‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 172 sur 320 · AVR · texte numérisé non relu

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382 ANALYSE DES SUBSTANCES MINÉRALES | Le A

la séparation du fluorure et du phosphate mercureux, celui-ci étant, au contraire, bien insoluble dans l’azotate. 3

RECHERCHE DES FLUORURES

Au chalumeau. — On peut reconnaitre de très petites quantité de fluor dans les minéraux, souvent même? dans les silicates, dans les scories, etc., en opérant comme suit:

La matière pulvérisée est mélangée, soit avee du sel de phosphore et du charbon de bois en poudre, soit avec du bisulfate

de potassium préalablement fondu, et placée sur une petite feuille de platine, à l'extrémité À d'un tube de verre (fig. 67). ouvert aux deux bouts, bien netloyé d'avance et séché. On chauffe quelques minutes avec l'extrémité du dard. Il se produit de l’acide fluorhydrique, qui attaque et dépolit les parois intérieures du tube en B, à peu de distance de la matière. Un papier de Fernambouc humide, que l’on obtient en trempant du papier dans une décoction de bois de Fernambouc, devient jaune, si on le soumet à l’action de l'acide s’échappant par l'extrémité du tube. |

Si la matière contient des silicates, on peut observer un dépôt de silice blanche sur une baguette de verre trempée dans l’eau et présentée à l’extrémité du tube ou dans le tube lui-même, qui se dépolit par endroits; le papier de Fernambouc jaunit également dans ce cas.

Les fluorures hydratés présentent des caractères semblables, sans qu'il soit besoin de les mêler avec du sel de phosphore ou du bisulfate.

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Voie humide. — Premier cas. — En l’absence des acides silicique, borique, titanique etc.,la matière, réduite en poudre, est mise dans une capsule de platine avec de l'acide sulfurique concentré, de facon à former une bouillie claire ; on recouvre d’une plaque de verre enduite de cire ou, mieux, de vernis des graveurs, moins fusible, sur lequel on trace quelques traits à l'aide d'une pointe fine. En chauffant doucement, l'acide fluorhydrique mis en liberté se dégage et dépolit Le verre aux endroits mis à nu. Après une heure, on retire la plaque de verre, on fait fondre la cire par l’action d'une chaleur modérée, on nettoie soigneusement à l’alcool ou à l'essence et on examine si les traits sont visibles. Ils apparaissent bien mieux sous l’action de l’haleine, la vapeur d’eau se condensant inégalement sur les portions polies et sur les traits corrodés.

Ce caractère est très sensible; mais il sera toujours bon de s'assurer que, en l'absence de la matière essayée, l'acide sulfurique seul ne produit pas de phénomène sensible (J. Nicklès).

Deuxième cas. — En présence des acides silicique, borique, la substance est chauffée, avec de l'acide sulfurique, dans un petit ballon traversé par un courant d'air sec. Le fluorure de silicium dégagé est conduit dans de l’eau ammoniacale faiblement oxygénée ; on chauffe, on élimine par filtration la silice précipitée, et; après évaporation à sec de la liqueur filtrée, on traite le résidu par la méthode précédente.

Troisième cas. — Procédé applicable aux fluorures indécomposables par l'acide sulfurique. Fondre avec 4 parties de carbonate de potassium sodé, reprendre par l’eau, ajouter du carbonate d’ammonium, traiter à chaud par un courant prolongé de gaz carbonique ; après refroidissement, saturer le liquide par de l’acide chlorhydrique, en opérant dans une capsule de platine ou d'argent: rendre de nouveau faiblement ammoniacal, précipiter par le chlorure de calcium, et, après avoir laissé déposer le précipité, le recueillir sur un filtre, le sécher et l'essayer par l'acide sulfurique,comme ci-dessus.

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