Bull. de la Soc. d'Encour. à l'Ind. nat
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la trompe et desséchée par l'acide sulfurique, ce qui exige parfois huit ou dix jours. La matière est placée entre deux verres de montre pour être à l'abride l'humidité pendant la pesée.
Les lignites et les tourbes exigent un temps plus long, au moins cinq ou six heures à 105° et bien davantage à 100°, pour que deux pesées successives soient concordantes. Ils peuvent renfermer jusqu'à 10 et 20 0/0 d'humidité, qui ne disparait que lentement à une température voisine de 100°. |
Le coke change peu de poids avec l’état hygroscopique de l'air; mais il retient parfois, lorsqu'il est en tas, une certaine quantité d’eau après son extinction; cette eau s’évapore au contact de l'air et peut, en conséquence, se trouver en proportions différentes lors de l'expédition et lors de la réception d'un chargement de coke. Pour la détermination de l'humidité, les échantillons doivent donc être, aussitôt après le prélèvement, enfermés dans des flacons bouchés à l'émeri; le dosage se fait, à cause du peu d'homogénéité, sur une prise d'essai moyenne de 100 à 200 grammes de coke, en fragments gros comme des noisettes, dont on prend le poids dans une capsule de porcelaine tarée et qu'on pèse de nouveau, après avoir chauffé au bain de sable vers 180 à 200°; le coke, ne renfermant pas de matières volatiles autres que l’eau, peut être chauffé à celte température sans aucun inconvénient.
B. — Distillation.
Les houilles, soumises à l’action de la chaleur dans un vase clos, une cornue, par exemple, donnent des gaz combustibles, de l'eau ordinairement ammoniacale, et des liquides bitumineux ou goudrons ; elles laissent, au rouge très vif, un résidu charbonneux généralement plus ou moins aggloméré (coke).
Certaines variétés de houille, voisines des anthracites, restent en fragments ou en poudre et conservent à peu près leur volume, sans se ramollir. Mais la plupart, au contraire, éprouvent une sorte de demi-fusion ou du moins de ramollissement, en même temps quelles se décomposent: elles augmentent de volume d'une facon souvent très notable, circons-
lance dont il faut tenir compte en employant des vases dont la houille ne doit remplir qu'une partie; elles laissent un coke tantôt simplement aggloméré ou fritté, tantôt plus ou moins boursouflé. À
On appelle houilles raigres, celles qui dégagent peu de matières volatiles et ne se frittent pas ; houilles grasses, celles qui se ramollissent ou se boursouflent en dégageant des produits volatils ordinairement assez bitumineux ; houilles sèches, celles qui, sans s’agglomérer sous l’action de la chaleur et tout en donnant un coke pulvérulent, donnent à la distillation peu de bitume, mais beaucoup d'eau, et formeront ainsi une {ransition aux lignites.
L’essai de distillation proprement dit, avec déterminalion des proportions de résidu, de goudron, d’eau ammoniacale et de gaz, et examen de la qualité du gaz, ne se fait guère que pour les houilles destinées à la fabrication du gaz d’éclairage, qui dégagent en général, 30 à 45 0/0 de matières volatiles.
Pour se placer le plus possible dans les conditions de distillation industrielle, on introduira de 500 à 600 grammes de houille dans une cornue en terre réfractaire que l’on disposera dans un four Perrot. La cornue sera pourvue d’un flacon à condensation refroidi, destiné à recevoir les goudrons et l’eau ammoniacale, suivi lui-mème d’une cloche graduée constituant un véritable gazomètre, placée sur une cuve à eau ou à mercure. Dès le début de l’opération, la température doit être poussée rapidement jusqu'au rouge sombre, que l’on dépasse à peine. La distillalion dure une demi-heure environ. On pèse le coke formé, les goudrons et l'eau condensés, et l’on mesure le volume de gaz dégagé.
On peut encore soumettre le goudron à une distillation fractionnée ct le gaz à une analyse plus ou moins complète (Tome I, p. 935), en faisant abstraction toutefois de l'air primitivement contenu dans l'appareil. Les résultats ainsi obtenus ne peuvent être utilisés qu'avec beaucoup de prudence, car ils dépendent en partie de la façon dont la distillation
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a été conduite ; 500 grammes d'une même houille pourront fournir, par exemple, depuis 100 jusqu’à 150 litres de gaz et 45 ou 25 grammes de goudron, suivant que l’on atteint le rouge sombre seulement ou le rouge vif: et non seulement la quantité, mais encore la qualité des produits obtenus varie avec le température.
Pour les charbons à gaz au lieu de faire une abltion. on préfère souvent fixer la composition élémentaire par une analyse organique soignée.