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vers 60°, seulement pour éviter toute perte de chlorure de sélénium ou d'acide sélénieux et pour rassembler et faire -déposer le précipité d'abord volumineux de sélénium ; on recoit sur un filtre taré, on lave à l’eau bouillante, sèche à 100° et pèse.
On est obligé d'employer l'acide sulfureux au lieu du sulfite d'ammonium, quand on doit doser ensuite les alealis; il faut alors le faire arriver à plusieurs reprises dans la liqueur.
Quand les sélénites sont très peu solubles ou insolubles (sélénites de baryum, de strontium, de plomb) ; on les transforme en sélénites alcalins par chauffage prolongé (12 heures à près de 100°) avec 10 parties de carbonate de sodium, on décante, on lave à l’eau bouillante et on continue de même. Mais, comme il y a beaucoup d’alcali, le sélénium en entraîne dans sa précipitation; il faut redissoudre par de l’eau régale très peu azotique, puis expulser complètement l'acide azotique et précipiter par le sulfite d'ammonium.
2 Dans Les séléniates. — On concentre d'abord la dissolulion, assez lentement pour ne pas avoir de perte (surtout si la liqueur est acide et contient de l'acide sélénieux) ; on ajoute de l'acide chlorhydrique concentré et on chauffe jusqu'à ce qu’il ne se dégage plus de chlore. La réduction en acide sélénieux n'est bien complète que si les dissolutions sont très concentrées. Pour éviter, dans ces conditions, une perte de sélénium volatilisé à l’état de chlorures, il est bon d'ajouter de l'acide sulfurique en excès avant de procéder à l’évaporation. On ajoute alors, comme plus haut, du sulfite d’ammonium, on laisse agir et on chauffe vers 60°; finalement on pèse le sélénium. Il faut quelquefois, afin d'enlever les bases entraînées, redissoudre par l'eau régale chlorhydrique, chasser l'acide azotique et précipiter de nouveau par du gaz sulfureux ou par du sulfite d'’ammonium.
Les sél éniates insolubles doivent être préalablement transformés en séléniates dissous par ébullition prolongée avec 9 ou 10 parties de carbonate de sodium.
3° Dans un mélange de sélénites et de séléniates. — On appli-
que le procédé indiqué plus haut (p. 477) pour reconnaître qualitativement les deux acides : en liqueur faiblement acidifiée par HCI seul, on réduit l'acide sélénieux par le sulfite d’ammonium à chaud et on recueille le sélénium réduit; on concentre, on chauffe vers 100° avec un excès de HCI, pour réduire l’acide sélénique, puis on décompose par le sulfite d'ammonium et on recueille la seconde partie du sélénium.
Séparation du sélénium et du soufre. — On attaque les minéraux qui les contiennent et on arrive à une dissolution contenant en général de l’acide sélénique et de l'acide sulfurique, on divise la liqueur en deux portions égales : ;
1° Sur l’une, on dose SeO° en chassant d’abord l'acide azotique par évaporation lente avec de l'acide chlorhydrique en excès, ce qui exige des précautions pour n'avoir pas de perte sensible de Se0? volatil, puis on réduit par le sulfite d'ammonium, comme en l’absence d’acide sulfurique.
2° Sur l’autre moitié on dose l'acide sulfurique, suivant la méthode ordinaire par le chlorure de baryum; seulement on a soin de faire chauffer plusieurs heures à 100° avec HCI, de décanter et de reprendre par l'acide chlorhydrique étendu. On fait chauffer ainsi à 4 ou 5 reprises; comme, malgré ces précautions, le sulfate de baryum a dû néanmoins entraîner un peu de séléniate et peut-être aussi d’azotate, il faut le purifier en le chauffant au rouge sombre, puis le reprenant par l'acide chlorhydrique concentré à 100°. On étend d’eau, filtre, caleine et pèse le sulfate de baryum. |
Si l’attaque du minéral a été faite en présence d'alcalis, par voie sèche, ou par la potasse et le chlore, il faut réduire l’acide sélénique par ébullition prolongée avec l'acide chlorhydrique concentré, ce qui expose à des pertes de chlorure de sélénium. On achève comme ci-dessus.