‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 117 sur 340 · ACIDE OA P IU QUE · texte numérisé non relu

ACIDE OA P IU QUE

préparation à l’état pur du sel de baryte, mais celle-ci îepose à son toui sui la différence de solubilité des sels de baryte des acides volatils de ce groupe. — Il est absolument nécessaire, pour arriver à un résultat certain, de déterminer le poids équivalent du sel barytique et peut-être aussi celui du sel d’argent. Le caprylate de baryte contient 52,58 p. 100 de baryum , le caprylate d'argent 45,05 d 'argent métallique.

Composition centésimale : carbone 69.00, hydrogène 11.49, oxygène 19.51.

Formule : C20lt-°0*.

État naturel : Comme le précédent, il se rencontre dans les mêmes matières que l’acide caproïque.

L’acide caprique se présente à la température ordinaire sous forme d une masse solide, blanche, cristalline, qui fond à -f- 50°. Il possède comme l’acide caprylique une fa ble odeur de sueur ou de bouc: il est difficilement soluble dans l’eau (1,000 parties d'eau dissolvent une partie d'acide), facilement soluble dans l’alcool. On ne peut pas l’extraire de ses dissolutions à l’état cristallisé. Il entre en ébullition à 267°.

Les caprates sont les sels les plus difficilement solubles de ce groupe.

Le caprate de baryte cristallise en fines aiguilles, à éclat gras ou en écailles, et par évaporaiion spontanée ù l’air en petites écailles, qui offrent une disposition dendritique; il est soluble dans l’eau bouillante et dans l'alcool.

Recherche. — Ce que nous avons dit pour l’acide caprylique convient également pour l’acide caprique. Pour être sûr du résultat, la préparation à l’état pur et la détermination du poids équivalent du sel de baryte sont absolument nécessaires. Le caprate de baryte contient 28,0 p. 100 de baryum.

Résumé et remarques. — Dans les pages précédentes nous n’avons, avec intention, parlé d’une manière un peu détaillée que des acides gras volatils qui, par leur présence dans l’organisme animal et leurs dérivés chimiques, offrent un intérêt immédiat pour l’analyse zoochimique.

L’analyse zoochimique, considérée dans le sens le plus étroit, ne devrait presque jamais offrir l’occasion de séparer les uns des autres et de découvrir avec certitude les acides précédents dans les substances où ils se trouvent mélangés, parce qu’il faut pour cela des quantités de matières beaucoup plus grandes (des kilogrammes) que pour les recherches zoochimiques qui se présentent ordinairement. On devrait le plus souvent pouvoir se contenter de constater d’une manière générale la présence des acides de ce groupe, et peut-être de découvrir par la détermination du poids équivalent quelques-uns des plus faciles à séparer avec certitude. La voie è suivre pour arriver à une séparation complète serait la suivante :

COMPOSITION DES CORPS

Le premier produit de la distillation dans lequel étaient contenus tous les acides volai ils, est saturé avec de la polasse et distillé de nouveau avec de l’acide sulfurique. Dans le récipient on trouve maintenant une couche huileuse et un liquide aqueux. La couche huileuse, qui renferme tous les acides les plus difficilement solubles, depuis l'acide valérianique jusqu'à l’acide cuprique, est décantée avec une pipette, saturée avec de l’eau de baryte et abandonnée à l’évaporation. Les sels barytiques cristallisent dans l’oidre suivant : 1° Caprate de baryte , prismes microscopiques à éclat gras, se présentant à l’œil nu sous forme d’une poudre fine; 2° Caprylatede baryte, granules et amas de petits cristaux; 3° Caproate de baryte, petits cristaux prismatiques formant de petites masses hémisphériques; 4° Valerianate de baryte , grandes lames semblables à la cholestérine. On comprend de soi-même que ces différents produits devront être purifiés par des cristallisations répétées, et qu’il sera nécessaire de procéder à la fixation des poids équivalents, afin de déterminer chacun des termes du groupe et d’ètre renseigné d’une manière positive sur leur absence ou leur présence.

Avec du carbonate de soude on sature la solution aqueuse, qui pouvait contenir les acides les plus facilement solubles, de l’acide butyrique à l’acide formique, et l’on évapore à consistance sirupeuse. S’il y a de 1 acide acétique, de l’acétate de soude cristallise, l’eau-mère décantée est de nouveau décomposée par distillation avec de l’acide sulfurique, la couche huileuse qui surnage est décantée et distillée seule. Ce qui passe entre 120 et 140° est recueilli à part, neutralisé avec de l’ammoniaque, précipité par l'azotate d’argent et bouilli jusqu’à dissolution complète. S’il y avait encore de Yacide formique présent, celui-ci se décompose en donnant lieu à une coloration noire. On filtre, et par le refroidissement le propionale d'argent cristallise. Dans le eus de la présence de l’ac de butyrique, la portion qui distille entre 141 et 164° doit contenir cetacide; c’est pourquoi on la recueille aussi à part, puis on la sature avec de la baryte et on évapore à cristallisation. Le butyrate de baryte qui se sépare doit être purifié par recristallisation.

L’acide formique peut être facilement reconnu dans un mélange par sa réaction en présence des sels d’argent et de mercure. Une méthode de séparation des acides butyrique et valérianique, proposée par Liebig et basée sur la saturation et la distillation fractionnées du mélange acide, a déjà été indiquée précédemment.

§ ri.

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