‹ Traite d'anatomie chirugicale et de cirurgie experimentale v.2Chapitre 3 sur 65 · IT PRÉFACE · texte numérisé non relu

IT PRÉFACE

loppement de lu région, de l*organe, de Tappareil qui a fait rcibjel du chapitre.

Ce serait ici le lieu d'exposer les modifications qui fli.stingiit*ront celte édition de la précédente. Les additions sauteront aux yeux de prime abord : de H 50 pages l'ouvrage montera à plus de 1650; c'est une augmentation de près de moitié. I/anatomie générale a pris une large part dans ces accroissements; riiistoîre des artères,des veines, du système nerveux, a (ilusque doublé d'étendue; ce sont quasi des chapitres nouveaux. Mais un ilernier chapitre qui inanr]uait]usqu*jci à tous nos Traités^ c'est l'iiistoire du sang; cbose étrange à dire, que le sang, f]ui joue un si grand rôle en chirurgie, n'ait jamais été sérieusement étudié par les chirurgienslJ'ai cherché à en l'aire l' histoire aussi complète tjuc possible, en tant du moins qu'elle pouvaitscrvîr à d'utiles applications; je l'ai examiné aussi bien au point de vue médical qu'au point de vue cliirurgical ; et je n'ai pas besoin de tlire avec quelle attention j'ai résuinéces belles veû\^ïv\\çssm V hématologie pathologique^ qui seront à In fois Thonneur de notre époque et de notre pays, L'anatomie spéciale a reçu aussi des additions considérables; tout ce qui touche, par exemple, à rhisloire des hernie^, des luxations, des fractures, a été presque entièrement remanié, et enrichi de dissections, d'expériences et de déductions nouvelles*

J'arrive enlîn à un point beaucoup plus important à mes yeux que tout le reste; je veux parler de Tesprit philosophique que j'ai cherché a imprimer à cet ouvrage. Déjà, dans ma première édition, en cherchant a tirer de Tanatomie pure des lumières pour la chirurgie, j'avais compris tout le danger qu'olTraient ces applications d'une science à une autre, le danger de conclure ou trop vite ou trop loin. J'avais donc établi tout d'abord des principes propres à diriger sûrement dans ces applications; et je me réjouis de pouvoir reproduire aujourd'hui, après vingt ans, ces pages écrites à une époque encore bien juvénile, et surtout ou j'étais seul à lutter contre l*entralnement à peu près universel,

t L'anatomie, disais-je, Dérc des services rendus par elle à la médecine opératoire, a élevé depuis quelque temps des prétentions exagérées, et voulu juger avec la même autorité certains

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