‹ Traité d'analyse des substances minérales (volume 2)Chapitre 51 sur 320 · LE · texte numérisé non relu

LE

V, volume observé en centimètres cubes ; /, température du gaz, H, hauteur du baromètre, exprimée en millimètres ; /, force élastique de la vapeur d'eau à la température /; +, poids du centimètre cube d’azote sec à 0° et 760"" (— 0%',001256.); P sera exprimé en grammes.

Quelquefois les composés nitreux ne sont pas entièrement détruits par le cuivre métallique; l'azote peut contenir un peu de protoxyde d'azote Az°0 sans que le volume soit changé ;

be a M AGIR DETSETE PERMET ; y RE

po LP AT PNA Ye fo ES A << OS Se

mais il importe de vérilier, après avoir mesuré le gaz, s'il ne renferme pas de bioxyde: il suffit d'introduire dans l’eau du tube mesureur, à travers le mercure, un cristal de sulfate ferreux; la solution se colorerait aussitôt en brun, ou en rose s'il n'y avait que des traces de bioxyde. Si l’on observait une légère absorption, on pourrait corriger le résultat en retranchant la moitié du volume disparu (AzO), le bioxyde d'azote ne renfermant que la moitié de son volume d'azote.

Pour éviler que les gaz dégagés aient à passer par la petite pompe, qui sert à faire le vide au début, on a conseillé d’employer un tube de dégagement en forme de T, et de mettre la branche perpendiculaire aux deux autres en communication avec la pompe (voir la figure 27). Lorsqu'on a fait le vide, on scelle cette branche en la fondant à la lampe avant de procéder à la combustion de la malière organique.

On arrive au même résullat, en se servant d’une trompe à mercure pour faire le vide et envoyer les gaz dans la cloche.

On peut même se dispenser de faire le vide et n'avoir plus alors qu'un tube recourbé de 0,90 environ de hauteur entre le Lube à combustion à la condition de remplacer cette opération par un dégagement beaucoup plus abondant de gaz carbonique au début; il faut alors donner au tube à combustion au moins 0®,90 de longueur (au lieu de 0",80) et placer au fond une plus grande quantité de bicarbonate de sodium.

On peut craindre quelques traces de gaz étrangers, dues soil au gaz carbonique entrainant un peu d'air, soit au cuivre réduit, qui pourrait avoir retenu un peu d'hydrogène et le dégager dans l'opération destinée au dosage de l'azote.

Les expériences de Thudichum! ont démontré que le cuivre réduit par l'hydrogène ne retient aucune trace de ce gaz, si lon a soin, avant de l’employer, de le calciner dans un courant de gaz carbonique, où on le laisse refroidir. La mêmé précaution peut être appliquée à l'oxyde de cuivre qui doit <ervir à la combustion.

1 Jahresberichte der Chemie, 1S76, pr. 95%.

Quant au gaz carbonique, on l'obtient mèlé de vapeur d'eau, lorsqu'on chauffe le bicarbonate de sodium ou de polassium NaHCO; l’eau dégagée peut avoir des inconvénients et amener parfois la rupture du tube chauffé. Le carbonate de magnésium ne présente pas ce danger; mais, si l'on veut prolonger le courant et éviter ainsi l'emploi du vide, il est préférable de se servir d'un tube éliré en pointe à son extrémité et un peu relevé, auquel on adapte un tube en caoutchouc, et d'y faire arriver un courant d'acide carbonique desséché. En préparant ce gaz par l’action d'acide chlorhydrique étendu et préalablement chauffé (de manière à chasser les gaz dissous) sur des fragments de marbre, on l'obtient très pur: à ce point que 3 litres de gaz ne laissent que 0°,2 de résidu non absorbé par la potasse!. Pour avoir une exactitude complète, on tiendra compte de ce résidu.

L'appareil de Dumas pour la détermination de l'azote en volume ne doit être manié que par des chimistes expérimentés; pour des essais courants, on peut lui substituer d’autres appareils d'un usage plus facile, mais fondés sur le même principe.

Tels sont ceux qui ont été proposés par Dupré et par Pagnoul.

Dans l'appareil de Dupré (fig. 28), la combustion se fait encore dans un tube en verre vert, auquel on donne une longueur d'environ 0",70 et qui est étiré d’un côté, de façon à se relier par un tube de caoutchouc à un générateur de gaz carbonique sec G (fig. 28). On y introduit d’abord de l’oxyde de cuivre (sur 3 à : centimètres de longueur), puis, sur 20 centimètres environ, le mélange de la matière (05,5 à 1 gramme suivant la teneur présumée) avec de l’oxyde de cuivre et, encore sur 10 centimètres de longueur, de l'oxyde de cuivre pur. On achève de remplir le lube avec du cuivre réduit, calciné et refroidi dans le gaz carbonique.

On ferme le tube par un bon bouchon à travers lequel passe un petit tube de verre, que l’on réunit à l’aide d’un caoutchouc avec un flacon-éprouvette F, de 300 centimètres cubes de capacité, portant à sa partie inférieure deux lubulures latérales M et N, fermées par des bouchons de caoutchouc. La tubulure N

est reliée par un long caoutchouc à la tubulure inférieure d'un second flacon H placé plus bas. Le goulot de F, usé à l’émeri, porte un tube gradué E, pourvu de deux robinets, R et R'. Tous les robinets étant ouverts, le flacon H étant complètement rempli d’une solution de potasse et F vide, on fait fonctionner le générateur d'acide carbonique pendant une vingtaine de minutes, puis on ferme le robinet Q. Soulevant le flacon H,

on remplit complètement F avec la solution potassique et,

Fic. 28.

lorsque le niveau de celle-ci a dépassé le robinet R, on ferme ce dernier. On vérifie l'absence d'air dans le générateur et le | tube à combustion en ouvrant Q pendant trois ou quatse minutes. Le gaz carbonique, qui pénètre dans F, doit s’y dis-

soudre entièrement après quelques instants d’agitation. Soulevant alors le flacon H et ouvrant le robinet R, on remplit de potasse jusqu'au-dessus de R° le tube gradué E, on

ferme R et R’, on abaisse H, on ferme P, on ouvre Q, et l’on

procède à la combustion. Le mélange de gaz carbonique et d'azote s'emmagasine en F.

Quand la combustion est terminée, on ouvre P; le gaz carbonique pénètre dans le tube à combustion el entraine l'azote en F. Après vingt minutes, on ferme (, on agite plusieurs fois le flacon F pour favoriser l'absorption complète du gaz carbonique.

TO

Page 1