‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 114 sur 340 · INOSITE · texte numérisé non relu

INOSITE

Composition centésimale : carbone 40.00, hydrogène 6.GG, oxygène 53 54 Formules : !

I cnsialhsée C,2Iîl2012 -f 4 aq.

fitat naturel : Elle se rencontre dans la substance musculaire du cœur, la chair du cheval, le sang du bœuf, dans le liquide des hydatides (écliino-

INOSITE.

cocues) du mouton, dons le foie, les poumons, le cerveau, la rate, les reins- à l 'étal pathologique, dans l'urine des personnes atteintes de la maladie de Bri°-ht, d’urémie ; dans le diabète sucré elle remplace (quelquefois) le sucre quiVy trouvait tout d’abord, dans des tumeurs du cerveau, chez les personnes convalescentes du choléra, et, souvent en] quantité considérable dans les muscles striés des ivrognes.

L’inosite se présente sous forme de cristaux appartenant au système clinorhombique, généralement groupés en forme de choux-fleurs, mais quelquefois aussi isolés et offrant alors une longueur de 6 à 8 millimètres. La forme fondamentale est probablement un prisme clinoreclangulaire (flg. 49, voy. aussi Funke, Allas , pl . A , fig- 3).

Les cristaux s’effleurissent à l’air, ils ont une saveur nettement sucrée, ils sont facilement solubles dans l’eau, difficilement solubles dans l’espritde-vin concentré, insolubles dans 1 alcool absolu et dans 1 éther. Dans sa solution alcoolique bouillante 1 inosite cristallise complètement par le refroidissement sous forme de petites lamelles brillantes, semblables à la cholestérine et à éclat nacré.

Évaporée à sec avec de \ ' acide chlor-

hydrique, elle n’est pas altérée, il Fig- - inosite.

en est de même lorsqu’on la fait bouillir avec de Yacide sulfurique étendu.

Les alcalis caustiques ne l’altèrent pas non plus à l’ébullition.

Si l’on chauffe l'inosite au-dessus de 210°, elle fond en un liquide clair, qui sous l’influence d’un refroidissement rapide se prend en cristaux aiguillés, tandis qu’il se solidifie en une masse cornée amorphe, s’il se refroidit lentement. Chauffée plus fortement, l’inosite brûle avec une flamme éclairante sans laisser de résidu.

Chauffée avec une lessive de potasse très-concentrée, l’inosite n’éprouve aucun changement de couleur, et lorsqu’on la chauffe avec de la potasse et du sidfate de bioxyde de cuivre, elle ne réduit pas le bioxyde de cuivre ; elle ne donne pas non plus la réaction de Pettenkofer.

L’inosite n entre pas en fermentation alcoolique, mais si l’on abandonne pendant longtemps à elle-même, à une température de 25 ou 50°, sa solution mélangée avec du fromage, de la craie et de l’eau, il se forme de Yacide lactique et de l’acide butyrique.

Si l’on évapore presque à sec sur une lame de platine avec de Yacide azotique une solution d’inosite ou un mélange contenant de l’inosite, si l’on arrose le résidu avec de Y ammoniaque et un peu de chlorure de calcium, et ensuite si l’on évapore avec précaution à siccilé, il se produit une coloration rouge-rose vif, que l’on peut reconnaître môme avec un milligramme d’inosite.

140 COMPOSITION DES COUPS

Préparation - Scherer a extrait l’inosite de l’eau-mère de la créaline du liquide musculaire, qu il mélangea, après séparation des acides volatils

ec de alcool concentré. Le liquide ainsi obtenu se trouble promptement,’ lorsqu on abandonne à lui-même. Le sulfate de potasse cristallise peu à peu, mais lorsqu on continue à ajouter de l’alcool, l’inosite se sépare d’avec lui et apres décanlation de l’eau-mère, on la sépare soit mécaniquement soit par un traitement avec un peu d’eau chaude, qui dissout l’inosite et par le refroidissement celle-ci se dépose en beaux cristaux.

Recherche - La composition de l’inosite la fait reconnaître comme hydrate de carbone, et elle se distingue facilement des autres sucres par la manière dont elle se comporte en présence de la levure, de la potasse et du sulfate de cuivre, et enfin par sa forme cristalline. La réaction avec l’acide azotique, 1 ammoniaque et le chlorure de calcium est d’ailleurs suffisamment caractéristique.

Scylhte. — Cette substance, qui offre beaucoup d’analogie avec l’inosite, a été trouvée par h rendis et Stâdeler dans plusieurs organes des plagiostomes, principalement dans les rems de la raie et du requin. Elle cristallise clans une forme un peu differente de celle de l’inosite, elle est difficilement soluble dans l’eau et elle ne donne pas la reaction de l'inosite avec l’acide azotique, l’ammoniaque et le chlorure ae calcium. Elle se dissout dans l’acide azotique sans se décomposer.

Appendice .

La chitine étant un glucoside, c’est-à-dire une combinaison sucrée conjuguée, nous la rattachons aux hydrates de carbone.

CHITINE.

Composition centésimale : carbone 46.52, hydrogène 6.40, azote 6.14 oxygène 41.14. 0

Formule : CisH15Az012.

État naturel : Elle se rencontre dans les téguments des articulés et dans leurs appendices (piquants, écailles, poils), dans le revêlement des cavités ouvertes des arthropodes (trachées, intestin), et probablement aussi dans les vésicules-mères des échinocoques.

A l’état pur, la chitine est une substance blanche, amorphe, quelquefois transparente et offrant la forme du tissu duquel elle a été extraite.

Elle ne fond pas quand on la chauffe, et elle donne un charbon qui présente toujours la forme du tissu primitif; en outre, bien qu’elle renferme de l’azote, elle ne donne pas de produits de distillation acides.

La chitine est insoluble dans l’eau, l’alcool, l’éther, l’acide acétique, les acides minéraux étendus, ainsi que dans les alcalis (même à l’ébullition dans une solution de potasse concentrée); bouillie pendant longtemps avec de Vacille sulfurique , elle donne de la glucose et de Y ammoniaque. Va-

cicle azotique et l'acide chlorhydrique concentrés la dissolvent sans coloration; après neutralisation avec de l’ammoniaque, l'acide tannique produit un précipité dans cette dissolution.

Préparation. — On obtient très-facilement la chitine des élytres du hanneton en traitant celles-ci successivement à chaud avec de l’eau, de l’alcool, de l’éther, de l’acide acétique concentré et avec une lessive de potasse modérément concentrée.

Recherche. — On reconnaît ce corps à son insolubilité dans les dissolvants ordinaires, à la propriété qu’il possède, quand il est préparé comme il vient d’être dit, de toujours offrir la forme de l’animal ou du tissu employé, à la manière dont il se comporte lorsqu’on le fait bouillir pendant longtemps avec de l’acide sulfurique, enfin par l’analyse élémentaire.

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