‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 308 sur 320 · LU · texte numérisé non relu

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et de laver peu; on risque de laisser une quantité très notable d’alcalis fixes et on peut néanmoins perdre du vanadium. Pendant la calcination, on doit opérer en capsule ouverte. On chauffe jusqu'à fusion et on s'arrète aussitôt pour éviter des pertes par volatilisation. Enfin la méthode ne permet pas une bonne séparation d'avecla potasse, quiest partiellemententrainée dans la précipitation.

Au lieu de doser à l’état de pentoxyde Va*0°, on peut également peser à l’état de trioxyde Va?0*, irréductible par H ou C au rouge, en soumettantle métavanadate d’ammonium, avec les cendres du filtre, à l’action d’un courant d'hydrogène pur et sec et chauffant très progressivement jusqu’au rouge vif. On n'a pas plus d’exactitude, mais on reconnait mieux, à l'aspect de la matière plus ou moins agglomérée, s’il y a plus ou moins d’alcali retenu dans le précipité.

Hypovanadate d'ammonium.

Une autre méthode de précipitation due à Berzélius consiste à rendre la liqueur acide, puis à réduire par l'acide oxalique, enfin à précipiter la liqueur bleue par l’'ammoniaque. L'hypovanadate d’ammonium est lavé à l’eau ammoniacale, puis transformé en Va’0° par calcination au contact de l’air.

Vanadate de plomb.

Dans le cas d’un vanadate alcalin sans excès d’alcali el sans carbonate, on peut employer l’acétate de plomb (Roscoë). En solution acétique, il se fait un précipité complet de vanadate de plomb; mais ce précipité n’a pas une composition constante et ne peut servir à un dosage direct. On filtre, on le lave bien à l’eau faiblement acétique puis on sèche à 100° et pèse (P). On le redissout par l'acide azotique employé en quantité aussi faible que possible, puis on ajoute à la liqueur un petit excès d'acide sulfurique, on évapore jusqu’à fumées blanches et on reprend par l’eau, après refroidissement. L’acide vanadique est dissous; le sulfate de plomb resté insoluble et pesé (p) permet de calculer l'oxyde de plomb, et, par différence l'acide vanadique :

Va205 — P — 0,736p

Corminbœuf! a proposé de modilier le procédé précédent, en dissolvant le précipité par de l’eau acidulée avec l'acide nitrique, précipitant le plomb par un pelit excès d'acide sulfurique, ajoutant un peu d'eau et filtrant, puis évaporant la liqueur acide dans une petite capsule de porcelaine tarée et chauffant progressivement pour chasser l’eau ct les acides. Au rouge naissant, l’anhydride vanadique fond et peut être pesé directement.

Hypovanadate de mercure.

Si l'on a affaire à un hypovanadate, on précipite par le chlorure mercurique et l’ammoniaque.

L'hypovanadate mereurique mêlé de chloroamidure est calciné au contact de l'air. Le résidu d'anhydride vanadique est redissous dans le carbonate d'ammonium pour séparer les dernières traces de mercure. On calcine finalement, après filtration et évaporation, et on pèse Va-0° fondu.

Vanadate de baryum (Ad. Carnot?).

Si la dissolution est acide, on la sature par l'ammoniaque en très léger excès ; elle conserve d'abord une coloration jaune, mais se décolore rapidement à l'ébullition. On y verse alors une solution de chlorure de baryum, on agite et on laisse déposer le précipité blanc qui s'est formé. On vérifie qu'il ne se produit plus aucun trouble par une nouvelle addition de réactif et que l'odeur ammoniacale est très faible. On bouche la fiole et on fait refroidir rapidement. Tout l'acide vanadique se dépose à l'état de vanadate bibarytique, qui est reçu sur un filtre, lavé à l'eau froide, séché et calciné ; il est alors d’un blanc légèrement Jaunâtre et répond à la formule Va*0°.2Ba0. I] contient par conséquent 37,37 0/0 d'acide vanadique ou 21,00 0/0 de vanadium.

La liqueur filtrée ne renferme plus trace de vanadium. On peut vérilier qu'elle ne prend aucune coloration brune par l'addition du sulfhydrate d'’ammoniaque.

Si, après la précipitation du vanadate de baryum, on entretient l'ébullition pendant quelques minutes, on voit le préci-

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