BURETTES
L'instrument indispensable à toute détermination volumétrique est la burette, dont il existe un très grand nombre de modèles.
La plus simple et l’une des plus commodes est celle de Mohr.
Elle consiste en un tube de verre partagé en cinquièmes ou
Es EE s. :
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Fig. 226.
dixièmes de centimètre cube et possédant, en général, une capacité de 10 à 50 centimètres cubes. La partie inférieure I
(fig. 226), étirée et légèrement renflée, soutient un petit tube de caoutchouc C de 3 à 4 centimètres de longueur, terminé par un bout de tube de verre effilé V.
Le tube de caoutchouc est serré en son milieu à l’aide d'une pince à ressort (fig. 227), que l'on peut ouvrir très facilement par une simple pression exercée avec les doigts sur les petits disques À et B. La figure 228 représente en coupe la pince desserrée et le tube de caoutchouc entr'ouvert.
L’extrémité supérieure de la burette est souvent évasée en forme d’entonnoir pour faciliter l’introduction des réactifs titrés ; dans ce Cas, On à soin d'y poser un verre de montre afin d'empêcher les poussières de tomber dans l'intérieur ; d’autres fois, la burette est rigoureusement cylindrique jusqu'au sommet; on en coiffe alors l’extrémité par un petit tube d'essai retourné de diamètre un peu plus grand (fig. 229).
La burette est soutenue verticalement par un support spécial, dont la forme peut varier. On veillera soigneusement à
Fig. 230.
ce que le tube de verre gradué ne se trouve jamais serré directement par les mâchoires en bois ou en fer qui constituent le support; dans ce but, on disposera de chaque côté de la burette, à l'endroit où elle est soutenue, deux morceaux de
liège LL’ (fig. 230) échancrés à la râpe, de facon à constituer
deux angles dièdres droits laissant entre eux un vide rectan-
MÉTHODES VOLUMÉTRIQUES 765
gulaire, où se placeront sans danger de rupture les burettes de diamètres différents.
L'ensemble constitué par la burette et son support est representé dans la figure 229.
L'usage de burettes à robinet de verre tend à prévaloir aujourd'hui; leur emploi s'impose pour les solutions d'iode, de permanganate, etc., qui peuvent être altérées par le contact du caoutchouc; mais il présente plutôt des inconvénients pour les solutions alcalines. Le tube d’écoulementàrobinetseratantôt vertical, tantôt recourbé horizontalement.
Une burette également très employée est celle de Gay-Lussac. Elle est formée de deux tubes parallèles bien calibrés, soudés par leur partie inférieure Ho PPunedeux, large et droit, porte les divisions volumétriques:
l’autre, étroit et recourbé à Sa partie supérieure, sert à l'écoulement du liquide.
Cette burette est tenue à la main pendant le titrage, ce qui présente l'inconvénient d'échauffer la solution titrée et de produire ainsi un accroissement de volume. L’écoulement du liquide se règle moins facilement que dans la burette à caoutchouc où à robinet. Pour le provoquer, on incline la burette en la tenant avec la main droite vers le milieu de sa longueur. Les premières