‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 300 sur 320 · Deutsch. chem. Gesellsch., t. XXIV, p · texte numérisé non relu

Deutsch. chem. Gesellsch., t. XXIV, p

la liqueur acide par l'hydrogène sulfuré, en le laissant agir longtemps comme nous l'avons dit plus haut.

Molybdène et métaux divers. — La précipitation du molybdène par l'hydrogène sulfuré en liqueur acide permet sa séparation d'avec tous les métaux n’appartenant pas aux deux premiers groupes (t. [, p. 239).

La séparation d’avec le deuxième groupe se fait par le sulfure d'ammonium. En présence du cuivre, il faut employer de préférence le sulfure de sodium.

Pour la séparation d'avec l’arsenic, on se base sur la volatilité de ce dernier sulfure.

Le sulfure d’étain est séparé du sulfure de molybdène par ébullition avec de l'acide oxalique en présence d'un peu d'acide chlorhydrique (Clarke).

La séparation du molybdène d'avec l'or et le platine peut se faire par transformation en molybdate alcalin soluble dans l'eau.

Molybdène et tungstène. — Nous avons indiqué plus haut plusieurs procédés par lesquels on peut arriver au dosage séparé de ces deux corps, lorsque l'on a affaire à un mélange de molybdate et de tungstate alcalins. Nous avons employé avec succès la méthode de séparation par l'hydrogène sulfuré en liqueur très faiblement chlorhydrique en présence d'acide tartrique (Voir page 763).

Molybdène et titane, tantale ou niobium. — La séparation de l'acide molybdique d'avec les acides titanique, tantalique, niobique, peut se faire comme celle de l'acide tungstique au moyen du sulfhydrate d'ammoniaque ou du persulfure de sodium, comme il a été dit plus haut, page 737. |

Molybdène, phosphore et arsenic. — Les {rois acides se trouvant dans une dissolution alcaline ou ammoniacale, on précipite les acides phosphorique et arsénique par la mixture magnésienne; puis on sature la liqueur ammoniacale par l'hydrogène sulfuré et, décomposant le sulfosel formé par l'acide chlorhydrique, on fait déposer le sulfure de molybdène.

Comme le précipité de sels ammoniaco-magnésiens peut

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retenir du molybdate, il faut répéter la précipitation, ou, en l'absence d’arsenic, redissoudre le précipité par l'acide chlorhydrique et séparer le molybdène entrainé au moyen d'un courant d'hydrogène sulfuré longtemps prolongé à chaud. Cette dernière méthode convient aussi pour s'assurer s’il n'y a pas d'arsenic avec le phosphore.

Dosage volumétrique du molybdène

1° Par le permanganate de potassium.

Cette méthode, due à Pisani!, est fondée sur la réduction par le zine de l'acide molybdique en dissolution dans l'acide chlorhydrique. Il se forme un sel de sesquioxyde de molybdène, dont la solution est d'un brun foncé. Lorsque ce résultat est obtenu, on décante la liqueur et on y ajoute l'eau employée à laver le résidu de zinc. Puis on fait disparaître la coloration brune par l'addition de permanganate ; la liqueur passe par le vert, devient incolore, et l’on est assuré qu'elle est entièrement oxydée, lorsqu'apparaît la coloration rose du permanganate en très léger excès.

D'après les observations de Werncke*, la réduction ne s’effectuerait pas tout à fait jusqu'au sesquioxyde Mo*0*, mais jusqu'au degré exprimé par la formule MoO!®. Les expériences de Von der Pfordten” ont montré, au contraire, que la réduction par le zinc peut conduire jusqu’à un oxyde inférieur au sesquioxyde dont l’état d'oxydation répond à la formule Mo?07 — Mo0.2Mo?0®; aussi l’auteur conseille-t:l de laisser la liqueur au contact de l'air, où, après très peu de temps, le protoxyde est ramené à l'état de sesquioxyde. Dès lors, l'opération doit être faite de la manière suivante.

La matière contenant environ 0,30 de Mo0® est dissoute dans un peu d’eau avec 50 à 60 centimètres cubes d'acide chlorhydrique à 27 0/0; on y introduit 8 à 10 grammes de

Comptes Rendus, t. LIX, p. 301.

. Zeitsch. f. anal. ch.,t. XIV, p.1;— Bull. Soc. ch., 1875, 11, p. 2179. . Deuts. ch. Gesell., 1882, p. 1925: — Zeilsch. f. anal. ch., 1884, p. ÆS.

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