‹ Traite d'anatomie chirugicale et de cirurgie experimentale v.2Chapitre 42 sur 65 · I. ts · texte numérisé non relu

I. ts

554 m SYSTÈME LYMPHATHIODE.

entre deui paires de valvules et qui sont aceDmpdgnées dn Ve du vaisseau, peuvent donner lieu à ia formation d'kiyddtidesi a£seilum est hors de toute vraisemblance.

Ces membranes sont beaucoiip plus dilatables quû celïe^ des veiniir au£tsi eiiste-t-il une «énorme difl^n'iice enlre l^s Iftnphatîqtics vid^^s et les J jmpbaiiques pleins. Dans quelques ca? rare*, on les a vus offrir des dilatations chroniques tout à fait analogues aux varice:».

AmuBsat a dissi^qué des lymphatiqucG de Faine développés jusque àtm les ganglions, au puînt que ceux-ci paraissaient transrormés en vais»etui, et qu'ils formaient à ct)aque alrte une tumeur qui avait été prise pour une hernie et coulenue par un double bandage (1); et fen citerai plus bas d'autres exemples. Dans une éi^idémie de tièrre pucrpërak ub«tt^ à la Maternité, M. Ûescbamp;» a trouvé Jes ljmphaliqut!;s de Vmiéjm et d'autres distendus par un liquide puriformet et il a pu ^ tltiidier itm variétés de dilatation», savoir : i" Dilatations anévrimmlet quand les dilatations se suivent» séparées seulement par les réti meuts valvulaires, et se prolongent juBqu'aui ganglions en fortuit dif chapelet ; 2« Uilalaitons anévrismates circonscriteg^ bien <:anniit*ji dr^ anatomo-pathologistes ; plusieurs même eu n saillent de disséquer atec grand soin les tumeurs purulentes de la surface de rutérns dani Ici métriles puerpérales, pour ne pas conrundrc ces diktahoas a» derables avec la membrane pyogénique d*un abcès; 3" Ânévrimm ewterne, tantdt occupant toute ta circonférenoe, tantôt Umiié à uis o6té

STRUCTURE BT PROraiÉT&S. 955

61 suivant le tnyet des lymphatiques. Ils aboutissent à d^autres plaques érythémateuses, variant pour la couleur du rose clair au rouge livide, el qui montent toujours le long des membres, jusqu'aux ganglions de Talne ou de l'aisselle qui se gonflent à leur tour.

(Test ainsi que la lymphite aiguë a été généralement observée et décrite. Blandin avait émis une autre doctrine ; selon lui, tout érysipèle traumatique aurait pour élément principal une lympblte qui se joindrait

. à rinflammation du tissu cutané ; par là il expliquait la tendance de cet érysipèle à faire des progrès en suivant le trajet des lymphatiques qui émanent de la peau affectée , et môme aussi sa gravité beaucoup plus grande que celle de l'érysipèle spontané, où Télément cutané de rinflammation prédomine. La pratique répondant à la théorie, Blandin

. négligeait Térysipèle proprement dlt^ et dirigeait tous ses moyens antiphiogistiques sur les ganglions auxquels se rendaient les lymphatiques enflammés. Ainsi^ pour un érysipèle à la jambe, il appliquait des sangsues à Faine ^ unique moyen^ selon lui, d*empécher la lymphite de se

•I propage plus haut^ et d*empécher l'altération générale des .fluides qui

, .arrive si souvent da^s les affections de tous les vaisseaux centripètes (I).

^, Cette doctrine a sans doute quelques faits pour appui; mais évidemment ^Plandin avait trop génér/ilis4> et bon nombre d'érysipèles ambulants que l'on limite avec le nitrate d'argent, ne sauraient être attribués à la lymphite. Les érysipèles de la face, par exemple, qui ont tant de tendance à 16 propager au cuir chevelu, suivent une direction tout opposée à celle que leur imprimerait l'inflammation des lymphatiques. . Il a été bien démontré que le pus trouvé dans les lymphatiques peut provenir de leur inflammation même; dans la péritonite pseudo-membraneuse, où il existe à peine de Tépanchement, on retrouve du pus

, dans je système lymphatique ; et M, Cruveilhier a vu de la suppuration

. dans ces vaisseaux dans une fièvre puerpérale sans la moindre trace de péritonite ou de toute autre altération du tissu utérin (2). Mais est-fl pfrouvé que les lymphatiques puissent absorber le pus en nature, comme si quelquefois le sang épanché (Yelpeau), la matière cancéreuse, etc.?

' (1) Voyes FirancÊ médiealê, 20 décembre 1836. — Ribes avait, au contraire, 60iida de ses dissecUons que l'érysipèle était dû spécialement à riDflaininaUon des capillaires veineux, les lymphatiques y prenant même moins de part que les eapUlaires artériels ; il est vrai qu'il ne distinguait pas l'érysipèle traumatique. Mém. âê la Soc ^émulation, t. VIII, p. 624.

(3) Nooat, De la méiro-péritonite furpéraU ; Thèu inaug,, Paris, 1S32; — Daplay, De ia ^ésence du put dans Us taisiMUX l$m]^tiqu9t de l'utérut à la mdiê de l'aecouéhefmmt; Archiv. gén. de tnéd,, 18S6, t. X, p. 314.

350 DU SYSTÈME LYMPHATIOUE.

Cela nVst guère probable <(ue éï ces vais§eaiix étaient divisés du rnmpuf, et plongeaient lenrs otivertures bt^anles dans le fi^^er purulent, sanguin ou cancL^reux, Dans tous ks cas, il faut savoir ati moins que k dicte te-

live l'absorption Ûc$ lymphatiques proprement dits. J'ai assisté Collanl de Uarlîgny dans les belles recherches qui lui ont monird, ious le rapport de l'ah«orption» ud arita^nni^me remarquable entre les cbylifènss H teâ lymphatiques du resli; du corps. Sur des animaux qu'on \ue quelque temps ajjrcs leur i-epa^, on trouve le^ chylifères pleins, les l^tnptittiqiiei TidfSï sur des animaux qu'ion laisse souffrir pendant longtemps <ie h Taitn, les chylirèressonl villes et tes autres lymt)hatîquâs pleinif (I). Résultai Tort curicujCj et qui, j(}int k celui qu^a obtenu Magendie de la sou^ traetion du sang, semblerait it)dii]uer qu'il est dangereux datis le^ grande! suppurations d'aiïaiblir trnp le malade, soit par des saignées, soit p^rlt dièle, de peur que la résorption plus active ne s'exerce sur le pus en nature. Hais je le n^pèle, l'absorption du pus par Vactioa naturtîlle àeà lymphatiques a besoin d'être démontrée.

E^t-ce aussi par une absorption de matière m or bi H que transportée sur les ganglions, ou seulement par un elTet sympathique, que ceui-ei s^eogcr genl si souvent à la suite de diverses alTectionsf Pour Les virus, dans ht piqûres avec des instruments imprégnés^ Bichat pense qu'il y a transpf^ de mattèie absorbée; et cela ne parait guère douteux pour le vaccin par exemple; mais alora les lymphatiques ont été ouverts par la lanrdte^

on à la cicatrice plutôt que dans les gangUoDs; et qu^enflo il a comparé plusieurs fois le tissu d'une glande de Taisselle engorgée par suite d'un cancer an sein à celui des glandes bronchi ]ues enq^orgées dans la phthisiesans y trouver de différence. Cependant, quand Tengoi-gement date d'un certain temps, presque toujours le germe cancéreux y existe. Serait-ce que cet engorgement est dans le principe purement sympathique, et que plus tard seulement s'y ferait le transport de la matière cancéreuse ? Ou bien, selon que le cancer serait ou ne serait pas ulcéré, y aurait-il de prime abord tantôt une irritation sympathique, et d'autres fois absorption de la matière du cancer? Problème d'une immense importance, mais dont la solution est impossible dans Télat actuel de la science.

Les ganglions paraissent formés par un entrelacement inextricable de Taisseaux lymphatiques, entremêlés d'artérioles et de veinules nombreuses; Fobmann pense qu'il y a communication directe dans ces organes des lymphatiques avec les capillaires veineux; mais le passage des injections de l'un à l'autre ordre de vaisseaux n'est pas une preuve incontestable qu'il en soit ainsi durant la vie. Du reste, quant à ces communications lymphatico-veineuses, Abernelby a vu des afférents partir d'un ganglion lymphatique pour aller se rendre dans une veine; mais les anastomoses décrites par Lippi enlre de gros troncs veineux et lymphatiques, sont aujourd'hui universellement rejetées (1).

On n'a pas suivi de nerfs dans les ganglions ; la douleur que cause leur inflammation viendrait-elle de l'étrangloment de leur tissu propre dans la capsule fibreuse qui le contient? Celte capsule a été niée par M. Cru- ▼eilhier; mais Tanatomie pathologique surtout met son existence hors de doute ; elle est très-forte pour tous les ganglions des membres, et quand un amas de pus dans Tintérieur d'un ganglion s'est fait jour au di'hors, elle constitue en partie les parois du kyste, ce qui explique sa résistance à la cicatrisation. J'ai disséqué plusieurs bubons inguinaux depuis longtemps cicatribés ; le tissu fibreux de la cicatrice se continuait sans interruption avec la capsule du ganglion ; celle-ci était plus ou moins appliquée sur elle-même; d'où l'on pouvait conclure, ou qu'elle avait été fortement distendue par le pus, ou , ce qui m'a paru plus probable, qu'une partie du tissu propre de la glande avait été détruite par la suppuration.

<i) Voir les actes de Béelard à VAnatomiê géniraU de BIchat. Voyes aussi : Empiri9ncê$ ntr la commtmjeafiim dèrtef des winet et dei vaiiseaus Lympha- Hquêt, par Rossi ; Àrchiv. gén. dêtnéd., t. X, p. 439; et une communication d'Aanssat à l'Académie de médecine, même recueil, t. XIV, p. lit ; etsartoat BfMchet, ouv. cité.

Les ganglions atEeint a d"* inflammation chronique arrivent sotiVBill ^ j voïuriie énorme, q ni s'augmente encore do gonûemeot des tissus foîsld Pour peu que ririduration ait une dale ancien ni', elle résiste cxltécnement à tous les moyens rési^lulifs, ei acquiert uue dureté comparable i celle d'une tumeur carlilagiueuse. Cela tieiJl tantôt à Tetat de la substance du ganglion lui-marne^ plus sauvent à la tension de la capsule; il semble que celle>d forme un kyste qui isole les parties corilenu es de la vîg cit^ rieure, et les soustrait à Tac lion des médicaments* Je n*Ai trouvé d^âatre ressource alors que dVcraser la tumeur, c'cst^àniire de faire sortir la substance ganglionnaire altérée à travers une rupture de la capsule. S'il j i une ouverture aux téguments, le ganglion est rejeté au dehors, sînoojil s'éparpille dans le tissu cellulaire , où Tabsorption s'en enipare a3s«« promptement (I).

J'alKirde maintenant des questions plus délicates. Les lymphatiques sont des vaisseauiL de retour, cela est certaiu ; dès lors né doiveni^ils pai wt compoiler comme les veines, et verser de la Ijmphe quand Us sont ouverts ?

Disons d'abord que dans les plaies innombrables que Ifî cbirurgleo eft appelé à traiter, ou qu'il produit lui-rnt^mc , il est cicessivement rare de voir sorlir lai ymptie par uue bouche vasculaire; je n'ai jamais rien vu de pareil pour mon compte. Ces vaisseaux sont divisés pourtant, et Toc peut se demander ce qu'ils deviennent après leur blessure. M. NélatOQ seul s'en est occupé. L'analogie aurait fait penser qu'ils devtîuaient le

STRUCreRB ET PROPRItltS. 35f

tronia tes pièeet do panstment mouillées, les lèvres de la plaie écartées, laissant entre elles un trou flstuleux par où sortait un liquide clair, siropeui, qui, au contact de Tair, se coagulait en prenant une teinte lactescente; la pression de bas en haut en augmentait la quantité. Cet écoulement persista aussi abondant durant quinze jours; après quoi il alla en diminuant, et la plaie était cicatrisée au bout de trois semaines (1). Ici la dilatation variqueuse pouvait être seulement présumée, n'ayant donné d'autre signe de son existence que la lymphorrhagie même. J'estime cependant que ce signe devra suffire le plus souvent, ou du moins engager le chirurgien à une investigation minutieuse pour en recueillir d*autres. Voici, en effet, deux observations où la dilatation des vaisseaux n^était pas douteuse, et où la lymphorrhagie s'est produite même sans blessure, et par la rupture spontanée des téguments. Fitzer fut appelé pour une jeune fille qui, depuis trois jours, perdait de la lymphe par deux petites saillies de la peau de Tabdomen qui s'étaient ouvertes spontané-' ment. 11 enleva Tune de ces saillies d'un coup de ciseaux ; immédiatement il put introduire une sonde à droite et à gauche, à plus d'un pouce de distance, et il s'écoula une telle quantité de liquide, que la malade fut prêt de se trouver mal. La compression, remploi de l'alun ne suffirent point, enfin le nitrate d'argent réussit. M. Demarquay a vu une lymphorrhagie plus rebelle encore chez on jeune homme qui portait, à la partie interne et inférieure de la cuisse gauche, de toutes petites élévations ressemblant à une hypertrophie folliculaire, et sous lesquelles on voyait et Ton sentait une saillie de 3 à 4 centimètres d'étendue, dépressible sous le doigt comme une veine, augmentant par la marche, diminuant par le repos. Le 9 mars, il survint une lymphorrhagie assez abondante, qui se renouvela quelques jours après ; et M. Demarquay put constater alors que le liquide sortait par un point unique. Puis il y en eut une autre le 31 octobre, une encore le lendemain, qui dura 9 heures et fournit plusieuri onces de lymphe. Chose remarquable, la compression «xercée au-dessous de la perforation n'arrêtait point l'écoulement ; au-'dessus et au-dessous à la fois, elle Factivait de telle sorte que le liquide sortait en jet; et il fallut pour Tarrêter une compression avec de Tamadou, des bandelettes de sparadrap et une bande (2).

Cependant la lymphorrhagie n'est pas toujours aussi rebelle. M. Ca-

(I) MIehel, Ihiê twr Ui L^mfhorrhoffU ; Rewu médico-^irurgicalB deParii\ t XIV, p. 80. '

(t> Demarquay, RHàmehêi twr la Lffmphoffhù(fi$; Mémoifèt de la Sodité dt dMmraie, 1. 111, p. 1S9.

ae0 DU SYSTÈME LYMPHATIQUE-

mille Des^jardins a donné i' observai ion d'une dame qui |>orLajt à k piitk âDtérieurt! et sitpdrit^ure de la cuisse gauche plusjieiirs pHites vi^icul» translucides j avec une baursuiiflufL' de ka p4^au au*dt!ssou9, et trois petites tumeurs au ^dc&suSj résultant manifostement d'une dilatation des lym^ phaliques. Eu piquiini une de ce~^ vésicules, ou obtenait un èeaulemeiit qui durait de 8 à 4g heure>^ faurnissant à peu près 120 grammes de Ûquide par heure. La compression directe âultî^ait pour l'afrèier;ei k pouvoir plaBLi<]ue du liquida était assez actif pour qiip^au bout d'une demiheure de compressiouj la lëisiculc eût repris toute sa solidité (1).

Déjà M. Bi'au avait décrit une dilatation variijuc'USe des lymphatiques du prépuce, de t à 3 millimètreâ de diamètre^ sur { k2 centimèli^es de longueur, û^i vidait le vaisseau par une piqûre d'aigu il le, sans autre écoulement.

Y a-t-lL quelque moyen de faire disparaître ces varice»? M. Bi^au s est servi avec succès du procède suivant., Jl plongea dans la varice, à soo eitrcmilo périphériquej une aiguille Que inunie d'un til ordînairi^ la Ûi sortir après un trajet d'un cenli mètre environ dans le vaisseau « et laisaale fil à demeure comme un petit séton* Il retira celui-ci au bout de 4 heures. Je pr<!puce étant dcjà un peu œdémalié; cet uedème se dissipa eu ^ou 3 jourSj et laissa apercevoir le relief produit par la pf^rtion du vais*^ seau soumise au séton; puis ce relief même dimmua peu à peu, et an bout de 2 ou 3 mois il était impossible de rL^trouver les traces du cordcNi variqueuï. Il convient d'ajouler que ce même procéd*?, appliqué sur la por-

STRUCTURE ET PROPRIÉrÉS. dM

fÊfprodbéê 6m leinet ; bien plos, l'idée de l'œdème tuccédant à one «&> telk» des lympbatiqaes a précédé, en pathologie, la découverte de Tœdème qui succède à la phlébite chronique.

White, en 1784, en dénommant pour la première fois là pfUegnuUiaalbm dolen$, Tattribua à la déchirure des vaisseaux lymphatiques; mais, peu d'années après, Trye accusait nettement Tinflammation des ganglions, et Ferriar Tinflammation des lymphatiques eux-mêmes. M. Velpeau, en 1824, combattit ces opinions et essaya de rattacher Fcedème à la phlébite ; mais la concomitance de la lymphite, dans ses observations, laissa encore du doute dans quelques esprits (i).

L'éléphantiasis des Arabes, espèce d*œdème dur et chronique, a été anssi rapportée à Tinflammation des lymphatiques ; et bien que cette opinion n*ait pas en sa faveur une seule autopsie bien faite, M. Velpeao D*a pas hésité à l'adopter. M. Velpeau lui-m6(ne, en décrivant la lymphite aiguë superficielle, parle, bien qu'assez vaguement, de VinfiUratiom dm tissus; mais dans la lymphite profonde, il fait survenir une infiltration plus rapide et plus étendue, qui donne l'idée d'un ctdème inflammatoire; et il explique que les lymphatiques ne peuvent pas être longtemps enflammés sans perdre de leur calibre et sans forcer une partie des fluides blancs à s'écouler dans le tissu voisin (2). M. Nélaton parle aussi de Vcsdème plus ou moins considérable qui accompagne la lymphite profonde; et il admet également la stase de la lymphe et rcedème quand Tinflammation attaque plusieurs ganglions. Enfin M. Richet attribue certains CBdèmes du membre inférieur à Tobstruction des ganglions lombaires ; et il dte même une observation à lappui. Une malade amaigrie par une longue maladie, le lendemain du jour où elle s'était levée pour la première fois, vit apparaître un œdème léger des deux membres. M. Richet constata une tuméfaction notable des ganglions lombaires, et pour lui l'œdème vient de là. Il ne serait pas difficile de le faire venir d'ailleurs.

Or toutes ces idées ont découlé d'une même source, l'assimilation des lymphatiques aux veines, et elles ont été admises sans autre démonstration; je dirai plus, contre des milliers de faits qui luttaient contre. Je ne dirai rien de la phlegmalia alba dolens, où la phlébite joue un si grand Me qu'il est superflu de lui chercher des auxiliaires ; quant à l'éléphantiaais des Arabes, il est.besoin de nouvelles recherches pour savoir ce qu'il

(1) Velpeau, necherehes sur la phlegmatia alba dolens ; Àrehiv, §én. de midscîM, t. VI, p. 232 ; — Deselioerii, loeo eùato.

(2) Velpeao, Mémoire sur lesmaladtes du système lymphatique ; Archives gém* es m^dfciiie, 1S36, t. ViU, p. 138 à 146.

et) est. Hais potir TcBdème qui accompjigne la lympbJte profonde ûm membres, cf>nime je n'ai jamais vu de lymphite profonde que dan* l«i livrer, et comme, dans Ee^ livres mèmeâ, je n'en ai pas trouve une wm\t observation, je répète qoe cVflt une affection hypothétique, avec un diif^noatic hypothétique ; inutile de nous y arrêter piuf lonp^lemps,

Heste enQii rengorgemenl âes ganglions. Certes on peut peoser que It circnlation de ia lymplm y est foiiemeot entravée; M. Gendriti dit avoir eB^yiî vainemeut d'y fdire pénétrer une injection mercuneUe qui avait rempli assez eiactement les lymphatiques correspondants; lia tu^ sur un i:adavj% injecté à la Faculté sous la direction de Béclard, un bubon aiit taire suppuré devant lequel le mercnre s*était arrêté, et M. Néixlon a pu faire souvent la même obst-rvation (1). Or le$ bubons aigus oti chroniques ne Sivnl rien moins que rates ; qui dépendant a jamais oui parler de l'œdème comme d'une conséquence ordinaire des hubons f Tai vu les ganglions de raine indurés jusqu'à former des maiscs énormes et d'une dureté titjadH;arliLagineuEej sans la moindre JnGlt ration du membre inférieur* Tous les jours nous extirpons les ganglions engorgés du coti, de faisselle, de l'aine, sans aucun accident de ce genre; en sorte que €û survient un œdème, on peut juste me ni le regarder comme exceptionud et lui chercher une aulre cause* M, Vdpeau lui-mémej qui a traîté à diverses reprises des maladies des ganglions, prémuni cette fois contrt le^ illusions de la ttiéorie par une vaste eipérience, ne dit pas un mot de l'œdème ; je me trompe : il raconte que reilirpalion des gangtîon» de '

DÉ¥KL0PPB1IBNT. 3irt

finrt, tenta, en 1790, une série (Inexpériences sur la ligatore da canal tbondque. Douze chevaux y furent soumis; la plupart furent tués au bout de quinze jours ; Tun fut conservé deux naois et demi. Ils mangeaient, ils buvaient ; ils n'offraient au dehors aucune tuméfaction dans let pariiei où on iait que sont situés les vaisseaux lymphatiques, non plus que dans les ganglions ; à la dissection, les vaisseaux lymphatiques étaient dam ritat naturel^ le canal thoracique pas plus rempli qu'à VordiwUre, Fiandrin, «tapélkit, rechercha sur deux de ses chevaux s'ils n'avaient point on double canal thoracique ; il était simple (1).

Ces expériences ont été répétées par d'autres, notamment par A. Goo* ^ per et Dupuytren ; et à travers la diversité des résultats, jamais on n'a > noté d'œdème conséciitif. Comment comprendre cependant la suppressioa presque absolue, au moins pour un temps, de la circulation de la lymphe^ soît dans un membre^ soit dans toute une moitié du corps, sans réplé- UoD des vaisseaux, sans infiltration du tissu cellulaire ? Je n'en sais rien, et je laisse aux physiologistes le soin de l'expliquer.

§ a. — DéveloppemeBt.

On ignore tout à fait comment le système lymphatique prend naissance 'chez l'embryon. Les glandes lymphatiques de l'aine et de l'aisselle sont vitibies dès le sixième mois; celles du canal intestinal ne paraissent qae > plus tard. ■!

Les ganglions sont plus mous et plus volumineux chez les enfants et* * les jeunes sujets que chez les adultes, d'où vient sans doute la fréquence de leurs affections dans le premier âge. Ils semblent diminuer en nombre et même disparaître chez les vieillards, ce qui, selon Lautb, s*expliqa6 ' par l'oblitération successive des vaisseaux due aux progrès de Tâge. Lea lymphatiques en effet sont soumis à cette loi comme les ramifications des systèmes artériel et veineux.

<1) Flaodrin, Eaférimtei sur V absorption des ^Missemm lymphatkquu; JornmU de. médeeme, 1791, t. LXXXVll, p. 321.

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