CARACTÈRES CHIMIQUES GÉNÉRAUX DES OS
Si on suspend des os dans un grand vase rempli avec de l’acide chlorhydrique très-étendu, et si on les abandonne pendant quelque temps à eux-mêmes à une basse température, toute la terre osseuse est à peu près dissoute, et l’osséine reste en conservant la forme de l’os. L’osséine se compose de tissu collagène, et par ébullition avec de l’eau elle se transforme très-rapidement et complètement en gélatine. Si l’on traite les os à chaud par l’acide chlorhydrique étendu, il se dégage de l’acide carbonique; l’os se fissure de dedans en dehors et commence à se diviser en lamelles fibreuses, que l’on peut détacher suivant la longueur et qui, si elles sont suffisamment minces, possèdent la propriété de polariser la lumière comme les lamelles de mica.
L’osséine, telle qu’on l’obtient en épuisant les os par l’acide chlorhydrique étendu, est, à l’état humide, flexible et élastique, jaunâtre, transparente, mais elle devient dure par dessiccation.
Quand on brûle des os, toute la matière organique se détruit, si l’action de la chaleur se prolonge suffisamment, et il reste la terre osseuse, mélangée avec quelques sels produits par l’acte de la combustion.
ANALYSE QUANTITATIVE DES OS
On a indiqué pour l’analyse quantitative des os plusieurs méthodes, qui ne peuvent, pas être toutes indiquées dans cet ouvrage. Nous ne décrirons donc que la méthode qui est le plus en rapport avec l’état actuel de la science et qui a été employée par Ileintz dans des recherches très-approfondies et très-exactes.