Bentuier, Essais par la voie sèche, &. I, p
IT. — ANALYSE IMMÉDIATE. — Essais USUELS
On comprend sous ce nom :
La dessicealion, la distillation, la carbonisation, l’incinéra-
tion.
A. Dessiccation ou détermination de l’humidité.
Les combustibles minéraux peuvent contenir une quantité très variable d’eau, soit en raison de leur nature même, soit à cause des circonstances extérieures, telles que l'état hygrométrique de l'air ou même les pluies auxquelles ils ont pu ètre exposés. Laissés quelque temps à l'air, dans un lieu sec, ils perdent l'excès d'humidité qu'ils avaient recu de l'atmosphère. à
Les houilles ne donnent, en général, que de 0,5 à 2 ou 3 0/0 d'eau hygroscopique, quand elles ont été séchées à l'air. Certaines houilles flambantes peuvent en contenir jusqu'à 10 0/0. La dessiccation complète exige quelques précautions. “n général, elle ne doit pas être faite au-dessus de 110°, à cause des pertes qui pourraient se produire par suite de dégagement de matières volatiles: d'autre part le chauffage, s’il se prolongeait trop longtemps, pourrait déterminer un accroissement graduel du poids de la houille, conséquence d’une absorpton lente d'oxygène, comme l'ont montré les observations anciennes de Commines de Marsilly et, plus récemment, celles de Mahler et Goutal!. Cet effet peut se produire d'une façon très sensible, même à 120° seulement : une houille grasse de Commentry à pu gagner 10 0/0 de son poids en huit jours.
Il convient done de ne pas dépasser la température de 105’, en chauffant dans un petit lube taré 2 ou 3 grammes de houille pulvérisée; on s'arrête, quand le poids a cessé de diminuer, ce qui peut exiger trois heures. Avec certaines qualités de houille, il faut, pour des analyses exactes, enlever l'humidité à la température ordinaire dans une atmosphère raréfée par