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noir. On obtient la même réduction par l’amalgame de sodium, peu riche en métal alcalin, qui agit plus lentement et fournit un produit plus pur. La liqueur, devenue noire, est précipitée
par l’ammoniaque; l’hydrate précipité est également noir et
soluble dans les acides; il devient insoluble, quand il est chauffé au rouge sombre.
Mo?05.— L'oryde bleu de molybdène ou oxyde intermédiaire, Mo*O5 — Mo0O*.Mo0?, s'obtient anhydre en électrolysant de l’anhydride molybdique fondu ; il est en cristaux de couleur cuivrée, devenant bleus à l'air.
On produit l’hydrate correspondant en versant peu à peu une solution chlorhydrique de bioxyde ou une solution de tétrachlorure de molybdène dans une solution concentrée de molybdate d’ammonium jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de préeipité; le dépôt doit être lavé avec du sel ammoniac, Car il est soluble dans l’eau en formant une liqueur d’un bleu foncé. II peut être séché à l'air sans s’altérer, ni perdre sa solubilité dans l’eau; mais il devient insoluble quand on le chauffe dans le vide pour le déshydrater.
IL se fait aussi de l'hydrate bleu, quand on init une solution acide de molybdate par le chlorure stanneux, par le glucose, etc. On peut le précipiter par l'addition de sel marin.
Mo“O$. — On a obtenu MoO$ — 2Mo0®.Mo0? sous forme d'une poudre d’un violet brun, à éclat métallique, en fondant du molybdate d’ammonium avec du trichlorure de molybdène.
MoO®. — L'anhydride molybdique Mo0? se rencontre quelquefois dans la nature avec le molybdène sulfuré.
Il se prépare au moyen de ce sulfure en le grillant à température modérée, sans dépasser le rouge, dans un courant d’air qui entraîne les vapeurs et les laisse déposer en lames rhombiques incolores dans les parties froides de l'appareil. Les oxydes inférieurs du molybdène sont aussi transformés par grillage en anhydride molybdique. |
Il s'obtient en masse poreuse et légère en dissolvant le sublimé précédent dans l’ammoniaque, puis faisant cristalliser et calcinant le molybdate ammoniacal à l’air libre.
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MOLYBDÈNE 753
IL forme une poudre blanche, qui devient jaune à chaud ; fusible au rouge sombre, donnant des vapeurs au rouge, avec perte de poids très sensible, surtout dans un courant d’air. Nous venons de voir qu'il est réduit par l'hydrogène, et il l’est de même par le charbon, d’abord en bioxyde, puis en molybdène.
Il est très peu soluble dans l’eau (1/500 à froid, 1/960 à 100°); il est soluble lentement dans les acides minéraux, facilement dans l'acide tartrique. Chauffé avec l'acide chlorhydrique, il donne lieu à un dégagement de chlore. Il se dissout bien dans les alcalis et l’ammoniaque; il décompose les carbonates alcalins au-dessous de 100°.
Sa dissolution dans l'acide azotique donne, par évaporation lente, des lamelles blanches, qui sont l’hydrate ou acide molybdique MoO.H°0. — La dissolution de molybdate d’ammonium dans l’acide azotique (d — 1,16) dépose à la longue des croûtes cristallines Jaunes, solubles dans l’eau, dont la composition est Mo0®.2FP0. L'action de l'acide azotique, à 50 ou 60, sur ces cristaux en présence de la dissolution de molybdate, donne des cristaux blancs.
L'acide molybdique forme avec les acides phosphorique, arsénique ou silicique, en même temps que de l’ammoniaque et de l’eau, des composés insolubles remarquables; le premier surtout est bien connu et sa formation a été utilisée pour la recherche et le dosage de l’acide phosphorique.
Acide hypermolybdique M°07.4H°0. — L'hydrate molybdique, peu soluble dans l'eau et dans les acides, se dissout au contraire aisément dans l’eau oxygénée, lorsqu'on chauffe faiblement; 1l se fait une liqueur jaune, qui ne forme plus ni de précipité de phosphomolybdate ammoniacal en liqueur acide (Péchard), ni de molybdate ammoniocobaltique en liqueur neutre (A. Carnot). Il s’est donc formé une nouvelle combinaison offrant des propriétés différentes de l'acide molybdique.
En faisant, de même, agir l’eau oxygénée sur le molybdate neutre de potassium, peu soluble dans l’eau, on obtient facilement sa dissolution en une liqueur jaune orangé, qui, évaporée
doucement, laisse déposer des cristaux jaunes K?Mo?0$.4H20. Le molybdate d'ammonium fournit également un sel bien cristallisé (AzH*} Mo°O$.IP0. L'acide hypermolybdique lui-même n'a pas été isolé; mais on a pu lui attribuer avec vraisemblance la formule M*07.4H°0 (Péchard!).
La découverte des hypermolybdates a donné l'explication du fait antérieurement connu de la coloration orangée prise par une solution de molybdate, quand on y introduit de l’eau oxygénée (Schæne, 1870; Crismer, 1888 ; Denigès, 1890 et 18922).
On a proposé d'employer le molybdate d'ammonium fortement acidifié par l'acide sulfurique pour former un réactif très sensible où il suffit de mêler quelques gouttes d’un liquide contenant un peu d'eau oxygénée, pour produire une coloration
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jaune ou même orangée, suivant la proportion d'eau oxygénée.