‹ Traité d'analyse des substances minéralesChapitre 167 sur 230 · RASE · texte numérisé non relu

RASE

PRUT UrRe

sur une planchette, et communiquant avec l’un des pôles du circuit. L'autre pôle est relié à une tige de cuivre T, soudée à un disque D’ de même métal, et glissant à travers un bouchon, qui ferme l'extrémité supérieure du manchon. Ce dernier est rempli d'une solution saturée de sulfate de cuivre.

Lorsqu'on éloigne ou rapproche le disque mobile du fond du manchon, le courant traverse une épaisseur plus où moins Considérable de liquide, ce qui fait varier son intensité. Pour éviter des phénomènes de polarisation, il est bon que le courant traverse l'appareil en sens contraires d'une expérience à la suivante.

On peut remplacer les parties en cuivre par du zinc et remplir alors le manchon d'une solution saturée de sulfate

de zinc.

Résistances solides. — Lorsqu'on fait usage de résistances

solides, on fait passer le courant à travers des fils métalliques

de longueur ou de finesse variables, qui s'opposent ainsi à son passage avec une énergie plus ou moins considérable, et, par conséquent, font varier l'intensité. Le premier de ces instruments est le rhéocorde de Pouillet (fig. 218), constitué par m deux RlS ins En en platine ou en maillechort, bien sn tendus; une petite auge m, remplie de mercure, glisse le long des fils et les met en communication. En déplaçant cette auge, on fait parcourir au courant une longueur plus ou moins grande des fils.

Un autre modèle de résistance solide se compose d'un fil métallique roulé en spirale, disposé comme l'indique la figure 219. L'un des pôles du courant étant fixé en b, par exemple,

PAT CT TL NS ee à ET TaINR RE

on place l’autre en b,, b,, b,. Le courant parcourt ainsi des longueurs différentes du fil, comme dans l'appareil précédent. Les boîtes de résistances se composent d’une série de bobines,

a a a de résistance croissante, alignées dans une boîte recouverte d'une plaque de bois ou d’ébonite, sur laquelle sont fixées des bandes de cuivre épais. A

| chacune de ces bandes correspondent la fin d'une bobine et le commencement b b, b, b;

de la suivante; on peut les réunir au moven de broches métalliques à manche isolant. Quand toutes les broches sont en place, le courant traverse les bandes de cuivre, qui n’opposent qu'une résistance nulle. Si l’on enlève une ou plusieurs broches, le courant est obligé de traverser les bobines placées au-dessous. Les résistances des bobines sont graduées d'une facon analogue à celle des boîtes de poids, ce qui permet d'obtenir un grand nombre d'intensités avec un même courant. Le défaut de ces appareils réside dans la facilité d’oxydation des broches et des contacts.

On se sert aussi de pots en verre ou en porcelaine (fig. 220)

Fig. 219.

remplis de mercure et auxquels on accroche des fils de résis-:

Fig. 220. Fis.-221:

tance connue. Pour supprimer des résistances, on Joint les godets qui y correspondent avec des ponts métalliques en gros fils.

Température. — On peut encore (comme il est dit page 74%) diminuer la résistance opposée par l’électrolyte et, par suite, activer la formation des dépôts, en chauffant les solutions soumises au courant. L'appareil, dans lequel s'opère la décomposition, est plongé dans une sorte de petite baignoire contenant de l’eau (fig. 221), dont on élève la température au moyen

d'une lampe à alcool. II faut toujours se servir d’un bain-marie, pour que l’échauffement de l’électrolyte soit uniforme dans toute sa masse. On ne dépasse pas une température de 75° à 80°. La résistance opposée au courant est ainsi diminuée de 2 p.100 de sa valeur environ.

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