‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 137 sur 340 · RECHERCHE DES PIGMENTS BILIAIRES DANS LES LIQUIDES ANIMAUX · texte numérisé non relu

RECHERCHE DES PIGMENTS BILIAIRES DANS LES LIQUIDES ANIMAUX

A. Dans l'urine.

L’urine qui contient des pigments biliaires a une couleur foncée, elle est brune, brun vert, brun rouge, vert foncé ou vert d'herbe ; elle mousse fortement, quand on l’agile, et teint en jaune ou en verdâtre un papier à filtrer qu’on y plonge. Les méthodes suivantes sont surtout convenables pour un examen plus approfondi :

4 . Dans un petit verre à réaction terminé en pointe inférieurement, on verse un échantillon d’urine, et, en évitant toute secousse, on ajoute avec précaution, à l’aide d’une pipette, de Y acide azotique contenant de Y acide azoteux (de l’acide azotique devenu jaune à la suite d’une longue exposition à la lumière est ce qu’il y a de plus convenable), qu’on laisse couler goutte à goutte le long des parois du verre. Si la quantité du pigment biliaire n’est pas trop faible, il se forme, dans la pointe du verre, une zone colorée, qui passe du vert au bleu, au violet, au rouge et au jaune. En présence de la bilirubine, le vert apparaît toujours en premier lieu et- son apparition à ce moment est caractéristique. Lorsqu’on évite de remuer le verre, les différentes couleurs se superposent de bas en haut, de façon que le vert apparaît toujours dans la partie la plus basse (réaction de Gmelin).

La sensibilité de la réaction est augmentée, lorsqu’on la modifie de la manière suivante :

Au fond d’un tube à essai on verse 2 ou 5 centimètres cubes d’acide azotique pur, on ajoute une goutte d’acide azotique contenant de l’acide azoteux, et, maintenant à l’aide d’une pipette, on fait couler lentement de l’urine, de manière que les deux liquides ne se mélangent que peu à peu. La zone colorée apparaît alors aux surfaces de contact, le vert en premier lieu, puis les autres couleurs (Kühne).

La réaction de Gmelin est très-sensible; son exécution exige cependant l’observation des précautions suivantes : Comme l’alcool donne naissance, avec l’acide azotique impur, à des phénomènes de coloration analogues, il ne faut jamais employer pour l’essai des extraits alcooliques. Si 1 on a de pareils extraits, il faut les évaporer et reprendre les résidus par 1 eau. Les urines, qui renferment beaucoup d 'indican, donnent, avec 1 acide azotique, même dans le cas de la présence de pigments biliaires, des zones rouge et violette ; aussi doit-on toujours constater si le vert apparaît en premiei lieu; si cela n’est pas, la réaction ne prouve rien. Si 1 urine en question contient de l’albumine, la présence de cette matière ne présente aucun inconvénient. Le coagulum albumineux, qui, lors de 1 addition de 1 acide azotique entraîne avec lui une grande partie du pigment, prend immédiatement les colorations caractéristiques, et alors le vert et le bleu sont es nuances qui persistent le plus. Mais, si l’on a à essayer une urine contenant

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