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CAR\CTÈRES DISTINCTIFS DE LA SILICE OU COMBINÉE

Au chalumeau, la silice libre peut être chauffée très fortement sans qu'il y ait fusion, ni agglomération, ni changement d'aspect.

Chaulfée avec le carbonate de sodium au bout du fil de pla-

tine, elle donne lieu à un dégagement de gaz carbonique, qui forme une sorte d'écume, et la perle devient ensuite bien limpide à chaud.

Avec le borar, l’incorporation de la silice dans la perle ne se fait que lentement et à la condition qu'il y ait relativement peu de silice et beaucoup de borax.

Avec le se/ de phosphore, Ü n’y a pas dissolulion de la silice; elle reste sous forme d’une petite masse en suspension dans la perle fondue et transparente. Ce réactif est le seul qui caractérise bien la silice dans les silicates ; les bases sont dissoules dans la perle de sel de phosphore, tandis que la silice reste en suspension sous forme de poudre ou de squelette, gardant la forme des petits morceaux de silicale.

La silice est, d'autre part, insoluble dans tous les acides, à l'exception de l'acide fluorhydrique, et également insoluble dans le bisulfate de potassium; mais elle se dissout dans les solutions d’alcalis ou de carbonates alcalins avec laide de la chaleur.

D'autre part, elle disparait complètement, lorsqu'on la traite dans une capsule de platine par l'acide fluorhydrique ou par le fluorure d’ammonium et l'acide sulfurique. Il se dégage alors. sous l’action de la chaleur, du fluorure de silicium fumant à l'air, et donnant, en présence de l'eau, un dépôt de silice gélatineuse (Voir p. 337).

ANALYSE DES SILICATES

Les silicates naturels ou artificiels présentent la plus grande variété de composition. Non seulement la nature et la proportion des bases sont différentes ; mais il faut tenir compte de ce qu'il existe des silicates anhydres et des silicates hydratés. En outre, quelques-uns contiennent des substances diverses, sulfates, phosphates, chlorures, fluorures, ete. Nous nous occuperons de ceux-ci en dernier lieu, après avoir fait connaître les méthodes générales d'analyse des silicates, et nous indiquerons plus loin comment on fait la recherche spéciale de

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petites quantités d'acide titanique ou d'acide vanadique dans les silicates qui peuvent en contenir, comme un certain nombre d’argiles.

L'analyse d'un silicate comporte en général deux opérations distinctes, et souvent trois.

1° Détermination de l’eau. — Elle se fait en prenant le poids exact dans un creuset taré, puis chauffant à des températures croissantes. On renouvelle la pesée de temps à autre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de variation.

Si la vapeur dégagée est acide (HCI ou HF), on doit mêler préalablement la matière en poudre avec 5 à 6 parties de litharge récemment calcinée en poudre fine. Deville et Fouqué ont constaté qu'on pouvait ainsi chasser l’eau sans aucun dégagement de composés fluorés, à température assez basse.

S'il y a, avec l’eau, des composés susceptibles de varier de poids par oxydation ou par réduction, 6n chauffe la matière dans un courant d'air sec, qui passe ensuite dans un tube à chlorure de calcium pesé. L'augmentation de poids du tube donne le poids de l’eau.

2° Détermination de la silice et des bases. — On opère de facon différente suivant le degré de résistance des silicates à l’action des acides. Quelques-uns sont assez facilement attaquables pour que l’on puisse employer directement l'acide azotique ou l’acide chlorhydrique dans les conditions ordinaires; d’autres doivent être attaqués à température plus élevée, soit par l’acide sulfurique, soit par les acides sous pression, soit par les bisulfates. Ceux qui résistent aux acides peuvent être désagrégés par fusion avec des réactifs alcalins, alcalino-terreux ou avec des oxydes métalliques, et l'attaque peut ensuite se faire au moyen des acides. Tantôt on fait le dosage de la silice et celui des bases à la suite d’une seule attaque; tantôt il faut deux opérations distinctes, soit parce que l’on introduit, pour la désagrégation, des réactifs contenant certains oxydes de même nature que ceux que l’on veut doser, soit parce que les procédés de désagrégation employés ne permettent pas le dosage ultérieur de la silice.

Nous passerons en revue les différentes méthodes d'attaque

directe et ensuite celles qui comportent une désagrégation préalable, soit en vue du dosage de la silice, soit en vue du dosage des bases.

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