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VANADIUM 799
la même liqueur, de l'iodure de potassium et une solution sirupeuse d'acide phosphorique, afin de pousser la réduction plus loin que ne le permettaient les réactifs précédents. L'iode déplacé correspond alors à la fois aux deux acides molybdique et hypovanadique, réduits à l'état de Mo?05 et Va°0° d’après les réactions :
Va?03 L 2HI — Va20% L H20 ! 21; 2M003 - 2HE — Mo?05 — H20 —- 21.
De l’iode ainsi mis en liberté on retranche celui de la première opération, ce qui donne l'iode correspondant à l'acide molybdique seul.
4° Procédé de E. Browning et Goodman'. — Ces auteurs se sont fondés sur la réduction à froid de Facide vanadique par l'acide tartrique, qui n'altère pas les acides tungstique et molybdique. La réduction peut également se faire à l’ébuliition avec l'acide oxalique ou l'acide citrique. La réduction opérée sur l'acide vanadique se mesure au moyen d’une solution titrée d'iode.
Dans la solution de vanadate, pouvant également contenir un molybdate ou un tungstate, on introduit environ 1 gramme d'acide oxalique ou citrique par décigramme de vanadium, puis on chauffe à l’ébullition ; ou bien on ajoute la même proportion d'acide tartrique et on laisse en digestion quinze à vingt heures à froid.
Dans les deux cas, on ajoute ensuite au liquide froid 5 grammes de bicarbonate de potassium pour chaque gramme d'acide employé; on verse un excès d'une solution titrée d'iode et on dose l'excès par l'acide arsénieux.
MÉTHODES COLORIMÉTRIQUES
Les méthodes colorimétriques sont avantageuses dans le cas. de faible teneur de la dissolution.
Première méthode. — L. Maillard? a étudié un procédé de-
1 Arner. Journ. Scien., 1896, p. 355.