‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 234 sur 320 · The chemical analysis of Iror, by A. Blain, 1891, p · texte numérisé non relu

The chemical analysis of Iror, by A. Blain, 1891, p

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lumes d’eau); on introduit dans cette solution 10 grammes de zinc pur et on acidule par de l'acide sulfurique étendu (1 d'acide pour 4 d'eau). La réduction est favorisée par une douce chaleur, elle est généralement complète en un quart d'heure; quand la coloration est devenue jaune, on sépare le zinc par décantation et l’on titre aussitôt avec le permanganate.

La réduction par le zinc conduit à l’oxyde intermédiaire Mo®O1, dont l'oxydation à l’aide du permanganate s'établit d’après la formule suivante : |

BMo#?2019 E 17K2Mn?20$ — 60Mo0$ + 17K20 + 34Mn0.

D'après cela, on obtient le titre en acide molybdique d'une solution de permanganate en multipliant par 0,9076 son titre en fer métallique. On passe du titre en acide molybdique au titre en phosphore, en observant que dans le phosphomolybdate 24Mo0 correspondent à 1 de P?0°; le phosphore correspond donc à 1,794 0/0 d'acide molybdique.

Une solution de permanganate, dont 1 centimètre cube correspondrait à 0%°,0001 de phosphore, devrait donc oxyder 05%°,006141 de fer par centimètre cube et contiendrait 35°,468 de sel par litre. [l'est bon d'en vérifier la teneur en opérant un dosage dans des conditions analogues sur un volume connu d’une solution titrée de phosphate.

Ce procédé fournit des résultats satisfaisants pour la déterminalion de faibles quantités de phosphore; il est d’un emploi plus sûr et donne des chiffres plus constants que le procédé alcalimétrique.

SÉPARATION DE L'ACIDE PHOSPHORIQUE DES DIFFÉRENTES BASES AU MOYEN DE L'ÉTAIN!.

Lorsqu'on attaque de l’étain métallique par l'acide azotique en présence d'acide phosphorique, il se fait de l'acide métaslannique, avec lequel l'acide phosphorique forme une eombinaison insoluble. On peut en profiter pour isoler cet acide des différentes bases. Cependant il faut remarquer que l’alumine

1. D'après les recherches de Reynoso, W. Reissig, Aimé Girard (C. R., LIV; 468), Bæber.

et l'oxyde de fer ne restent pas en totalité dans la dissolution, mais qu'une partie de ces oxydes est entrainée avec le composé insoluble. Pour les séparer en même temps que les autres bases, on suit les indications données par Aimé Girard.

La substance phosphatée est dissoute par l'acide azotique concentré; on suppose qu'elle ne renferme pas de chlorure. Dans la dissolution encore concentrée, on met de l’étain pur sous forme de petits fragments, en poids au moins 6 fois égal à celui de l'acide phosphorique supposé. On chauffe cinq ou six heures; la liqueur devient claire et le précipité formé contient tout l'acide phosphorique à l’état de phosphate d’étain, en même temps que l’acide métastannique en excès et un peu d'alumine et d'oxyde ferrique, si la matière en contenait. On lave par décantation, puis sur un filtre et on fait ensuite tomber le précipité dans une fiole, où on le laisse digérer pendant deux heures environ avec du sulfure d'ammonium; le composé phosphaté et l'acide métastannique se dissolvent, tandis que le fer reste à l’état de sulfure et l’alumine à l’état d’hydrate, insolubles dans le sulfhydrate. On décante, on lave le résidu avec du sulfhydrate chaud et ensuite avec de l’eau sulfhydratée.

Le résidu insoluble est traité par l'acide azotique étendu, et la liqueur réunie à la première liqueur azotique, renfermant les bases qui n'ont pas été précipitées avec le composé métaslannique.

Quant à la dissolution sulfhydratée, qui contient le sulfure d’étain et Ie phosphate d'ammonium, elle est additionnée de mixture magnésienne, et le précipité cristallin qui se forme sert au dosage de l’acide phosphorique.

S'il y avait, en même temps, de l'acide arsénique, il faudrait décomposer les sulfosels par l'acide acétique, pour précipiter les deux sulfures d’étain et d’arsenic, et doser ce dernier ; on ferait ensuile la précipitation du phosphate ammoniacomagnésien.

Cette méihode peut être employée pour l'analyse des phosphates de caleium, contenant plus ou moins de magnésie,

d’alumine, d'oxyde ferrique ; après élimination de l’acide phosphorique par l’étain, on peut faire dans de bonnes conditions la série des autres dosages. Quant à l'acide phosphorique, on le dose, soit dans la même opération, soit dans une autre, au moyen du molybdate d'ammonium.

Elle trouve aussi son application naturelle dans l'analyse des bronzes phosphoreux. Comme il y a, en général, peu de phosphore comparativement à la proportion d’étain, l’attaque par l'acide azotique concentré donne un résidu insolub'e contenant tout l'étain et le phosphore. Après lavage, le résidu insoluble sert à la recherche de ces deux éléments.

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