‹ Traite d'anatomie chirugicale et de cirurgie experimentale v.2 (volume 2)Chapitre 41 sur 51 · SECTION QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SECTION QUATRIÈME

Les membres inférieurs, destinés à la sastentation da trooc et à b progression, ne peuvent remplir ce double oBBce sans réunir certdocs conditions indispensables. 11 faut premièrement qu'ils soient tous deux d'une égale longueur ; deuxièmement, qu'ils s'insèrent au bassin ^ ou égal niveau ; troisièmement, qu'ils se fléchissent dans leurs diverses articulations pour la marche, et se raidissent au contraire en un levier solide pour la station ; quatrièmement, que leur direction soit telle que la plante du pied pose pleinement à terre, et ne soit pas trop éloignée do ceotre de gravité du corps ; cinquièmement enfin, qu'ils aient la force nécessaire pour ne point fléchir sous le poids qu'ils ont à supporter.

Que l'une ou l'autre de ces conditions manque, et la station ne saurait être que peu solide, la marche que vacillante et inégale. On voit par ft combien de causes générales, embrassant une foule de causes particulières, peuvent déterminer la claudication. Nous aurons l'occasion de revenir sur plusieurs de ces causes : je n'ajouterai pour le Dooment qu'une seule observation ; c'est que, quelle que soit l'affection qui détermine la claudication, et quelle que soit h longueur du membre, les malades, dans la marche, rejettent le plus souvent le poids du corps sur la jambe saine, ce qui tend à faire relever le bassin du côté affecté; et s'ils portent une canne, c'est pour l'ordinaire à la main du côté saiau Lors donc qu'on veut faire marcher un malade encore impotent, au lieu de loi offrir un appui du côté affecté, c'est le côté sain qu'il faut soutenir de préférence. Je dois ajouter néanmoins que j'ai vu quelques siyeU infirmes porter la canne ou le béquiUon du côté le plus biUe ; ce sont des exceptions rares, et dont je n'ai pu saisir la cause.

Le mode de division que nous avons suivi pour les membres sapérieurs s'applique naturellement aux inférieurs. Nous étudierons donc successivement : 1* la hanche,^^ la cuisse^ 3* le getwu, k^ la S^lecoU'de^pied^ ù' le pied.

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