ANALYSE DE L'ASPHALTE MEXICAIN D'APRÈS ENDEMANN
PÉTLOlEN ER IERR R qe nt 26,51 Asphaltèness ee EME PE tee 70,80 Matières organiques non bitumeuses.. 2,40 Matières inorganiques...... Do DOS ON D 0,29
Stanislas Meunier a proposé de caractériser le bitume naturel par sa dissolution dans la sulfure de carbone (C. R., 1898).
Les calcaires asphaltiques, exploités sous le nom d’asphaltes, notamment à Seyssel (Aïn), Val-de-Travers (Suisse), Ragusa (Italie), sont employés pour la confection des chaussées des grandes villes. Mélangés de manière à présenter une teneur moyenne de 7 à 8 0/0 en bitume, ils sont réduits dans un concasseur en morceaux gros comme des noix, puis pulvérisés. La poudre asphaltique, chauffée pendant douze heures à la température de 120 à 140°, puis transportée dans des tombereaux couverts, est comprimée ou pilonnée sur le lieu d’emploi, vers 120 ou 130°, et forme alors une couche résistante
La proportion de bitume dans ces calcaires asphaltiques, réduits en poudre, se détermine par dissolution dans le sulfure de carbone et pesée du résidu sec.
SCHISTES BITUMINEUX. —— BOGHEAD
Le boghead est un combustible très recherché pour la fabrication du gaz, qu'il enrichit en hydrocarbures éclairants ; on l’exploite surtout en Écosse ; il forme quelques couches dans le terrain permien des environs d'Autun (Saône-et-Loire). Le même terrain renferme des schistes bitumineux, dont la dis- Ullation fournit des huiles minérales propres à l'éclairage, connues sous le nom d'huiles de schistes, ainsi que de la paraffine. On exploite les schistes bitumineux dans le terrain houiller, à Sarrebrück, dans le permien au Mansfeld, dans le jurassique (Doubs) et dans le tertiaire, près de Clermont-Ferrand.
On détermine dans les matières premières :
4° L'eau, par dessiccation faite à l’éluve à 100°; le procédé n'est pas rigoureusement exact; car les parties très volatiles sont partiellement distillées.
2° La proportion de goudron, qui est distillé dans une cornue en verre pur fusible, de forme allongée (/ig. 46), afin d'éviter la volatilisation excessive qui se produirait dans une cornue à
FiG. 46.
dôme élevé et qui diminuerait le rendement en goudron. On introduit 50 grammes de la matière en petits fragments, et on distille, en chauffant lentement sur une lampe à gaz jusqu'à apparition de vapeurs lourdes et épaisses. Le col de la cornue est relié à un récipient refroidi, tel qu’une éprouvette à pied, fermée par un bouchon que traversent le tube d'arrivée et un tube de dégagement, par où sortent les gaz non condensables. En chauffant le col de la cornue, on réunit tout le goudron dans l’éprouvetteeton le pèseavecl'eau condensée ;s'ilsnese séparent pas bien, on favorise la séparation en acidifiant l’eau par un peu d’acide sulfurique étendu. On ajoute de l’eau chaude, pour faire monter le goudron au bord de l'éprouvette; on refroidit en plongeant dans l'eau, et on retire alors, à l’aide d’une spatule, tout le goudron solidifié ; on sèche avec du papier buvard, on pèse et, en doublant le poids, on a la proportion de goudron en centièmes. On estime, en général, que cette proportion doit être d'au moins 9 0/0 pour que l'extraction soit profitable.
Le goudron de bonne qualité a une densité de 0,820 à 0,870; elle peut varier entre les limites 0,800 et 0,990. Distillé en petite quantité, le goudron présente ordinairement une densité supérieure de 0,022 à celle du goudron obtenu en grand.
Tous les combustibles solides utilisés dans l’industrie sont des produits végétaux plus ou moins transformés. Ils sont, en conséquence, formés de carbone uni à des quantités variables d'hydrogène et d'oxygène el souvent à de petites quantités d'azote ; le carbone et l'hydrogène se trouvent toujours en proportion beaucoup plus que suffisante pour former, avec l’oxygène contenu, de l'acide carbonique et de l’eau. On y trouve, en outre, quelquefois un peu de soufre et de phosphore, combinés avec les éléments fondamentaux, et souvent des substances étrangères diverses, qui laissent, après la combustion, un résidu fixe désigné sous le nom de cendres.
La détermination des éléments qui entrent dans la composition d’un combustible, se fait par la méthode générale d'analyse élémentaire des matières organiques (Voir p. 215), sauf quelques détails sur lesquels nous aurons à insister (p. 228). Mais cette analyse a le défaut d’exiger beaucoup de soin et de temps.
On Ja remplace le plus ordinairement par des opérations très simples, qui constituent une sorte d'analyse immédiate et qui donnent une idée assez exacte des propriétés essentielles des combustibles. On les appelle les essais des combustibles.
Ces essais sont surtout uliles pour permettre d'apprécier les qualités principales et distinctives des combustibles minéraux
ou charbons fossiles.