‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 295 sur 320 · CR, t. CM p.14295; = Bul. Soc. -chim., 1895; t-XIITp · texte numérisé non relu

CR, t. CM p.14295; = Bul. Soc. -chim., 1895; t-XIITp

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l'eau régale. Par voie sèche, il y a attaque violente par l’azotate et surtout par le chlorate de potassium.

Le chlore et le brome, au rouge sombre ou au rouge cerise, attaquent le molybdène en fragments. Le soufre n’agit pas à 440° ; mais l'hydrogène sulfuré transforme le molybdène en sulfure Mo$*?, donnant une tache grise sur le papier, comme

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la molybhdénite naturelle.

Les principaux composés sont les suivants : 2

Chlorures de molybdène.

Dichlorure MoCE, en poudre jaune, obtenu en chauffant fortement le sesquichlorure Mo°Clf dans un courant de gaz carbonique ; ilse fait MoCl* et MoCP, peu volatil, soluble dans l'acide chlorhydrique ;

Sesquichlorure Mo*Clf, rouge foncé, produit en chauffantMoCP dans un courant de gaz carbonique, sans dépasser 250° ;

Tétrachlorure MoCI£, entrainé par le courant gazeux dans la décomposition de Mo*?Clf à l’état de vapeurs jaunes, quise condensent plus loin en poudre cristalline;

Pentachlorure MoCP, produit par l’action du chlore sec sur le molybdène pur et chauffé; il distille une vapeur rouge très | foncée, se condensant en paillettes noires, cristallines, qui ressemblent à l’iode ; fond à 194°, bout à 268°, fume à l'air ; humide et tombe en déliquescence en formant une liqueur bleue ou verte.

Oxychlorures : MoO°C, brun ; MoOCE', vert; Mo?O*CIS, violet.

On ne connaît pas de fluorure, ni d’oxyfluorure, mais des fluoxymolybdates : MoO?F2.2MF.H?0 etMoO*°F?.MF.FP0 (M, mé- | tal alcalin), solubies dans l’eau, cristallisés, isomorphes avec =: les fluoxytungstates, - titanates, - stannates, et - zirconates.

Sulfures de molybdène.

Bisulfure MoS?. — Le bisulfure naturel est la molybdénite, qu'on trouve en belles lames cristallines, d’un gris noir. Il se produit dans les laboratoires quand on caleine fortement, à l'abri de l’air, le suifure précipité dans la décomposition d'un

sulfosel de molybdène par l'acide chlorhydrique. Il est indécomposable par la chaleur, mais se grille facilement à l'air, en formant de l'anhydride sulfureux et de l’anhydride molybdique. Il est attaqué par les acides oxydants et par l'acide sulfurique, qui se décompose, mais insoluble dans les acides non oxydants et dans les solutions alealines. Il est lentement dissous par les sulfures alcalins et le sulfhydrate d'ammonium sulfuré. Il est attaqué par voie sèche par les alcalis et surtout par les sulfures alcalins. |

Trisulfure MoS*. — Les dissolutions de molybdène dans les persulfures alcalins sont fortement colorées en rouge ou en brun. Elles donnent, par concentration ou refroidissement, de beaux cristaux de sul/fomolybdates. Le sel de potassium notamment est en cristaux quadratiques, à transparence rouge rubis et d’un vert métallique par réflexion. La décomposition des sulfomolybdates par un acide étendu donne un précipité brun, qui est le trisulfure Mo’ hydraté et plus ou moins mêlé de soufre. Ce trisulfure, produit par voie humide, ne résiste pas à la chaleur et se transforme, en creuset fermé, à haute température, en bisulfure MoS*.

Composés oxygénés du molybdène.

Les deux oxydes principaux sont le bioxyde MoO* et Le trioxyde ou anhydride molybdique MoO*.

On avait cru à la formation de nombreux intermédiaires par la réduction graduelle du trioxyde Mo0® par l'hydrogène ; mais, en opérant avec grand soin, à des températures variées, Guichard! a fait voir que la réduction ne fournit pas d’autres oxydes définis, entre 300 et 470°, que l’oxyde brun MoO? ; à 550, près du rouge naissant, l’oxyde prend une teinte grise, avec aspect métallique; vers 6007, il y a réduction complète en molybdène pur; la perte de poids est alors 33,3 0/0 du poids initial d'anhydride molybdique.

Mo0?. -- Le bioryde de molybdène où oxyde brun Mo0? s'obtient aussi en chaulfant Le trioxyde dans le mélange à volumes

1. Comptes Rendus, 5 et 12 juillet 1897 ; — Bul. Soc. chim., 1891.

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égaux d'oxyde de carbone et d’anhydride carbonique, fourni par l’action de l'acide sulfurique sur l'acide oxalique, les deux gaz contribuant à ramener à l’état de bioxyde les composés plus ou moins oxydés qui peuvent se former. Il est insoluble dans les acides non oxydants.

Il se produit encore par la calcination du molybdate d'ammonium en creuset fermé, ou par l’action du zinc métal-

lique sur le molybdate de sodium fondu, avec lavage du

produit cristallisé, d'un bleu violet foncé, par la soude et par

l’acide chlorhydrique.

Mo0?.H°0. — Le hioryde de molybdène hydraté s'obtient en

dissolvant dans l’eau du tétrachlorure de molybdène et préci-

pitant par l’ammoniaque: il se produit également avec le

pentachlorure, qui, traité de la même facon, donne du molyb-

date d'’'ammonium dissous et de l’'hydrate de bioxyde précipité; on y arrive encore en faisant digérer quelque temps de l'acide molybdique avec du cuivre dans de l'acide chlorhydrique. IE se fait du chlorure cuivreux insoluble, et une dissolution rouge, qui, précipitée par l’ammoniaque, donne un précipité brun de bioxyde de molybdène hydraté.

L'Aydrate de bioxyde Mo0°.nIF0 est gélatineux, rougeätre, semblable à de l’hydrate de peroxyde de fer; exposé à l'air, 1 s’oxyde et devient bleu. Pendant qu'il est encore humide, il est soluble dans l’eau; sa dissolution est jaune, attire l'oxygène de l'air et passe au vert, puis au bleu. Cette solubilité peut Île faire comparer aux oxydes colloïdaux, par exemple à l’oxyde colloïdal de fer. Il est précipité de sa dissolution par les sels, notamment le sel ammoniac. Il ne peut ètre que difficilement séché sans peroxydation, dans le vide ou le gaz carbonique. Il reste soluble dans les acides où il forme des liqueurs rouges, mais insoluble dans les alcalis et l’'ammoniaque. Il se dissout bien, au contraire, dans les carbonates alcalins et le carbonate d'ammonium.

L’hydrate de sesquioryde Mo?0%.nH°?0 se produit lorsqu'on

met du zinc métallique dans une solution chlorhydrique demolybdate; la liqueur passe au bleu, puis au rouge brun etau

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