d'une goutte de ferro-cyanure de potassium, on s'assure que tout le cuivre a disparu de la' liqueur. S'il se produit du cyanure de cuivre, on ajoute quelques gouttes de liqueur sucrée dans la capsule. Si, pour atteindre la réduction complète, on a employé exactement 10 centimètres cubes de liquide sucré (correspondant à 0,05 de sucre interverti), comme on peut craindre d'avoir ajouté plus de liquide sucré qu'il n'en fallait pour la réduction complète des 40 centimètres cubes de liqueur cupro-potassique, on répète l'essai sur 10 centimètres cubes de liqueur cupro-potassique étendue à 50 centimètres cubes, en employant tout de suite 10 centimètres cubes de liqueur sucrée ; on répète l'essai au cyano-ferrure de potassium : si le liquide filtré est exempt de cuivre, on procède à un troisième essai en n'ajoutant d'abord que 9'^%6, par exemple, de liqueur de Neubauer, puis un quatrième avec 9''%8 et on arrive, par tâtonnements, à fixer exactement le litre de la liqueur cupro-potassique. Cette méthode s'applique également au dosage du sucre de raisin dans un liquide quelconque, moût, vin, urine diabétique, etc. 308. — Dosage du sucre de glucose par pesée. — La méthode par liqueur titrée donne de très-bons résultats lorsqu'elle est bien appliquée; je lui préfère cependant le procédé qui consiste à peser l'oxyde de cuivre réduit par le sucre et à en déduire le poids du sucre exis-

tant dans le liquide à analyser. Voici comment il fàtit procéder :

Dans une capsule de porcelaine, on verse 20 centimètres cubes de liqueur de Neubauer qu'on additionne de 50 centimètres cubes d'eau distillée, puis on ajoute 20 ou 30 centimètres cubes, suivant les cas, du liquide dans lequel on veut doser le sucre. On porte le tout à Tébullition, une partie du liquide cupro-potassique est réduite, mais la liqueur surnageante doit conserver une teinte bleue bien marquée. On recueille sur un filtre, aussi rapidement que possible et à Tabri du contact de l'air, le protoxyde de cuivre formé (la liqueur doit être filtrée chaude), on lave rapidement à l'eau chaude, on dessèche le filtre, on l'incinère, on humecte le résidu avec de l'acide nitrique, on calcine et pèse l'oxyde de cuivre (CuO) restant. En multipliant le poids trouvé de cet oxyde par le facteur 0,453, on a le poids du sucre de raisin existant dans le volume de liqueur sucrée sur lequel on a opéré : 100 parties en poids de sucre de raisin anhydre correspondent à 220,5 parties d'oxyde de cuivre, CuO.

309. — Dosage des deux sucres. — Les deux méthodes précédentes font connaître seulement le taux de sucre de canne; les betteraves renferment en outre des traces de sucre de raisin presque toujours négligeables. D'autres plantes, au contraire, contiennent à la fois, en quantité notable, l'une et l'autre espèce de sucre.

Dans ce cas, deux dosages successifs font connaître les quantités respectives de chacun des sucres. Le premier s'effectue comme nous venons de le dire, en ayant soin toutefois de ne pas porter la liqueur sucrée à Tébullition (on la maintient entre 70** et 80°).

Le poids de l'oxyde de cuivre réduit donne le sucre de raisin tout formé. On intervertit le sucre de canne sur une autre portion de liquide (20 à 30 centimètres cubes

par exemple) à Faide de la chaleur et d*eau acidulée (§ 306) et Ton dose, par le cuivre, la somme du sucre de raisin préexistant et du sucre de glucose produit par interversion : une simple soustraction fait connaître le taux du sucre de raisin correspondant au sucre de canne. En multipliant par 0,950 le poids de sucre de glucose trouvé, on obtient le poids du sucre de canne correspondant.

310. — Recherche de traces de glucose. — Barfoed a indiqué le procédé suivant pour constater la présence de très-minimes quantités de glucose, en mélange avec beaucoup de sucre de canne, de dextrine, etc.: La liqueur à essayer est additionnée de quelques gouttes d'acétate de cuivre contenant un léger excès d'acide acétique. On porte à l'ébuUition, on retire immédiatement du feu et on abandonne le mélange à lui-même pendant deux à trois heures.

Si le liquide renferme une trace de glucose, au bout de ce temps il s'est formé im précipité manifeste de protoxyde de cuivre. La dissolution d'acétate se prépare de la manière suivante : Une partie, en poids, d'acétate de cuivre cristallisé est dissoute dans 15 parties d'eau; à 200 centimètres cubes de cette solution, on ajoute 5 centimètres cubes d'acide acétique (à 38 p. 100 d'acide anhydre).

311. — Dosage de l'azote, des matières grasses, de la cellulose brute et des cendres. — Ces divers dosages s'effectuent, le cas échéant, par les méthodes décrites à V Analyse immédiate des fourrages (§§^86 et suiv.). On emploie comme matière première, soit la pulpe séchée rapidement à l'étuve Gay-Lussac, soit mieux des tranches de betteraves macérées dans l'alcool et séchées ensuite à l'étuve (v. § 254). Je me bornerai à appeler l'attention des analystes sur les résultats, au premier abord singuliers, que présente le dosage des matières protéiquesjdans la

betterave <i certaines périodes de son développement. Il arrive quelquefois que le taux de l'azote trouvé, multiplié par 6,25, donne un poids de matière protéique considérable et qu'il ne faut pas attribuer sans réserve auï matières albuminoîdes. Cette anomalie s'explique si l'on se rappelle la découverte récente, dans la betterave â sucre, d'un alcaloïde particulier, Ubétatne, dont la présence peut induire en erreur sur le taux réel des substances albuminoîdes.

312. — DoBage des nitrates. — Les betteraves renferment quelquefois des quantités notables de nitrates, provenant, pour la majeure partie, des fumures appliquées h leur culture. On dose ces nitrates dans le résidu obtenu (§ 305) par la méthode de Schlœsing, après avoir rapproché suffisamment les liqueurs pour que la quantité employée fournisse au moins 50 centimètres cubes de bioxyde d'azote; on trouve alors dans la table spéciale (Nitrate de soude) le taux correspondant d'azote nitrique.

313. — Dosage de la fécule. — Certaines betteraves contiennent des proportions notables de fécule. On peut doser ce corps par la méthode indiquée § 256, Il est d'ailleurs très-rare, en dehors de recherches purement scientifiques, qu'on ait à effectuer ce dosage, sans intérêt direct pour l'industriel.

314. — Remarque générale. — La méthode que je viens de décrire s'applique également â l'analyse des turneps, des mangolds, du sorgho, de la canne h sucre, etc., en apportant aux manipulations les modifications que comporte la nature spéciale de la matière à analyser, raodifi-

: que tout chimiste imaginera S l'occasion. On ne jamais perdre de vue l'importance de l'échantillonu fourrage à soumettre à l'analyse, et l'on opérera I cas de la canne et du sorgho sur la moyenne de te tout entière, tige et feuilles.

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