‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 3 sur 116 · XX ▲VANT-PROPOS · texte numérisé non relu

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lève épigastrique dans les hernies, en 1806,, 1816 et 1819J ceux de M, /• Cloquet^ de AstUy Cooper, de Hey, de Lawrence, sur le même sujet et sur les hernies en général; la thèse de M. Breschet^ sur la hernie crurale^ publiée à l'occasion du concours pour la place de chef des travaux anatomiques de la Faculté de Paris ; les recherches de Langenbeck, en 180a, et de M* Du-puytren , en 1 8 ï 2 , sur la taille et le périnée ; de MM. CarcassonneeXBounePf sur les aponévroses du bassin, Bogros^ sur la région iliaque, Samsoa et Scarpa, sur la taille recto-vesicale; plusieurs Mémoires de ce dernier, et ses belles planches sur les anévrysmes, les hernies et l'hydrooèle; la première partie du Système d'Anatomie chirurgicale du docteur fV. Anderson , sur l'aine , le bassin et le périnée, imprimée à New-Yorck, en i8a2; ouvrage médiocre et accompagné de mauvaises figures; l'essai que vient de publier le docteur Aston Key^ de Londres, sur la section de la^ostatfe dans la lithotomie, suivant le procédé de Cheselden^ et ses planches sUr le bassin; enfin, la thèse de lA. Senn de Genève, sur le périnée et les diverses tailles perinéales. Je dois noter encore trois mauvais dessins qui se trouvent dans le Mémoire du docteur Liston^ publié à Londres, en 181 1, sur le pli de Faine; l'ou-

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vrage de Graefe^ imprime à Berlin, en t8i2, sur les amputations. (A ce sujet , je dois faire remarquer que, si j'ai passe sous silence le nom de ce chirurgien célèbre , en parlant de la staphylorapl^e^ ce n'est pas que j'ignore qu'il ait pratique cette opération en 1816, et un assez grand nombre de fois depuis, mais bien parce que le procède suivi par M. Roux, qui, de son côté, parait l'avoir véritablement inventée en France , mérite la préférence sous tous les rapports), le Système (t opérations chirurgicales, commencé par Ch. Bell^ en 1821; le Manuel (Vanatomie^ publié par Stanley^ et qui est véritablement un abrégé d'anatomie des régions; celui de Green^ et même celui de Sc/uuv ; le Système anatomique deLizars^ qui parait à Londres dans ce moment, et dont les planches ne sont pas bonnes en général : enfin, je citerai un Mémoire publié à Philadelphie, en 1824, sur les aponévroses, par le docteur Godman , et surtout un assez bon Traité sur l'anatomie chirurgicale des artères, par Ro bert Harioson^ de Dublin (i).

Quant aux Traités classiques, je me suis principalement aidé de ceux de Bichat, M M . Boyer, Portai^ H. Cloquet et /. Cloquet, pour Fanatomiie ; le

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Manuel du célèbre F. Meckel m'a servi beaucoup aussi, notamment pour les variétés et les anomalies de position. J'ai fait usage de l'excellent livre de Sabatier pour la chirurgie , ainsi que des additions de ses nouveaux éditeurs. Je pourrais citer à chaque page le Traité des maladies chirurgicales de M. Boyer, et la Nosographie de M. Richerand; j'ai surtout emprunté à ce dernier professeur une partie des lignes qu'il a le premier indiquées pour reconnaître la direction des principales artères des membres. En un mot, j'ai tâché de profiter des nombreux travaux publiés depuis •un siècle sur l'anatomie et la chirurgie, tant en France qu'en Angleterre, en Allemagne, en Italie , etc. ; et , sous ce rapport , qu on me permette de témoigner ma reconnaissance à M. le docteur Crmyford^ de Londres, pour le zèle et l'activité qu'il a mis à me procurer les livres et les renseignemens dont j'avais besoin , et à M. Pf^essely^ docteur en médecine de l'Université de Goettingue , qui m'a donné la facilité de faire usage de nombreux écrits en langue allemande, que je n'entends pas assez pour avoir pu seul les comprendre. Je dois encore des remercîmens à M. Paillard^ chirurgien interne des hôpitaux civils, mon ami et mon ancien condisciple à l'hôpital Saint-Louis, ayant été long-tems prosec-

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leur de M. Lisfranc, et s'occupant depuis plusieurs années d'anatomie chirurgicale, il arassemblé de nombreux matériaux, soit sur Tanatomie chirurgicale générale , soit sur Tanatomie des régions proprement dite, et qui ne peuvent manquer d'être utiles à la science, s'il les publie comme il le promet. En mettant ses manuscrits à ma disposition, il m'a donné une preuve de confiance qui fait honneur à son caractère, et qui me fait un devoir d'en avertir le public.

Une réunion de circonstances aussi favorables m'impose des obligations bien grandes sans doute, et je ne m'abuse point à cet égard ; on voit assez que j'ai plutôt du choisir parmi tant de faits que de trop chercher à en découvrir d'autres. Cependant, comme il s'agissait d'un point de vue nouveau et d'objets appréciables ; comme la plus scrupuleuse exactitude dans les rapports d'ensemble doit former le mérite principal et le caractère distinctif d'un Traité d'anatomie chirurgicale, j'ai cru ne devoir composer celui-ci que sur la nature même. Ainsi , toutes les régions ont été circonscrites sur le cadavre ; je n'ai pas cru devoir indiquer une partie, décrire une couche, donner une mesure^ sans avoir un cadavre sous les yeux. Ce n'est qu'après avoir vu et revu plusieurs fois les divers élémens d'une région , que j'ai eu

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recours aux auteurs, et que je me suis hasarde à la rédiger ; alors , quand mes descriptions sont tombées d'accord avec celles des anatomistes les plus exacts , je les ai regardées comme justes ; toutes les fois , au contraire , qu'elles en ont différé , je suis allé de nouveau interroger le cadavre ; en sorte que je ne me suis permis de les contredire qu'après avoir acquis . la certitude que quelque circonstance les avait trompés. De cette manière, je ne me suis arrêté à la description des parties qu'en raison de leur degré d'importance, et j^ai pu en considérer quelques-unes avecî plus de détails qu'on ne leur en accorde généralement dans les ouvrages élémentaires : telles sont , par exemple , le tissu cellulaire , les diverses aponévroses , et les couches qui en dépendent. Ce n'est, en effet, qu'en voyant l'anatomie par régions , qu'on peut insister convenablement sur la disposition de ces lames, qui méritent réellement de nouvelles recherches. D un autre coté , j'ai dû négliger beaucoup de minuties indifférentes pour la chirurgie, quoiqu'elles puissent offrir un grand intérêt dans un traité d'anatomie descriptive.

Pour les nombreuses préparations qui m'ont été nécessaires , et toute la partie de ce travail que j'ai cru devoir faire dans les amphithéâtres , j'ai

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eu besoin de me faire aider par plusieurs personnes , et je ne puis trop louer à cette occasion l'exactitude qu'y a mise M . Bintot^ mon prosectêur. Je dois à M. Ch. Delange , élève distingué de la Faculté de Médecine de Paris ^ plus qil^à tout autre encore, un témoignage de reconnaissance pour tout le dévouement qu'il m'a montré dans cette circonstance, et pour la part active qu'il n'a cessé de prendre à tout ce qui concerne cet ouvrage.

Arrêté long-tems par le premier pas, c'est-àdire par la division qu'il était le plus convenable d'établir, et par le nombre des régions qu'il était utile d'admettre, j'ai dû craindre de tomber dans deux extrêmes contraires: trop multipliées, elles fatigueraient la mémoire, et forceraient à des répétitions sans fin; trop peu nombreuses, elles ne permettraient pas de saisir utilement tout ce qu'il importe de connaître. Les grandes coupes naturelles du corps étant insuffisantes , je n'ai pu me dispenser d'y suppléer par des lignes arbitraires, que j'ai rattachées, autant que la chose m'a paru possible , à des saillies osseuses ou musculaires. Ces lignes m'ont semblé présenter l'inappréciable avantage de pouvoir renfermer dans une région donnée , des objets qui ne peuvent offrir d'intérêt chirurgical qu'aut^mt qu'on les

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