SECTION TROISIEME
Les membres supérieurs, pendant de chaque côté du tronc, ne sont pas seulement des organes de loucher et de préhension ; ils ont également pour fonction de maintenir le corps en équilibre dans la marche, et surtout dans une course un peu rapide, où ils servent véritablement de balancier. Il en résulte que, quand il y a entre eux une inégalité originelle notable, Féquilibre menace de se rompre h chaque instant, la course est très difficile ; et peut-être les efforts que le tronc est obligé de faire pour ne pas incliner du côté le plus lourd, pourraieut*ils être comptés parmi les causes des déviations de l'épine ; ce qui est à vérifier. La diminution d'un de ces membres par une amputation a les mêmes conséquences. J'ai publié l'histoire d*utt coureur, amputé de l'avant-bras gauche par Dnpuytren, et qui, voulant reprendre son métier, était obligé de faire des efforts continuels pour ne pas tomber du côté droit, et par cette dépense de forces perdait une grande partie de son agilité. Oupuytren lui conseilla de porter un avant-bras artificiel afin de rétablir Téquilibre (i).
Le membre supérieur semble se diviser naturellement en quatre grandes sections, savoir : Vépaule^ le bras, Vauani-bras et la main. Mais lorsqu'on veut les séparer par des limites exactes, telles qu'il convient 5 une description scientifique, on s'aperçoit qu*il est d'autres parties qui n'appar-
(1« Gas9ttemédicttlê^ 1832, p. 501.
tiennent en réalité à aurune de celles qui viennent d'être nommées, el que le langage vulgaire même en a distinguées : ainsi, le coude est iolermédiaire au bras et à Favant-bras, sans tenir plus à Tun qu*à Taotre; le poignet forme une région spéciale entre Tavant-bras et la main. De là six chapitres principaux, sous lesquels viendront se ranger les régions secondaires: M. Velpeau en a ajouté un septième pour les doigU; mais ils m*ont p^ru devoir être compris dans la (lescriptioa de la loaio.