‹ Traite d'anatomie chirugicale et de cirurgie experimentale v.2Chapitre 26 sur 65 · BU TISSU CELLULAIRE · texte numérisé non relu

BU TISSU CELLULAIRE

I 1. ^ Disposition générale.

Le tissu cellulaire^ gangue commune et moyen d'union de tous les organes et de toutes les fibres du corps, peut être considéré à Tintérieur des parenchymes mêmes et en dehors. C'est de cette dernière portion que nous avons à nous occuper. Le tissu cellulaire, logé entre les interstices des organes, communique d'une région à l'autre par tout le corps, ce qui explique quelques sympathies, et rend compte principalement de la progression de certaines collections purulentes. Nous l'examinerons d'abord dans le tronc avant de le poursuivre dans les membres.

Le crâne et lerachis contiennent fort peu de tissu cellulaire, qui communique à l'extérieur par les trous de ces cavités. Un peu plus abondant sous le cuir chevelu, il y diffère singulièrement sous le rapport de la densité, suivant qu'on l'examine en dehors ou en dedans de l'aponévrose épicrftnienne ; nous verrons, en nous occupant de cette région, le parti que Pott a voulu tirer de cette circonstance. Ses communications avec celui de la face et du cou sont trop sensibles pour qu'il soit besoin de s'y arrêter.

Il est très-abondant à la face ; les orbites en sont remplies; l'excavation des joues en contient beaucoup ; les environs de la langue en sont garnis. Les fosses nasales en contiennent très-peu ; les lobes et le bout du nez, le pavillon de l'oreille, les paupières, les lèvres en possèdent à peine. Il communique avec celui du cou par sa portion sous-cutanée, par les intervalles des muscles de la langue, mais particulièrement par Tes* pace triangulaire qui loge la glande parotide. C'est par là surtout que les abcès des parties latérales de la face descendent vers le cou ; j'ai réussi à en cicatriser un chez une jeune femme par une simple ponction au cou qui a donné issue à tout le pus de la face.

Le cou contient beaucoup de tissu cellulaire, surtout sur les parties latérales où se trouvent les ganglions lymphatiques, et dans l'intervalle compris entre le stemo-mastoïdien et le trapèze, où se voient l'origine des nerfls brachiaux et le trajet des vaisseaux sortant de la poitrine. Il communique avec celui de cette cavité par l'ouverture large que présente sa partie supérieure ; de là vient que, lorsque quelques cellules du poumon se rompent^ l'air s'échappe fort rapidement vers le cou.

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