IV. DOosAGES PAR PESÉE
Un autre procédé de dosage est basé sur l'absorption du gaz par un réactif approprié, solide ou liquide, dont on détermine l’augmentation de poids ou dans lequel on provoque la formation d’une combinaison insoluble, que l'on peut recueillir sur un filtre et dont le poids sert à calculer le volume du gaz absorbé. Cette méthode, assez rarement emplovée, convient spécialement à la détermination des teneurs faibles, par exemple pour l’anhydride carbonique dans l'air, ou pour l'hydrogène sulfuré, le sulfure de carbone, l'acétylène dans le gaz d'éclairage.
1° Pour le dosage de l’anhydride carbonique dans l'air, Boussinguault détermina l'augmentation de poids de tubes à
potasse P, P”, P” (fig. 312), précédés et suivis de tubes desséchants à ponce sulfurique S S°S”.
Pour la détermination du même acide dans le gaz d’éclairage, on fait passer bulle à bulle le mélange gazeux dans une
90 -: ANALYSE QUANTITATIVE dissolution de potasse décarbonatée; puis on transforme parle chlorure de barvum le carbonate de potassium en carbonate de baryum, que l’on pèse finalement à l'état de sulfate. à b) Si l'on veut doser, en une seule opération, l'hydrogène
sulfuré, l'acétylène et le sulfure de carbone contenus dans le gaz
d'éclairage, on en fait passer, pendant douze heures environ,
une centaine de litres dans une solution ammoniacale de
nitrate d'argent, qui précipite l’acétvlène et l'hydrogène sul-
furé, puis dans un tube à combustion d'environ 25 centime-
tres de long, contenant du palladium-asbeste chauffé au rouge
sombre, lequel transforme le sulfure de carbone en acide
sulfhydrique, que l'on absorbe par le nitrate argentique
ammoniacal. Le mélange d’acétylure d'argent et de sulfure
d'argent, obtenu dans le premier appareil absorbant, étant
{raité sur un filtre par l'acide chlorhydrique dilué, se convertit
en un mélange de sulfure et de chlorure, que l’on sépare à
l’aide de l’ammoniaque. Le chlorure d'argent, reprécipité de sa. solution ammoniacale par addition d'acide azotique, sert à calculer la proportion d'acétylène, sachant que 1 gramme de
Ag CI correspond à 0£",09068 ou à 78‘,0314 d’acétylène. Le i sulfure d'argent, resté insoluble dans l’ammoniaque, est réduit “4 à l'état métallique par calcination dans un courant d'hy- | 3 drogène ; il permet l'évaluation de l'hydrogène sulfuré contenu 4 dans le gaz d'éclairage, si l'on remarque que 1 gramme d’arà
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gent représente 0%,137811 ou 103“,6661 d'hydrogène sulfuré. Enfin le sulfure d'argent précipité dans le dernier appareil d'absorption provient des composés sulfurés (sulfure de carbone, phénylsulfocyanure) existant dans le gaz d'éclairage, en dehors de l'acide sulfhydrique ; on le transforme par réduction en argent métallique, dont 1 gramme correspond à 0,716319 ou à 51“,8326 de sulfure de carbone.