ACIDE PALMITIQUE
Composition centésimale : carbone 75.00. hydrogène 12. nO, oxygène 12. oO.
Formule :
État naturel : A l’étal de glycéride il se rencontre dans toutes les caisses animales, dans le beurre, sous forme de sel de soude, on le trouve
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dans le sang et les exsudations de ce fluide, il est contenu dans les fèces en combinaison avec la chaux; à l’état libre il exisie dans le pus décomposé et dans les masses tuberculeuses en décomposition; dans le blanc de ba* leine il se trouve à l’état de palmitatede cétvle.
Il cristallise en belles aiguilles blanches réunies en houppes; il fond exactement à 02°, se solidifie par le refroidissement non pas en aiguilles, mais en écailles cristallines formant des amas. Kn le chauffant avec précaulion on peut en volatiliser de petites quantités sans décomposition. L’acide palmitique est insoluble dans l’eau, il surnage celle-ci, mais il se dissout, facilement et complètement dans l’éther et dans l’alcool bouillant. Par le refroidissement il se sépare de la solution alcoolique. Les solutions ont une réaction acide et elles chassent l’acide carbonique des carbonates.
Chauffé au contact de l'air, l’acide palmitique prend feu et bride avec une flamme éclairante et fuligineuse.
Ses sels ressemblent à ceux des autres acides gras proprement dits; seulement les palmitates alcalins sont solubles dans l’eau, mais ils sont dér composés par un excès de ce liquide en alcali libre et sel acide qui se sépare. Les palmitates alcalins sont aussi séparés de leurs dissolutions par le sel marin. Les autres palmitates sont insolubles.
(Voyez, pour les formes cristallines microscopiques, Funke, Atlas, pl. YI, fiy. 5; Robin et Verdeil, Allas, pl. XXXVII I , fig. 1 et 2.)
Recherche. — D’après ce qui vient d'êLre dit relativement aux propriétés de l’acide palmitique, il est évident qu'on ne peut le reconnaître, dans le cas où il se rencontre isolé, que par un essai comparatif de ses propriétés, en tenant compte notamment de son point de fusion et de son poids équivalent; mais si, comme cela a lieu le plus ordinairement, il se trouve mélangé avec l’acide stéarique, l’acide oléique et d’autres acides, on doit commencer par l’isoler, ce à quoi on arrive à l'aide du procédé indiqué par Heintz (procédé qui repose sur la précipitation fractionnée des sels de magnésie ou de baryte), mais cela n’est praticable que lorsqu’on a de grandes quantités de matières à sa disposition. Dans le cas contraire l’analyse microscopique peut dans certaines circonstances être d’un puissant secours, en supposant que 1 on s est déjà assuré de la présence d'acides gras proprement dits. La forme sous laquelle se présentent au microscope les cristallisations de l’acide palmitique sont représentées, dans les atlas de Funke et de Robin et Verdeil , par figures indiquées précédemment.
Le palmitate de baryte renferme 21,17 de baryum , le palmüate d'argent 29,75 d’ argent métallique .
Composition centésimale : carbone 70.00, hydrogène 12.08, oxygène 11.20.
Formule: C3BH3004.
État naturel : On le trouve dans les mômes substances que l’acide palmitique. Le suif de mouton en renferme de très-grandes quantités sous forme de glycérides.
L’acide stéar ique cristallise dans l’alcool bouillant en écailles ou lamelles blanches, brillantes, qui au microscope se présentent sous forme de lames rhomboïdales très-allongées, dont les angles obtus sont aussi arrondis que ceux de l’acide urique cristallisé en forme de pierre à aiguiser; seulement les cristaux de l’acide stéarique sont beaucoup plus longs et offrent un diamètre transversal beaucoup plus petit que les cristallisations analogues de l’acide urique. On trouve souvent un grand nombre de ces cristaux réunis en groupes sous des angles aigus.
(Voyez Funke, Allas, pl. VI, fig. G; Robin et Verdeil , Atlas, pi. XXXIX, fig. 1 et 2.)
L’acide stéarique fond à 69°, 2, et par le refroidissement il se solidifie en une masse cristalline semblable à de la cire. Relativement à sa solubilité il se comporte en général comme l’acide palmitique; seulement il est un peu plus difficilement soluble dans l’alcool aqueux, et pour cette raison il cristallise le premier dans les mélanges de ces deux acides.
Si l’on chauffe l’acide stéarique au contact de l’air au-dessus de son point de fusion, il se décompose en acide palmitique , palmitone, eau, et en un hydrocarbure huileux. Bouilli avec de l 'acide azotique, il donne plusieurs termes de la série des acides gras volatils. Les stéarates se comportent en général comme les palmitates correspondants.
Recherche. — Elle repose sur la détermination du point de fusion et du poids équivalent de l’acide isolé. Le stéarate de baryte contient 19,48 pour 100 de baryum , le stéarate d'argent laisse après combustion 27,62 pour 100 d'argent métallique.
Acide liyénique : Cs°H8004. — Cet acide, encore peu étudié, a été extrait du contenu des glandes anales de la hyène (Hyœna striata). Par le refroidissement de sa solution alcoolique bouillante, l’acide se sépare en grains qui, examinés au microscope, se présentent sous forme de fines aiguilles. 11 fond à 77°.
Composition ccntésimaale : carbone 70.59, hydrogène 12.06, oxygène 11.5.).
Formule : C3GIIv‘04.
Comme le montre la formule précédente, l’acide oléique n appartient pas a la série homologue C"lI"0/‘, mais à une série moins riche en hydrogène (.°ll" -0*.
ACIDE OLÉIQUE.
État naturel : L’acide oléique se rencontre principalement dans les graisses animales et végétales qui sont liquides à la température ordinaire, mais en plus grande proportion dans la plupart des dernières; on le trouve par exemple dans la matière grasse du sang, de la bile et d’autres liquides animaux. Il existe dans ces substances soit sous l'orme de glycéride, en partie saponifié, et exceptionnellement à l’état libre.
L’acide oléique pur est, au-dessus de 14°, un liquide limpide comme de l’eau, incolore, inodore, insipide, de consistance huileuse, et sans action sur les couleurs végétales, lorsqu’il n’a pas encore été exposé au contact de l’air. Si au contraire il a éprouvé l'action de l’air, il est jaune, il a une odeur et une saveur rances, et il rougit le papier de tournesol. A -f- 14°, il forme une masse cristalline blanche, et dans l’alcool fortement refroidi il cristallise en longues aiguilles. Il est presque insoluble dans l’eau, facilement soluble dans l’alcool et dans l’étber.
L’acide oléique est un acide non volatil ; soumis à la distillation sèche, il donne naissance à di férents hydrocarbures et à de l 'acide sébacique.
L’acide sebacique, C20H1808, est un acide qui ressemble beaucoup à l’acide benzoïque; il ne peut être obtenu que par distillation de l’acide oléique, et il se forme exclusivement aux dépens de ce dernier, de sorte que, de la formalion d’acide sébacique lors de la distillation d’une graisse, on peut conclure avec cerlilude cà la présence de l’acide oléique II se présente sous forme de cristaux aiguillés, blancs, nacrés, qui au microscope paraissent réunis en groupes, ou sous forme de grandes lames partant d’un centre et se pénétrant sous des angles différents; en outre les cristaux se terminent en pointe, sans former un angle de troncature mesurable. Voyez Funke , Atlas, pl. I, fig. 5. Il fond à 127° et il distille sans décomposition. Il est soluble dans l’eau bouillante, et en toutes conditions et proportions dans l’alcool et dans l'éther. Sous l'influence d’une ébullition prolongée (6 à 8 jours), avec de Y acide azotique , il se transforme en acide pyrotar trique.
Si 1 on traite l acide oléique par Y acide azoteux, toute la masse se transforme en un acide facilement cristall isable, isomère de l’acide oléique et fondant à 45°, Y acide éldidique.
Une petite quantité d’acide azoteux suffit pour convertir une grande quantité d'acide oléique en acide élaïdique.
L acide oléique chauffé avec de Y acide azotique fumant et distillé fournit tous les acides huileux volatils de la formule Cnlln04.
Avec l’acide azotique ordinaire, l’acide oléique donne de l’acide subérique et des acides d’une constitution analogue.
Chauffé avec de l’hydrate de potasse, il se décompose en acide palmitique, acide acétique et hydrogène.
Les combinaisons de l’acide oléique avec les bases sont molles, visqueuses, incristallisables, et par suite elles conviennent pour la préparation des savons et des emplâtres mous. Cependant l’oléate neulre de plomb estime poudre blanche, qui fond â 80° et se distingue des sels plombiques de tous les acides gras solides par sa solubilité dans l'alcool bouillant.
COMPOSITION DES COUPS
Recherche. — La recherche de l'acide oléique est basée sur sa séparation des acides gras solides, desquels il se distingue suffisamment par la solubilité d<‘ son sel de plomb dans l’éther bouillant, par sa réaction en présence de l’acide azoteux, et par ses produits de distillation sèche. Aucun des autres acides gras soumis à la distillation sèche ne donne d’acide sébacique, cependant nous devons faire remarquer que Yacide oléique modifié par l’influence de l'nir ne donne souvent que très-peu ( Yacide sébacique.
GIUISSES.
Les substances que l’on a coutume de désigner sous le nom de graisses, et qui sont très-répandues dans le règne animal et dans le règne végétal, sont, comme on le sait, des glycèrides des acides gras, c’est-àdire des éthers neutres de l’alcool triatomique, la glycérine : C°H80° ou
C‘H;j0o. Si nous désignons par R les radicaux des acides gras, la formule
générale des glycèrides est Mais les graisses qui se rencontrent
dans le règne animal sont des mélanges de différents, glycèrides, des glycèrides de l’acide oléique, de l’acide palmitique, de l’acide stéarique, etc.
État naturel : Dans l’organisme animal les graisses se trouvent dans tous les organes ; elles sont accumulées dans certaines régions, et on les trouve dans tous les liquides animaux, l’urine exceptée.
A la température ordinaire les graisses animales sont molles et a isqueuscs, quelques-unes possèdent une grande consistance, d autres au contraire sont
fluides. .
Toutes les graisses possèdent les propriétés communes suivantes : elles
sont incolores ou jaunâtres, insipides et inodores (à 1 état frais), elles surnagent l’eau, elles rendent le papier et le linge transparents (taches de oraisse), elles fondent au-dessous du point d’ébullition de l’eau, se solidifient par un refroidissement énergique en lamelles ou écailles blanches et nacrées (notamment dans leurs solutions alcooliques) ; elles sont insolubles dans l’eau, généralement solubles dans l’alcool bouillant, d où elles se séparent par le refroidissement; elles sont toutes facilement solubles dans l ether et les huiles volatiles. Lorsque l’eau tient en dissolution des substances qui lui donnent de la viscosité et une densité plus grande, les graisses qu’elles renferment y restent suspendues sous forme de gouttelettes microscopiques. Sous l’influence de l’air les graisses se décomposent avec dégagement d’acides volatils (elles deviennent rances). Chauffées au contact e f air, elles s’enflamment et brûlent avec une flamme éclairante.
Lorsqu’on fait bouillir sans interruption les graisses avec les hydrates alcalins et de l’eau, elles sont saponifiées, c’est-à-dire que les aci es oiment avec l’alcali employé des combinaisons solubles dans I eau, tand s