HI O — H
La mise en liberté d'iode est très lente, si la solution est neutre ; elle devient rapide, si la liqueur est acidifiée, par suite de la transformation d’iodure en acide iodhydrique, qui est aussitôt décomposé par l'oxygène.
On donne à cette réaction son maximum de sensibilité en acidifiant la solution que l’on suppose renfermer de l’eau oxygénée, ajoutant un peu d'empois d’amidon, puis versant une ou deux gouttes d'iodure de potassium au dixième (parfaitement exempt d'iodate). La coloration bleue par l’iodure d'amidon se produit, en général, très vite ; elle est plus nette et plus immédiate, si l’on ajoute dans la liquetr une goutte de sulfate ferreux. Mais on peut reprocher à cette réaction de n'être pas bien caractéristique de l’eau oxygénée ; car l'acide nitreux, le chlore et, par conséquent, en présence d’un acide, les nitrites et les hypochlorites déterminent également la séparation de l’iode et la coloration de l’amidon.
Houzeau a conseillé les essais suivants pour reconnaître l’eau oxygénée, après avoir, si on le suppose trop étendu, réduit le liquide à 1/10 ou 1/100 de son volume, soit parévaporation àtempérature très modérée, soit par congélation partielle. Pour chaque essai, on prend de 1 à 4 centimètres cubes du liquide,