OE U TÈTE
apparlietit aux paupières ; 3"^ enfin les ûHres les plu§ cUfij qui ne vont pas juaqu'aui comnniasureSj et foril isolées pour Tutie et rauirc paupière, ce que Riolan ap ^tair^s. La première pcîïlîon esl formée de Cbri'S raugeâ que Le reste du muscte, presque circulaires, cependant i l*angle interne, m elles prennent des iosertions^ nombri montante de i'os niaxillaire, à la lame antiTii^ure de Vi brale qui leur forme une fiorte de tendon transversal, posléiieure, c'est-à-dire à toute la paroi menibriinense 4 haut il adhère foitement aux fibres du frontal et à Teili sourciller ; et il y a une sorte d'entre*croiseinenl entre qui fait que leurs actions sont combinées et qu'ils ne fo dire^ qu'un muscle unique. En dehors il adljère au fasc région temporale qu*il recouvre un peu;entin en bas, fibres se détache ni delà partie externe et inferituire de sa se joignent au petit zygomalîque ou se terminent dans souâ-cutané de la joue^ comme d^aulres h sa partie i) deni avec le releveur commun de l'aile du nesi et de k La seconde portion, plus mince el plus pâle, est forma cri vent un ovale trausversaL Elles semblent se contint tion à i'anglc externe^ si Ton examine leur face cutané profonde elles s'en tre-croi sent à angle aigu^ et sont n féparées par une sorte d'intersection aponévrn tique, ei admet ici un musck diblinct pour ctiaque paupière.
J'ai fait sur les mouvemenls des paupières quelques ex| rieuses. DansTocclusion naturelle^ lapaupièie supérieur» limètf es au-desi^ous du bord inférieur du sourcil, qui rép bord supérieur de T orbite; ta paupière inférieure ne re Upiètres du reboid orbitaire inférieur* On admet que I Heure s'abaisse alors par son propre poids , ce qui et semblable, attendu que la commissure externe esl n d'environ 2 millimèlres. Mais d'ailleurs^ lorsqu'on ♦ qu'on regarde eu bas le plus perpetidicu lairemeni pot à apercevoir par exemple la lèvre supérieure, la comm paupières remonte plus haut que dans rocclusion, le pière supérieure descend au contraire davantage; ce l lequel rurbicubire est certainement aclif, me paraît a pliquer, d^^iulant plus que la paupière inférieure qui i est tout aussi active que Tautre.
APPAREIL OCULAIRE. eSI
Lorsque lei yeui s'ouvrent, le releveor de la paupière supérieure l'attire sous là vtiûie de l'orbite, et il n'est Limité dans son action que par k résislance de rapnnevrosti palpébrale, La peau foriiie un pli très-considérable» qui %*€utùnce ass^z profondément dans rorbilc; d*oii il résulte que son inti'^îrdé est néces^saire pour Tascension parraite de la paupière. Aussi lor^quVDe est tumélitfe^ œdc^malvuse, cette ascension est fort génî^e ; il ne faul pas prendre ct-lte affection pour une paraljî>ie du muscle releveur. Quand le muscle a rempli toute son action, il est possible d^ouvrir l'œil plus largement encore ; ceci se fait en plissant le front et contractant le frontal qui, uni inrérieu rement k rorbiculairL% parvient ainsi à relever un peu. Le frontal est donc une sorte d'aujtiliaire du releveur palpebralî Je* chirui-giens ont mis à profit cette circonslancc. Quand le releveur est réelleirienl paralysé, 51orand et Hunl ont pratiqué avec succès Ti^xcisioa d'uni' portion transversale de la pi^au de la paupière supérieure et mèmt des fibres musculaires sous-jacenles; la paupière ainsi raccourcie laisse déjà un peu l'œil à découvert, et la contraction du frontal parvient à lui communiquer un mouvement assez étendu d'ascension volontaire (I).
Les mouvements de la paupiëie inférieure ne sont pas moins re^ marqiiabtes. Qu^ind l'œil s'ouvre et regarde à l horiziin, elle ^'abaisse; Ch. Btdl peu suit qu'elle étitit alors refoulée en bas par l'œil lui-même, que U contraction du releveur de la paupière supérieure tendrait à pousser en avant di' Torhile. Mais, quand on regarde fortement en bas, le releveur nVsl plus conlraclé, et^cependant la paupière inférieure descend bivn diivaniage: au corUraire. si Tan regarde fortement en baut« te releveur est irès- contracté, et cependant la paupière inrérieure remonte à plus de i2 millimètres au-dessus du rebord infi^rieurde l'orbite. Pour expliquer ces ftti la étranges, j'avais fdit un appel aui physiologistes. Des eipé rien ces direites ont montré que le mURde droil inférieur de l'œil, en faisant rouler en bus li* glidïe oculaire, attire simultanément h paupière inférieure en bas et en arrière ; et des Hissections minutieuses ont mis en lumière les ctmr»eiions en vertu de^iquelles s'eiécule ce double mouvement. Seulement un discute encore sur la nature de ces conneiions; j'y reviendrai en parliint des muscles de l'œiL
Dans ces divers mouvements^la partie lapins voisine du tarse, celle qu Rî*»lan appelait le muscle ciliairc, e%i toujours celle qni agit le moins en sorte i]UQ quand elle a été détruite, puis remplacée par un lambeau ée téguments, ce lainl>tiau est soumis aux contractions des autres portions
tl) ainrand, Opmculet di thirufgii; Parti, ITM, 3* pirl., p, m. — HidI GûM, ma., IS33, p. U.
mi DE LA TÈTE.
de Torbiculaire; et la pan(>ièi-c nouvelle aura en rcalllé qn vements communiqués, M. Jobert a publié une ob^nalion d
ces mouvements existaient en eflet d'une manière dvidenle; e1 dans un concours en niait la possibilité; élait réfuté à Vmm Ihéorie et par le fatt{l).
On a dit que dans l' occlusion naturelle des paupières^ dans par exemple, leurs hurda libres^ rapprochés seulement à Tex sent eutre eux et le globe de Tceil un canal triaugulaîre qu Us larmes, et les points lacrymaui allonges et (ourné« en an tent alors, dit-on, la disposition la plus favorable pour pom et le iransmeitre au sac kerymaU Tout cela est d'imaginat tout d'abord qu&tjd les paupièies sont termées, non-seuten pas entre elles et Toeil de canal triangulaire; mais le bord lib piere supérieure recouvre celui de la paupière inrérieiu^et 1 grande partie. Les cils de Tune et de l'autre paupière s'entre-c cet eplre*croisement n'est pas un signe suflisant d^occlusion a beu dès que les paupières se rapprochent à la distance d'un et j'insiste sur ce point, parce que d'haljiles observateurs 5*e imposer par l'entre-croiaement des cils dans des expériences s magnétique.
Je reviendrai sur les Taisseaui plus tard, eu parlant de k et sur les nerfs à l'occasion de la région faciale^
§ 2. -- Du ^Uhe û0 rcell.
Le gbbe de Tœil est uu sphéroïde d'environ 23 à 24 millin] mètre, d'après les mensurations de M. Sappey, qui s'éloig celles de Petit. Sa forme est souvent sujette à varier ; loul ordinal rament le diamètre antéro-postérieuf dépassa le iv^ i demi^miUimètre à 1 millimètre, et le diaraètre vertical e peu moindre. Le sphérulde apparajt aussi gcncraleipeut apis où s'appliquent les muscles droits; l'aplatissement est surtout le droit interne, moindre sous l'ei terne, moindre encore sou nul ou à peu près nul i^ous le droit supérieur. Murand a décr lequel ces en iVm céments ëlaient si marqués que, vu par devi sait plutôt carré que rond; mais c'était un état palbologique
(1) GaMiUemédka:c, J@:i&, p. 405. et 1838, p. U4. (3) Moraad, Sur une attéruUùn lingulièfé du criiiaUint ete^^; Â ftiinée IT38. "■
APPAREIL OCUUIRE. 6Ô3
Le Ydame des yeux varie beaucoup suivant les sujets; mais ce qui est bien plus remarquable, c*est qu*en général il y en a un qui pèse un peu moins que Tautre. Chez un homme de 50 ans, mort depuis six heures, Petit trouva un œil pesant 442 grains, l'autre 143 (7^^ 55 à 7,60); ches un autre de 22 ans, Tun des yeux pesait 132 etFautre 133 grains (7^^ Ci à 7,06).
Au reste, pour juger du volume de l'œil et en faire l'anatomie bien exacte, il importe beaucoup de Texaminer peu de temps après la mort. On sait avec quelle rapidité il se flétrit dans Torbite même, par Tévaporation de ses humeurs, et principalement de l'humeur aqueuse ; cette évaporation est bien plus forte si on le dépouille de ses muscles. Un œil pesant 142 grains Çlt^ 55) six heures après la mort, étant ainsi dénudé et suspendu à Tair par le nerf optique, avait perdu 15 grains (79 centigr.) au bout de vingt-quatre heures. Un autre œil, du poids de 133 grains (7r 06), exposé de même à Tair, mais par un temps plus chaud, en seize heures avait diminué de 38 grains (2 grammes) : toute Thumeur aqueuse était évaporée. Ces notions sont importantes pour certaines recherches d^anatomie pathologique.
On pourrait penser qu'il suffit de plonger quelque temps les yeux dans l'eau pour réparer ces pertes; on sait en effet qu'ils s'y gonflent beaucoup; mais Petit a constaté que Timbibition ne se fait pas pour chaque humeur dans les mêmes proportions que l'évaporation : ainsi, par celleci, c'est rhumeur aqueuse qui perd le plus, tandis que par Tautre Taugmentation est plus forte pour Thumeur vitrée; cette humeur repousse alors le cristallin en avant, diminuera profondeur des chambres oculaires, et tous les rapports naturels sont altérés (1).
Lorsque Ton ouvre largement les paupières, le globe de l'œil parait avoir plus de largeur que nous ne lui en avons donné : c'est que le blanc de Tœil, d'après lequel nous en jugeons, n'est pas constitué seulement par la sclérotique, mais aussi par la capsule fibreuse qui la recouvre, et qui envoie un feuillet réfléchi sous la conjonctive vers les angles des paupières.
Les parties constituantes du globe de Tceil sont : 1** la cornée transpa-
rerUe^ 2» la scUroiiquey i"" les deux chambres, remplies par l'humeur
aqueuse, 4« Tim, 5» le cristalliny 6® la choroïde, 7« la rétincy 8« le corpi
vUré; et enfin comme membranes accessoires, 9* la capsule fibreuse^ et
10« la conjonctive.
(1) F. Peut, Mém. présentés à VAsai. éss scimtis, ds 1713 à ITSt.
1» Cornée transparente.
La cornée transparente représente à rexlériéur une portion âes^\ dont le diamètre aurait, selon Petit, 16 à 17 miltîtnètres, et U miUi très seulement d'après M. Sappey. Le diamèlre de la cornée même est d'environ il milHmèlreSi avec une ûèche variant de i"^ 70 à 2""SÛ; en moyenne 2,21$ (1 ligne).
Elle est concave à rinlérienr ; suivant Petit, sa concavité serait généralement en rapport eiact avec sa con veillé, c*e$t-è-diré qnVlle aurait dans tous tes points une épaisseur égale. Chez l'adulte^ U Tavait troutée pour rordinaîre épaisse de 1/6^ de ligne* quelquefois de 1/4 (0'** 38 à ÙfiîS)t jamais davantage. Mais j^avais lait remarquer que dans wn procédé de mensuration la cornée était plus on moins comprimée, ce qui devait fausser le résultat ; et lui-même note qu'il en fut élonué, attendu qu*à la simple vue Tépaîsseur paraît plus considérable, Dt'poiSi M. Sappcy a repris ces mensurations à Taide d^nn procédé plus eiictt et il a trouvé presque constamment la cornée épaisse de O*" 70 à (ïMi dans deux cas^ repaisseiir diminuait jusqu^à 0^60; dans quelques autres^ elle allait jusqu'à 1,fO. Il a au>isi vériGé un fait déjà annoncé pir Brucke (i), savoir, que ctiez l'adulte et le vieillard la cornée est m^iiai épaisse an centre qu'à la périphérie ; la dilTérence serait de 0,80 à i tndlirnètre. Nous verrons qu'il n'en est pas ainsi dans les âges antérieurs.
La carnée est tgut à fait circulaire à sa face inleJ ne ; à reiténeor^ dk représente plutôt une ellipse dont Taxe transversal, selon M. Sappev, dépassé le vertical de 1"" 50 i 2 millimètres. Petit, pour expliquer ce fâîl, disait que la conjonctive avance sur la partie supt^rieure de la carn^ d*un tiers de ligne à i ligne (0"° 75 à 2,2S), et moitié moins entiron sur la partie in ferle ure. Quelque fois j en disséquant cette portion de coojonctive, il était parvenu â rendre à la cornée sa rondeur régulière; d*autres fois la fusion des deui membranes était telle qu'il n^avait pa les séparer entièrement*
Celte dernière circonstance aurait dû avertir Petit qu'il j avait là autre chose que la conjonctive. M, Sappey a reconnu que la sclérotique empiète sur la cornée autant que la conjonctive ; et comme ct4 empiétement est plus considérable à la partie supérieure, il en a conclu qoe lorsqu'on veut extraire le cristallin par la cornée, on aura un lambeau
(l) Brucke* AtmtQmfschi Beschreibutîg der menschUchfn Augapfth; Berlin, tlll, Utduit (ijin« te Traité du mnJadief de$ i^fU^ de M, D<?smarr«s, t^ U P* 6' *-^ '^^ no^rapAi« ofhlhaimQhgique par J. Siebel; P&riSi iSi&, p, 137, pL IV.
plus grand et plus régulier en le taillant à la partie inférieure. Cette conséquence a besoin d'être rectifiée; la cornée étant à Tintérieur parfaitement circulaire, on peut tailler un lambeau égal sur tous les points de sa circonférence; senb>n)ent Topérateur devra se rappeler qu*en haut le lambeau entamera la portion envahie par la sclérotique, ce qui d'ailleurs n^est pas m^me un inconvénient.
Petit signale divers modes de connexion de la cornée avec la sclérotique, qui pourrraient réagir sur la profondeur de la chambre antérieure. Quelquefois, selon lui, la circonférence de la cornée est coupée en coin, et s'engage ainsi dans une entaille faife dans le rebord de la sclérotique; mais cette union est rare chez l'homme. Une seconde variété presque aussi rare est celle dans laquelle la cornée est taillée en biseau aux dépens de sa face externe, mais de telle sorte que ce biseau tombe obliquement en dedans sur l'extrémité de la corde de la cornée. Ces deux premiers modes d'union rendent h chambre antérieure plus petite, parce qu'ils raccourcissent la cornée de t/30" environ. Les deux suivants sont les plus communs. La COI née est toujours taillée en biseau aux dépens de sa face externe ; mais dans le premier cas, le biseau tombe perpendiculairement sur la corde de la cornée : cVsl alors qu'on peut regarder la chambre antérieure comme ayant sa capacité normale. Dans le second cas, le biseau tombe obliquement sur cette coi de. mais en dehors, et de manière à augmenter sa longueur d'environ i/2^% ce qui augmente conséqueroment retendue de la chambre antérieure.
Ce sont la, il faut Ta vouer, des minuties anatomiques qui peut-être auraient besoin de vérification, et qui en tout cas n'ont guère de portée pratique, une difTérence de 1/28* ou 4/30* dans la chambre antérieure étant tout à fait itisiguifiante.
La structure de la cornée est lamelleuse ; seulement on n'est pas d'accord sur le nombre de ses lames, Vésale en ayant trouvé 4, Huschke 40, Reisst'l 14 ; et M. Sappey part de là pour dire que ces lames sont un produit artificiel, la cornée étant d'un tissu homogène où le microscope ne déiouvie aucun vestige de stratification. Cela prouve tout au plus que le microscope peut se trouver en défaut. Je o'eutends point disputer du nombre de ces lames ; à mesure qu'on approche de la face interne de la cornée, elles sont si adhérentes qu'on a peine à les détacher, et c'est là surtout qu'un scalpel habile peut les multiplier; mais en avant, elles se décollent à l'aide d'une simple traction. Avant de pratiquer sur des malades l'abrasion de la cornée, j'expérimentai d'abord sur des lapins ; en cernant une portion de la cornée par une incision circulaire, et saisissant
mÊme« à la cîrconféreme de la taie, on peut encwe enîes Taide dâ la pioce à disséquer; el sur une jeune Ûlle que
pliai SainUAntoîne en piêsenœ de 51 . Plédagnel, le Ûéco] dans toute rétendue du lambeau circunscril avec aulatU chez mes lapins.
Entre les lames d'une cornée saînê, il y a évidommen épanchée ; car la compression en fait suinler des gouUeletti sëmsilé qui faciSite le décgilement des lames^ au6si gem quer dan» les portions tes plus profondes. Les lames suj donc beaucoup moins denses, beaucoup ptus imbibées de séqueromeni plus exposées à s'infilirer de l'exsudation inl ce qui me suggéra l'idée de Tabrasion, c'est que dans de n sections d'yeux altérés, durant mon sei^vke à Bicêtre, piK épaisse que parût une tache de la cornée^ je ne Tavai» ^ lames les plus profondes.
Mais ici se présente une question soulevée par M. Broc solue par k négative. La cornée est-elle susceptible d'inûan tout, il ratât reconnaître qu'à IVtal normal elle ne possè aeaui ; ni les injections les plus Unes ni le microicope n* moindre trace. On avait dit que la conjonctive recouvr arguant des vaisseaux que Tinflammation montre al tant* membranes à Tautre, Four moi^ ainsi que je Val déjà dit des yaisseaux do furmation nouvelle et pathologique qui i pourTétat physiologique; le microscope a fait retrouve! surface de la cornée un ëpithélium pavimenteui sembla]
river de l'inûamtnalion de la conjonctive, mais qui oe sauraient être réputées inflammatoireâ dans une membrane où li Q^y a pas de taiS' »eaux,
El quand cependant la cornée se recouvre de vaisseaux de formation nouveUe? Selon M, Broca, il n'y a pas de Taisseaux nouveaux; ceuï qu'on aperçoit ne sont que rexlension da ceui qui existaient auparavant. Si l'on examine au microscope un mil soumis aux injections tes plus Oucs^ ou voit que les capillaires de la conjonctive, parvenus au niveau de la cornée, s'avancenl d'environ un demi-millimètre à la surface de cette membrane, et là se recourbent brusquement sur eux-mêmes en décrivant une série d*anses qui s'arrêtent toutes au même niveau* Pour savoir ce que deviendraient ces vaisseaux dans Tétat patliologique, M. Broca a pratiqué sur des chiens et sur des lapins l'abrasion de la cornée dans une étendue de 2 à 3 millimètres, à environ 3 millimètres de sa circonférence; pub il a soumis plusieurs jours de suite la conjonctive vcHsine à des irritations mécaniques^ de manière à obtenir une conjonctivite assez intense. Malgré tout cela, deux fois sur six expériences, la cornée est restée fermée a toute vascularisation; mais enfin, dans les quatre autres cas, rexpérimentateur, pour me servir de ses propres exprestîions, a assisté iota à san aitt a ia prétmdue formation des vakseaux dam lu cornée ^
Or, ces vaisseaux ont paru une fois te sixième jour^ deux fois le huitième, une fois le dixième. Ils étaient constamment superficiels, partaient du bord de la cornée et s'avançaient peu à peu vers le point abrasé; à la loupe, on les reconnaissait pour être des prolongements des arcades vase ul aires de la conjonctive. Sur un chien, la vasculansation mit trois jours pour s'étendre de la conjonctive à Tabrasiou; après quoi il lui suffit de quatre heures pour recouvrir une surface ab rasée large de 2 miUimètres* Les jours suivant^ la plupart des vaisseaux situés :^ntre Fahraston et le bord de la cornée disparurent ; il n'en resta que trois ou quatre assez volumineux qui faisaient communiquer le réseau de Tabra* iiouavec celui de la conjonctive* L'animal s'étant enfui, rétude ne put être poussée plus loin (i).
Yoilà une expérience très- belle et t rès- instructive ; elle semble^ pour ainsi dire, parler d'elle-même. Qui croirait cependant que M. Broca en induit qu'il n'y a pas eu là de vaisseaux nouveaux, mais un simple allongemeot des vaisseaux anciens! Tâchons d'abord d'écarter une confusion
(1) Broca, Quelques réfle^ont sur if$ nffecU&fU connun tous lesnomt tkimx
assf z profondonienl d abrasée, et sur l'hom si M. Broca n'a pu savi mesure de le lui dire exemples sont trop ce lesquelles l'art est rédi disparaissent complète J*ai pratiquées^ je n'ai des cas où on les croire est de la plus parfaite tr mier coup de bistouri d opération, le sang appan saine de la cornée ; dans donné : il ne se montra < lambeau. Ces observatior tement en doute Texactiti que où les nouveaux Taii aperçu ; car dans les ui QDe garantie suffisante, sait soupçonner la prése transparentes. Je maintic flammation de la cornée, sence de Texsudation sans
de tOUtl»« r*IA—
APPABEÎL OCULAmE. 6di)
expérience direetÊ que» sur un aninial vivant, elle fournit à la surface de VœW plus lie liquide que la cûnjondive el même que les couduits de la glande hcry maie (1).
2^ De la idérotiqm,
La sclérotique est une membrane dure, blanche, oi^aque^ occupant environ le» S 9» du diamêlrt» a nléro- postérieur du globe oculaire. Elle est pluii cp^iisse en an ior*.^ quVn avant, et s'amincit encore dans les points qui répondent aux niuicleà dioits. M. Sappej, rectifiant les mesures don nées par Petite fixe ainsi son épaisseur moyenne :
Ad vQisinsig'e du nerf optique ]■» 0
Prè* d« U cornée , , 0 6
SsrU partie tno>enDe du gbbe de rœi).*..«*...*É* 0 4 ou 5 BiinB tifg puinu correspondant aux feDdooi dfts mns-
cle4 droits,,,, ^ *,*.,.*,.*» 0 3
La sclérotique paraît distendue sur le Tîvant par les humeurs de Vm\ : ainsi, quand on a extrait le crislsUin, elk revient sur elle-même de maniàre À ue laisser aucun vide à rintérîeur. Ce phénomène, utile en pareil eu, ne l'est pas loujours également; lorsque Ttiumeur aqueuse^ par exemple, aVst écoulée avant la section complète de la cornée, on voit rréqui^mrnent l'iris refoulé en avant jusque sous le tranchant du couteau^ projeté meure au dehors sous forme de hernie; el queïqnefois il est sage de suspendre ropériitjun el de la remellreà une autre ftiis* la réiraclion de la sclérotique a cependant di;s bu ni es assez élroi tes dans les premiers moments; l'issue d'une certaine quantité de Vhmneur vitrée laisse le globe oculaire Ûasque et allais^é, indice certain qu'il y a eu là une autre action que celle de la scléroiique, soit la coutraction des muscles de l'œil, soit lapriissiuu inteuipistive exercée par le chirurgien. Mais quand rœil est complt-temeul vidé, la sclérotique se rélracle à la longue de manière à ne plus figurer au fond de Torbite qu'un fort petit moignon^ laissant une ki^e place pour Vml arttticiel-
Les perles de substance de la sclérotique se réparent au moyen d'une cicatrice dtmse et tlbr^u^e comme elle. On conçoit à peine comment quel que» chirurgiens ont pu espérer que la cicatrice serait irauspareute» et que Ton pourrait su^ipléer à la cornée devenue opaque par une ouverture pratiquée à la sclérotique.
(I) iaoin» Jf^* fia6x. ftAf TûriJ^ p. 81. i«nt£ TJ^*\ ^ •^w^ww ^^^ ^mmm
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On aurait pu calcu antérieure par l'élend ^^""««fes p,„, p,,,
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*««.«J.e««„.e.eo„^ J*«oin,detdeniti«,
***^*«'»«îpai«edeir
partie supérieure de ToBil pour mesurer tous les espaces compris entre la fiice postérieure de la cornée et le fond de la rétine; et il trouva pour les deux chambres :
Chambre antérieare ,. 2«b 8
Chambre postérieure 0 4
La différence des cliiffres est insignifiante, et l'on peut dire que les résultats obtenus par Tobservateur du dix-huitième siècle sont pleinement confirmés par celui du dix-neuvième. Ainsi, dans l'opération de la cataracte par extraction, dans les pupilles artificielles pratiquées à travers la cornée transparente, c'est dans ce ■ faible espace de 2"* 4 au centre, allant sans cesse en diminuant vers la circonférence, qu'il faudra diriger les instruments^ au risque de blesser l'iris si Ton s'écarte un peu trop en arrière. Or, ce n'est pas encore là toute la difficulté : quand la cornée est traversée par le couteau, une grande partie de l'humeur aqueuse s'écoule, la cornée s'affaisse et se rapproche d'autant de Firis, qui luimême est refoulé en avant comme il a été dit. 11 est donc d'une grande importance de maintenir l'instrument, quel qu'il soit, dans un parallélisme parfait entre ces deux membranes, et d'incliner légèrement la pointe ou le tranchant du côté de la cornée.
La chambre postérieure varie surtout en raison de la largeur et de la convexité antérieure du cristallin ; seulement^ au rebours de la chambre antérieure, elle est un peu plus profonde à sa circonférence, où elle a pour parois les procès ciliafres de la choroïde. Scarpa, et d'autres à sa suite, veulent que;dans l'opération de l'abaissement on introduise l'aiguille dans cette chambre sans léser ni l'iris ni la capsule cristalline. M. Gosselin, en étudiant ce procédé sur le cadavre, a trouvé qu'en effet on peut arriver quelquefois à ce résultat, mais par hasard; et quelques précautions qu'il ait prises, dans lai plupart des cas l'aiguille était passée derrière la capsule cristalline (1).
Les deux chambres sont-elles tapissées à l'intérieur par une membrane spéciale qui aurait pour fonction de sécréter l'humeur aqueuse ? Descemet l'a décrite comme naissant de la choroïde, recouvrant les deux faces de riris et la face postérieure de la cornée. Ribes a bien réussi à l'isoler de la cornée, mais il n'a pas pu la suivre sur l'iris et professe qu'elle s'arrête à sa grande circonférence; en sorte que la paroi postérieure de la chambre antérieure et la chambre postérieure tout entière en seraient dépoor-
(I) GoMelin, Études sur VopératUm de la €ataraetepar ahaitsement; Mém, di la 8oe. de ehirwrgk, L 1, p. ei6.
Tiies (i). Bmcke la décrit également comme propre  la tùû nom du lametU vitremc^ et comme tapissée en dedans par 1x4 qui seul se prolonge mr l'iris, «1
Wvù provient cepi'ndanL l'humeur aqueuse? Ribesa cilé qii desquels il geuiblail résulter que^ lir^que l'iris est imperroré* antéi ieure esl à peu pi es vide, Undis que la postérieure coi de liquide pour refouler Tirii contre la cornée; mati» ce sù^ cifptioiis^ et Metkel a (oujours trouvé de l'bumeur aqueuse éi chamt)rea(2].
Du reste, quand l'humeur aqueuse s'est ëcouléei comme d^ Éion de la c!iiaï acte, par eiemple, elle se reproduit avec une g, >j rite ; souvent en viugt-quatre heures la plaie de la cornée se feri chambres de t'œil sont distendues comme auparavant.
¥ De riris.
L'iris, membrane circulaire tendue verticaleroent entre les dei bres, est perforée vers son centre par la pupille. Je dis vers soi car les analomistes n^ont pas eu jusqu'en c^ derniers temps de bien précises sur la piisitiun de la pupille. Winslo^ avança le qu^elle est uu peu plus lappinchée de la circonférence de Tiris di nez que du coté des leuipes. Ribes, adoptant Topinion de Wiui»tow quail pourtant que sur un assvz grand nombre de sujets elle se au centre; et mèrnCi sur un sujet affecté de strabisme^ il Tavait rapprochée de la tempe (3). Ënfiu Mt Foucher a repris celte étude il convenait, en niuUipliant les fatts ; ei ayant examiné la pupi 164 indiTidua à l'état normal, tt Ta trouvée :
Centrale . chez ..........* •
fis
Poriée en tiâui et bd dedADs ..«..«,
— ' en haul ..#>.
— en dedan» , .
— en baui et 00 debori . , , . , ,
On répète aussi, comme chose démontrée, que la pupille est cir M. Foucher, étudiant sa forme^ Ta trouvée sur ses 161 sujets :
(0 Ribes, Mim* sur les procès ciliûirrSt elc, k crUlaiUn^ Vhum^r VhutMur aqumtie ; Mém. ds la Soc d'émulaUoH ^ L Vill,p, Sâ4. ^h {2} MeclEel, Manuel d'anatomie, trad. h., L II, p. 35ti. ^Ê
{èj Rib6«, Diei. tUt tmnc^ médicalet, I. XLVl, art. Pupille.
CircQlaire chex 120
A grand diamètre oblique eo bas et en dedans. 10
Id. en hant et en dedans. 8
Id, en travers 6
Id. verticalement 6
Id, en baot et en dehors 4
Outre ces variétés de forme que la pupille présente dans Tétat de repos, elle en affecte d'autres lorsqu'elle se contracte ou qu'elle se dilate; ainsi une pupille parfaitement circulaire, lorsqu'elle est contractée, peut s'allonger suivant l'un de ses diamètres quand elle se dilate, et réciproquement ; on dirait que tous les points de l'iris ne se contractent pas avec la même énergie^ et, chez un sujet observé au Val-de-GrAce, l'irrégularité de cette contraction était telle qu'en quelques instants la pupille prenait successivement la forme d*un triangle, d'un cœur, d'un trèfle de cartes à jouer, etc. Enfin la pupille peut être parfaitement circulaire dans un œil, et dans l'autre affecter une forme elliptique avec le même degré de contraction deriris({).
Ces données ne manquent pas d'importance; elles apprendront aux chirurgiens à ne pas conclure trop vite d'une disposition de la pupille qui leur parait anormale. M. Pétrequin raconte, par exemple, que pour découvrir si un enfant se livre à l'onanisme^ c'est un signe précieux que le transport de la pupille en haut et un peu en dedans; et il lyoute que ce mul iigne lui a souvent suffi pour obtenir i/et aveux (2). Comme cette disposition est une des plus fréquentes à l'état normal, on voit ce que vaut le signe précieux de M. Pétrequin. M. Foucher l'avait aussi trouvée souvent chez des chlorotiques et des hystériques; retenu par ses autres recherches, il déclare lui-même qu'il n'y attache pas d'importance. Nous verrons tout à l'heure ce qu'il faut penser d'autres déformations de l'iris produites sous une influence pathologique.
Par sa grande circonférence, l'iris est attaché au cercle cillaire^ lequel adhère lui-même à la choroïde et à la sclérotique immédiatement après les insertions de la cornée transparente ; et par sa face postérieure il parait aussi se continuer avec la choroïde. Mais, dès 1751, Hoin avait révoqué cette continuité en doute, et après de nombreuses expériences, dans lesquelles la plus légère traction sufGsait pour décoller l'iris de la choroïde sans les rompre, il professa enfin que ces deux membranes sont simple-
(1) FoQcher, Des déformations de lapupilk, etc.; Retus mMiso-cAtniryiralf, 1S&), t. XU, p. 207.
(2) Pétreqain, Traité d*anatomie w^dUo-chirurgicale^ lS44,p. 112.
tuent contiguës (1). L'un des premiers i\ obsenra ce décolJ Tîvaatj et de là est venue à Assalini d'abord, puis à Scarpa, Fi rer pour obtenir une pupille arliOcielïe*
L'iris offre diverses leiolcs à sa face antérieure; et Ton t jouer un certain râle à ces teintes, $oit comme liées à la cou nérale, soit comme indices do certaines prédispusUioni locali a prétendu que la plupart des irilis et des amauroses cong talent lesyeuî bruns. Mais, ainsi que le remarque M. Fouet conclure, il eût fallu recherclier d'abord la proportion de ce un nombre suffisant d'individus. Il a fait cette recherche su jets; j'en donnerai les résultats, bien qu'une telle statistîf demment de plus grands nombres. Les yeui étaient don*; selon leur couleur :
Gris , , 33
BriiDi .,.♦...*. 40
Roux 13
Fattveft . . * Î9
Bleoi. 30
GrïB-roDi. ^ . , , Il
Jaune*- verdâ ires. .......*.. * , ^ 9
L'iris est revêtu en avant^ comme il a été dîtj de Fépithéi
couvre également la cornée ; la face postérieure manque ( mais elle est recouverte d'un enduit noir très*épais qui a d'uvée* Entre cen dem couches est le tissu propre de Tins, s duquel on n'est pas près de s'entendre. Avanl tont^ it imporfi que riria jouit de deux mouvements très-remarquables : Tu la membrane s'allonge et la puptlle se rétrécit ; il esC prodi ment par une vive lumière; Tautre tout opposé qui racconr brane et dilate la pupille : celui-ci a lieu dans robscurilé, et a aussi la puissance de le produire. On a imaginé bien des i expliquer ces mouvementâ de Tiris. Il est certain que, même è Y distingue assez bien dea fibres rayonnées partant de la gran rence et aboutissant à des fibres circulaires rangées comme i autour de la petite. Mais quelle est la nature de ces fibres pousse dans les artères une injection très-tine, Tiris tout ( formé par un réseau artériel, dont les rameaux affectent u; radiée àU circonrérence, et près de la pupille se réunissent ïaçon à Tentourer d*un cercle irrégulîer. Les veines ne saura;
APPAREIL OCULAmE:, «75
jectées; cependant, étudiées au mkmscope, elles semblent ffiiivre la marche des artères, en sorte que (ilusieurB physiologistes, Haller en tète, ont regardé Tiris comme un lissa éreclile et attribué la contraction de la pupille à une sorte d'érection. D'autres ont reconnu des Bbres en dehors des vaisseaux; M, Sappey dit même avoir conatalë sur le vivant, à Taide d'une loupe, que les ûbres radiées, rectil ignés quand k pupille est resserrée, se plissent en zigzag sur deux ou trois points de leur longueur lorsque la pupille se dilate. Ici encore, il y a deur opinions : les uns, avec Maunoir, regardent toutes ces fibres comme musculaires, en sorte qu'il 3f aurait dans Tiris deux muscles antagonistes, l^un circulaire, l'autre rayonné I Bemours, au contraire, n^admct qu*un muscle circulaire, les fibres rayonnées étant purement élastiques, et sulfisant parleur élasticité i élargir la prunelle quand Tanneau musculaire est relâche. Le micro^ scope^ qui semMalt appelé à résoudre ce diUûcile problème, l'a laissé aussi ahacur qu'auparavant; il n'a montré aux uns que des fibres de tissu ceN lutaire^ tandis qne d'autres ont reconnu des fibres musculaires de la vie organique, ce qui se concilie mal avec Tobservation de M* Sappey qui les a vues se plier en zigzag comme celles de^ muscles de la vie animalep
On serait même d'accord pour reconnaître la nature musculaire de ces fibres, que la question physiologique demeurerait tout aussi insoluble. Car en coupant Tun ou l'autre de ces deux muscles en travers, et «urtoul fun et Tautre à la fois, on devrait voir leurs fibres se rétraclei- et laisser entre elles une ouverture permanente. C'est sur celte espérance qu'ont été fondés tous les procédés de pupille arliûcielle par incision; et malgré ^QêlqueJ rares succès, on sait que l'incision ne mérite aucune conOance. Mattnoir a fait une Incision en Y, M. Vi^lpeau une incision semi-elliptique, Jungken une incision en croix ; rien de tout cela ne donne des garanties iuffliintes. Bien plus, comme il a été dit, Assalini et Scarpa ont décollé le prétandu muscle rayonné de ses attaches au cercle ciltaire ; d'autres à ce décollement ont ajouté l'incision de la portion décoUée^ et toujours avet si peu de chances de succès que^ de guerre lasse, les chirurgiens ont ûù recourir à l'excision. Mellex en regard l'observation curieuse de Janin. qui a vu une pupille pratiquée au milieu des fibres radiées otTrirdes mouvements de dilatation et de resserrement, et t&cbex d'accorder ces faiti^ avec vos théories. Sans doute, lorsque l'iris a été altéré par rinOammation, ou encore lorsque Toblitération de là pupille Ta maintenu dans une trop longue inaction, il ne saurait avoir gardé toutes ses facultés contractiles ; mais m&me dans l'état le plus normal, l>ien crédule serait le chirurgien qui prétendrait tirer de sa texture présumée quelque déduction
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