GLYCOGÈNE
L'acide azotique le convertit à froid en xyldidine , à chaud en acide oxalique.
L'iode produit une coloration brun marron ou rouge foncé, mais non la couleur bleue caractéristique de l’amidon. 11 faut éviter l’emploi d’un excès de réactif.
L ’ammoniure de cuivre dissout le glycogène en donnant un liquide bleu; l’acide chlorhydrique le sépare de cette dissolution.
Si à une dissolution de glycogène on ajoute un peu de sulfate de cuivre et ensuite de la potasse caustique , l’hvdrate de bioxyde de cuivre précipité se dissout, mais lorsqu’on chauffe il ne se sépare pas de protoxyde de cuivre.
La solution aqueuse est précipitée par Y acétate basique de plomb.
Préparation. — Les liquides opalescents, troubles et floconneux, obtenus en injectant avec de l’eau froide le foie dépouillé de sang d’un enfant ou même d’un adulte, sont acidifiés avec de l’acide acétique, puis bouillis et filtrés rapidement pour séparer le coagulum albumineux produit; le liquide filtré est ensuite mélangé avec le double de son volume d’alcool à 90°. Le précipité floconneux résultant de ce traitement est, après plusieurs heures de repos, rassemblé sur un filtre, lavé avec de l’alcool et dissous dans l’eau; la solution aqueuse est de nouveau mélangée avec un peu d’acide acétique et chauffée à l’ébullition, afin de précipiter le reste des matières albuminoïdes dissoutes, que l’on sépare par filtration. La liqueur filtrée, mélangée avec trois lois au moins son volume d’alcool à 90 pour 100, donne le glycogène sous lorme d un précipité floconneux blanc comme la neige. Celui-ci est rassemblé sur un filtre, puis lavé avec de l’éther, afin d’éliminer la petite quantité de graisse qu il renferme, et enfin desséché.
[On peut aussi, pour obtenir le glycogène parfaitement pur, suivre le procédé suivant, indiqué par Brücke. On introduit pendant quelque temps le foie liais dans de 1 eau bouillante; on l’en retire ensuite pour l’y introduire de nouveau, après 1 avoir trituré à l’état de bouillie ; on fait bouillir, on filtre et 1 on refroidit rapidement par de l’eau froide ou de la glace* On ajoute alternativement à la liqueur de l'acide chlorhydrique et de Yiodo-mercuricite de potassium1 , aussi longtemps qu'il se produit un précipité ; on filtre et l on ajoute de 1 alcool qui précipite le glycogène. On lave celui-ci d’abord àl alcool faible, puisa 1 alcool fort, pour qu’il se détache aisément du filtre. Pont purifier complètement le glycogène, on l’épuise encore avec de l’éther.
Le produit ainsi obtenu ne contient ni azole, ni matières minérales, et l’iode le colore en rouge et non en brun.]
Recherche. — La recherche du glycogène est basée sur la préparation de ce corps à l’état pur et sur la manière dont il se comporte avec les réactifs mentionnés précédemment. Le glycogène peut être facilement distingué de amidon par l’examen microscopique (granules amorphes et absence des
siiini^ nn' G1 on précipite une solution de sublimé par l’iodure de potas-
assiii’m in mi”C P1001!3.110 on dissout dans une solution bouillante d’iodure de poassium jusqu a saturation de la liqueur.]
GORUP -BES ANEZ. ANALYSE ZOOC1I1MIQUE. O
COMPOSITION DUS CORPS
gi ains d amidon), par la manière dont il se comporte en présence de l’eau et de 1 iode. En outre, on constatera la facile transformation du glycogène en sucre. La préparation de ce corps doit être conduite aussi rapidement que possible, parce que dans les tissus où, jusqu’à présent il a été rencontré, se -trouvent aussi des ferments saccharigènes.