‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 109 sur 320 · Voir Génie civil, 23 janvier 1892, p · texte numérisé non relu

Voir Génie civil, 23 janvier 1892, p

On enflamme celui-ci à l’aide d'une petite spirale en fil de fer qu'un courant électrique brûle au moment voulu et qui joue ainsi le rôle d’amorce.

Le calorimètre est en laiton mince et peut recevoir 2.200 centimètres cubes d’eau. L’agitateur hélicoïdal $S, de Berthelot, est commandé par une combinaison cinématique KL très simple et très douce, dite mouvement de drille, qui permet à l’opérateur d'imprimer, sans fatigue, au système un mouvement régulier. Enfin l'enveloppe calorimétrique À peut contenir 15 litres d’eau et est entourée de feutre pour parfaire l’isolement.

Les thermomètres doivent indiquer au moins le cinquantième de degré,avecdivisions suffisamment espacées pour l'appréciation facile du centième. On devra en avoir deux dont la course atteigne respectivement, comme points extrèmes, 8° et 15° pour le premier, 12° et 19° pour le second. Les déterminations faites, enété, par une température plus élévée, pourront être réalisées soit par l'emploi d’un troisième thermomètre allant de 16° à 23°, soit en refroidissant légèrement l’eau employée, soit enfin en utilisant le thermomètre qui mesure la plus haute température, et prenant la précaution de faire passer une certaine quantité de son mercure dans l’ampoule existante à sa partie supérieure. On obtient facilement ce dernier résultat en dilatant le mercure suffisamment pour en faire pénétrer une petite quantité dans l’ampoule, puis détachant cette portion à l’aide d'une légère secousse imprimée à la tige que l’on tient inclinée. La dilatation du métal restant sera moindre pour le mème écart de température et, par conséquent, chaque division vaudra plus que sa valeur nominale. L'erreur commise est proportionnelle à l'élévation de température et à la quantité de mercure séparée dans l’ampoule; elle est très petite si ces quantités sont faibles, négligeable même dans bien des cas; ainsi, par la séparation d'une quantité de mercure occupant 4° dans le tube thermométrique et pour une différence de température de 3° observée au thermomètre, elle atteint 0°,0015 seulement.

Un collier à vis doublé de plomb E sert à maintenir l’obus pen-

dant le serrage et le desserrage du couvercle. La tige de ce collier est solidement boulonnée sur un appui en fer fixé dans un mur.

Préparation de la substance. — Si l'on veut brüler le combustible en petits fragments, il suffit d'en placer 1 gramme dans la capsule. Si la matière a été réduite en poudre fine, ce qui est souvent préférable, on devra en agglomérer ! gramme environ dans un moule en acier À (fig. 60) où pénètrent deux pistons Bet CG en acier trempé, exactement ajustés. La compression que l'on pourra exercer, soit à l’aide d’une presse hydraulique, soit au moyen d'une petite presse à vis, devra se faire

Fi. 60.

bien normalement. Lorsqu'elle est jugée suffisante, on enlève le piston C, on place le moule sur un cylindre D et l’on pousse doucement le piston B pour faire tomber la pastille sur le fond Ef. On pèse la pastille avant de la mettre dans la capsule.

Opérations préliminaires. — Le couvercle de l’obus étant maintenu renversé sur un support, on fixe aux deux tiges de platine les extrémités d'une petite spirale de fer doux préparée en enroulant autour d'une grosse épingle environ 9 centimètres de fil d’un dixième de millimètre de diamètre, ce qui correspond à un poids de 25 milligrammes, que l’on détermine d’ailleurs exactement par pesée.

On retourne le couvercle et l’on adapte la capsule contenant le combustible, de manière que le fil de fer soit en contact direct avec ce dernier sur une assez grande longueur.

L'obus fixé dans son collier est coiffé de son couvercle, que l’on visse lentement avec la main d'abord, puis que l'on serre finalement avec force, en s’aidant d’une clef qui accompagne l'appareil.

L'appareil est ensuite adapté à l'extrémité du tube de cuivre, qui le met en relation avec le manomètre et Le tube d'oxygène.

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