‹ Traité d'analyse zoochimique qualitative et quantitative; guide pratique pour les recherches physiologiques et cliniques à l'usage des médecins, des pharmaciens, des chimistes et des étudiants, [electronic resource]Chapitre 276 sur 340 · CARACTÈRES CHIMIQUES GÉNÉRAUX DE LA SALIVE · texte numérisé non relu

CARACTÈRES CHIMIQUES GÉNÉRAUX DE LA SALIVE

A la température d’ébullition de l’eau, la salive devient trouble, et avec la salive parotidienne le trouble produit par l’ébullition ne disparaît pas lorsqu’on ajoute de l’acide azotique.

La salive sous-maxillaire, étendue avec beaucoup d’eau et traitée par un courant d acide carbonique, laisse déposer des flocons d’une matière albuminoïde, qui se redissolvent par agitation avec l’air.

Si on chauffe de la salive avec de l 'acide acétique, il se forme également un trouble floconneux, dû a la séparation d’une matière albuminoïde.

L alcool précipite de la salive des flocons blancs de mucine et de matières albuminoïdes. Le perchlorure de fer produit dans la salive une coloration rouge due à la formation de sulfocyanure de fer.

La salive, est en outre précipitée par V acide tannique , les acétates neutre

et basique de plomb, 1 azotate de protoxyde de mercure et le bichlorure de mercure.

Le ferrocyanure de potassium, l’acide chlorhydrique, l’acide sulfurique, la potasse, 1 ammoniaque et l’alun n’y produisent ni trouble ni précipité.

La salive parotidienne se trouble au contact de l’air comme l’eau de chaux, et elle dépose un sédiment de carbonate calcaire. Outre le carbonate de chaux, il se précipite une matière organique encore peu étudiée.

Si 1 on traite à froid, ou mieux encore à 35 ou 40° de l’amidon bouilli avec beaucoup d’eau par la salive (environ 1 partie de salive pour 3 parties ? amid0n d eau)’ souvent au bout de quelques minutes, mais dans tous es cas apiès quelques heures, une partie de l’amidon est transformée en

ANALYSE DES SUCS DIGESTIFS

glucose ; la solution filtrée donne alors toutes les réactions de ce dernier corps. Le glycogène est aussi converti plus ou moins rapidement en sucre par la salive. Exposée pendant longtemps à l’air, la salive perd peu à peu son pouvoir saccharigène.

ANALYSE QUALITATIVE DE LA SALIVE

Comme la salive ne renferme qu’un petit nombre d'éléments chimiques nettement caractérisés, l’analyse qualitative de cette sécrétion est limitée à la recherche des matières albuminoïdes, du sulfocyanure de potassium, de la ptvaline, des matières grasses et des sels inorganiques ; la marche à suivre pour découvrir ces différents corps se trouve dans le paragraphe précédent et dans la première partie de cet ouvrage, à propos de chacune de ces substances. Il est convenable de rechercher les éléments minéraux dans la cendre, et de suivre pour cela la méthode qui sera indiquée plus loin. (Chap. VII. Analyse de la cendre des substances animales.)

Les iodures et les bromures métalliques peuvent être découverts, sans aucune préparation préliminaire, dans la salive filtrée, et à l’aide des réactifs indiqués pour l’urine (§ 145, 1 et 2); pour découvrir le mercure on peutse servir du procédé qui a été décrit avec détails pour la recherche de ce métal dans l’urine (§ 145, 5).

L’urée, la glucose, les pigments biliaires, l’acide lactique et la leucine sont recherchés d’après les méthodes indiquées pour les liquides séreux.

ANALYSE QUANTITATIVE DE LA SALIVE

L’analyse quantitative de la salive est limitée, par la nature elle-même du liquide, à la détermination de l’eau, des matières solides en général et des sels inorganiques, des cellules épithéliales et de la mucine insoluble, des matières grasses et enfin du sulfocyanure de potassium.

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