x — ay~-h (y— bf
En supposant le point A (a, b) à l'intérieur de l'aire, décrivons, de A comme centre, avec un rayon p, un cercle T, et appliquons la formule de Green aux deux fonctions V et log r pour l'aire limitée par les courbes C et T. Il vient ainsi
dV dlogr .
dn dn '
FONCTIONS D'UNE VARIABLE COMPLEXE. l5
l'intégrale étant prise le long du contour total. Les dérivées suivant les normales, qui figurent dans cette intégrale, sont prises suivant la normale intérieure à l'aire. Si donc on veut considérer, pour la courbe T comme pour la courbe C, les normales intérieures à la courbe géométrique elle-même, on devra écrire
Cette dernière intégrale est facile à calculer. La première partie / lo^r-f— as = logp / - — as
est nulle d'après la relation (3). D'autre part,
c/logr i dr 1
-^^ = 7^=-rC"S('''")'
en employant les mêmes notations qu'au Tome I (p. 170) : or, sur
la circonférence,
cos(r, n) = t;
doue l'intégrale du second membre se réduit à
V ds.
Elle doil être indépendante du rayon p du cercle F : or, pour p très petit, elle diffère très peu de
V(rc, b) désignant la valeur de V en A); elle est donc rigoureusement égale à (•cite quantité, et l'on a la formule fondamentale
l, I T/i dV ^d\osr\ ,
Vf.1*)--jfa(togra?-V-aJ )d..
11. I);m^ l<- ci s où le contour ( ! se réduit à un cercle, <>n peul transformer l'intégrale donnanl V (a, b) <in une autre, qui ne cod tu nne |>ln> que \ . (] est \,\ même transformation que nous avons faite i. I, p. \-()). Employant 1rs mêmes notations, nous aurons
l6 CHAPITRE I.
les deux relations
i /Y, d\ xrd\ozr \ ,
i /*/. dV 6/logr^
'2 ir Jc \ dn dn )
Il suffira de retrancher ces deux formules pour avoir
puisque — est constant pour tous les points du cercle. Des deux relations (loc. cit.)
r- = R2-hr9- — 2Rr cos?, /f = R*-f-rf— -iRr, COS©i,
on tire de suite la valeur de
d\ogrx <ilog;*
c'est-à-dire de
COSCp COSCpi
en se rappelant que
llt= R2 et - = i. , rx R
On trouve ainsi
("'ô) = Wr R7^
formule qui donne, dans le cas du cercle, la valeur de la fonction V en un point (<z, b) quelconque du cercle en fonction de ses valeurs sur la circonférence.
Si nous introduisons les coordonnées polaires (/', <p) du point (a, b) (on fera attention que r êtes n'ont pas la même signification que précédemment et que r notamment remplace /), la formule précédente pourra s'écrire
i r27Z Vf R2— rM
(4) V<a, b)=— DV' " j.,, , „,<%
vf M i r v(R2-
l"'' j ' 2 7cJ0 R2-2Rrcos(4;
Cp) + A
Nou> avons déjà étudié l'intégrale précédente (t. I, p. 3ii) sous le nom à' intégrale de Poisson ; nous avons seulement fait R=z i , ce qui, à cause du degré zéro d'homogénéité de l'intégrale en R et /\ n'a aucune importance.
12. De l'expression (4) de la fonction V on conclut d'abord (Mie. si une fonction harmonique bien déterminée etcontinue pour toute valeur de x et )' reste toujours moindre, en valeur absolue,
qu'une quantité fixe M, elle doit nécessairement se réduire à une constante. On a, en effet, en désignant par V0 la valeur de la fonction à l'origine, et quel que soit le rayon R /• du cercle C,
w„.é)-v„=-L r%,-v- RcoRs(*7.?)~^ .
2 7r ,/ R 2 ■?. r R cos(iy — ? ) -+- r-
K cos (<l — cp) — r R2— ■>. R r cos ( ^ — cp) -+- r
( )n aura donc
est moindre en valeur absolue que
^>>>-^<rj'*^\T^<*<%
Or R est aussi grand (pie l'on veut ; par suite, La quantité fixe | V (a, b) ■ V0 I est rigoureusement nulle.
Nous retrouverons plus tard cette propriété, sous le nom «le théorème de Lio avilie^ à propos d<-s fonctions d'une \ ;» lia l »l< • complexe.
13. I h" autre propriété très importante de la fonction harmonique résulte encore de l'intégrale précédente.