‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 110 sur 340 · Uecherche du sucre dans l'urine · texte numérisé non relu

Uecherche du sucre dans l'urine

t La Preuve irréfutable de la présence du sucre dans l’urine est fournie par l’extraction en substance du sucre pur; mais, abstraction faite de ce que la préparation de ce corps à l’état pur ne réussit que si l’urine renferme des proportions assez considérables de sucre, il se trouve quelquefois dans l’urine diabétique une grande quantité de sucre qui est tout à fait incristallisable, et sous ce rapport aussi bien que relativement à son pouvoir rotatoire (il dévie à gauche la lumière polarisée), il se comporte comme le sucre de fruits. Dans ces cas, le résidu demeure sirupeux pendant des mois et il ne présente pas de trace de cristallisation. Aussi, pour déterminer la présence du sucre dans l’urine, vaut-il mieux procéder comme il suit :

1. On remplit a moitié un tube d’essai avec de l’urine, on mélange avec une lessive dépotasse (un excès ne nuit pas) et l’on chauffe pendant quelques secondes très-doucement au-dessus d’une lampe à alcool simple ou d’une lampe à gaz (s’il se produit un abondant précipité de phosphates terreux,

GLUCOSE.

on filtre). On ajoute maintenant avec précaution une solution étendue de sulfate de cuivre tant que le précipité qui se forme se redissout en donnant un liquide bleu d’azur, et l’on chauffe doucement. S’il y a du sucre, on voit apparaître très-promptement dans le liquide des bandes jaunes, qui vont toujours en augmentant, et enfin tout le liquide prend une belle coloration rouge-jaune produite par du protoxyde de cuivre séparé. Si l’on abandonne le tube au repos, le protoxyde de cuivre se dépose pou à peu au fond du liquide sous forme d’un précipité rouge-jaune. La réduction du bioxyde de cuivre a lieu complètement même à froid au bout de quelque temps. Dans celte réaction il faut éviter de faire bouillir la liqueur, parce que d’autres substances, les matières albuminoïdes notamment, peuvent aussi précipiter un peu de protoxyde de cuivre dans des solutions alcalines.

2. On construit un appareil à acide carbonique de Fresenius , comme celui qui est représenté par la figure 40, en choisissant des ballons d’environ 75 à 90c-u- de capacité. Dans le ballon A on verse 30 ou 40 grammes d’urine, un peu d’acide tarlrique (une couple de gouttes) et un peu de levure de bière, et l’on remplit à peu près à moitié le ballon B avec de l’eau de baryte. On ferme ensuite hermétiquement l’appareil à l’aide des bouchons et on l'abandonne à lui-même à une température de 15 à 20° (dans une couveuse par exemple). S’il y a du sucre, la fermentation s’effectue très-régulièrement en donnant lieu aux phénomènes indiqués précédemment. L’acide carbonique est complètement absorbé par l’eau de baryte, et il se sépare dans le ballon B du carbonate de baryte sous forme d’une poudre blanche, brillante, tandis que dans le ballon A il reste un liquide exhalant une odeur vineuse.

3. Un troisième échantillon de l’urine est mélangé avec un excès de lessive de potasse , puis chauffé à l’ébullition dans un tube d’essai, au-dessus d’une lampe à alcool simple ou d’une lampe à gaz; s’il y a du sucre, le liquide se colore peu à peu en rouge brun, et l’acide azotique concentré dégage une odeur sucrée particulière et en même temps piquante.

4. On mélange un quatrième échantillon avec une solution alcaline dioxyde de bismuth et l’on procède comme il a été indiqué précédemment (page 4 52, n° 5).

5. 100 ou 150 grammes d’urine sont évaporés au bain-marie dans une capsule de porcelaine, jusqu’à consistance sirupeuse, et abandonnés à cristallisation. On peut en outre s’assurer si le résidu a une saveur sucrée.

En supposant qu’il n’existe pas d’autres substances douées d’un pouvoir rotatoire, on peut aussi reconnaître la présence du sucre dans l’urine au moyen du polarimètre.

Fig. 40.

136 COMPOSITION DES CORPS

toutl flfiemièrS n"'"?les concurremment sont en «énéral

n ,» 1 ,P0Ur m°"l,rer 'a Prése»<* d" »“cre dons luri e

ce est que lorsque la quanüté du sucre contenu dans l'urine es très petite qu elles peuvent ne pas donner de ré<?»nai - „ , , 1 es*

quand 011 opère avec le liquide primitif. Mais si l’on désire s’assurer'd^*’ “ -P°SitiVe d° !:abs— «U de la présence

L ine fî1 question au bain-marie jusqu’à consistance sirupeuse on épuisé le résidu avec de l’alcool à 0,82, on évanore la solution

on reprend le résidu avec de l’eau, et l’on essaye avec une lessive de potasse de sucre aUm>' U ré*cU#" rimain' mêrac »’« »’ï a qu'une trace

Page 1