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lement en travers; plus large vers les cartilages arytheBoides qu'en avant, et dont Vextréniité postérieure est moins élevée que Tantérieure; ce qui fait qu'elle regarde en haut et légèrement en arrière. Elle est surmontée par Tépiglotte, qui forme là une espèce de soupape fixée au larynx par un pédicule dans l'angle rentrant du cartilage thyroïde, et sur les côtés, par les ligamens arythéno-épiglottiques. La position de cette plaque cartilagineuse est telle qu'elle ne ferme réellement la fente du canal aérifère que pendant la déglutition, et quand il est nécessaire de retenir une grande quantité d'air dans les poumons, par exen>ple , dans l'action de porter de lourds fardeaux, etc. (i); autrement, elle est relevée presque perpendiculairement; de manière que sa face antérieure regarde l'arcade dentaire supérieure, tandis que sa face inférieure regarde le bas de la paroi postérieure du pharynx. Il suit de là que, lors de l'expiration, l'air est poussé dans le haut et en arrière de cette dernière cavité, au-dessus du voile du palais, et qu'il doit naturellement sortir parles fosses nasales. Il en résulte encore qu'au moment de la déglutition, pour que l'épiglotte s'abaisse, il faut que la base de la langue s'élève. En conséquence , quand il s'agit de placer un tube dans la glotte pour rétablir la respiration, chez les enfans nouveaunés, par exemple, ou les asphyxiés , on doit commencer par déprimer l'extrémité postérieiu'e de la langue: sans cette précaution, l'instrument pénétrera le plus souvent dans le pharynx. Enfin, c'est poiu* cette raison aussi qu'on est moins sûr d'arriver dans le larynx en conduisant la sonde sur la ligne médiane, qu'en la faisant glisser sur les côtés de la base delà langue. Si. l'on procède ainsi, en effet, on tombe dans les gouttières laryngées , et le bout de l'algalie étant recourbé
(i) M. Isidore Bourdon, Recherches sur le mécanisme de la respiration ^ etc.; Paris, i8ao*
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en dedaps, on ne pourra manquer de rencontrer Touverture épiglottique en remontant du pharynx vers la bouche. Il est bien de noter, en outre, que cette opération doit se faire en passant de préférence par la bouche, attendu que, par le nez, on irait arcbouter contre la paroi postérieure du pharynx , et qu'il serait difficile d'entrer dans le conduit aérifère, à moins d'y engager l'extrémité de Tinstrumeiit avec le doigt porté profondément dans la gorge.
a». La Paroi postérieure.
Elle n'offre rien de bien remarquable; seulement la membrane muqueuse y est très-épaisse, surtout en -haut, et renferme des follicules nombreux et très-gros; ce qui explique la fréquence des ulcères et des inflammations dont elle peut être le siège. La couche charnue de cette paroi comprend les trois muscles constricteurs, et offre les rapports suivans : en haut, elle est séparée des vertèbres atlas et axis, et de leurs ligamens par la tête des muscles grands et petits droits antérieurs; en descendant, elle n'est séparée du devant des autres vertèbres ceiiricales, sur la ligne médiane, quepar le ligament prévertébral, et par le grand droit antérieur seulement et le long du cou, sur les côtés ou devant les apophyses transverses. Il n'y a par conséquent derrière cette paroi aucun organe bien essentiel, et qu'il soit dangereux de blesser : c'est pour cette raison que certains bateleurs introduisent impunément dans leur gosier des barres de fer, etc. , d'un poids considérable; l'extrémité de la tige métallique qui est dans le pharynx, s'appuie sur le devant des vertèbres, et les mâchoires maintiennent l'équilibre.' L'adhérence de la paroi postérieure du pharynx avec les organes sus-mentionnés a lieu au moyen d'un tissu cellulaire lamelleux, très-lâche et très*extensible, dans lequel se ramifie l'une des branches
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de Vartère pharyngée inférieure; des veines bien plus grosses et bien plus nombreuses, qui se réunissent et se séparent plusieurs fois pour former un plexus , dont les troncs vont , en dernier résultat, se jeter dans la jugulaire interne; enfin, des filets du glosso-pharyngien , du pneumogastrique et du grand sympathique. •
S**. Les Parois latérales.
C'est dans leur partie supérieure que se rencontre la trompe ôHEustache^ cet organe constitue là une espèce de pavillon ou d'entonnoir très-important à étudier, et renferme un fibro-cartilage qui forme les deux tiers ou les trois quarts d'un canal complété par la membrane muqueuse qui enveloppe d'ailleurs toute la portion du cartilage libre dans la cavité pharyngienne, et plonge même dans son intérieur, pour se porter à l'oreille. Ce canal est placé quelques lignes en arrière du méat moyen des fosses nasales, et c'est dans ce sens, c'est-à-dire en devant et en haut, que regarde la portion échancrée du cartilage. Entre la racine de l'apophyse ptérygoïde et Tapophyse basilaire, existe un culde-sac ou une excavation, dans laquelle il serait facile de porter la sonde, lorsqu'on cathétérise les trompes, en pénétrant pair le méat moyen. En effet, si, en arrivant dans le pharynx, le bout de l'instrument est tant soit peu plus relevé qu'il ne convient, et s'il ne tombe pas juste dans le canal guttural du tympan, on arrivera presque toujours dans cette excavation ; ce qui est d'autant plus important à noter, que très-souvent on ferait les injections dans ce lieu, croyant les faire dans le canal naturel. Pour éviter cette méprise, il est plus sûr de sonder par le méat inférieur, attendu que l'algalie une fois arrivée derrière l'extrémité du cornet maxillaire, on n'aura besoin que d'en relever un peu
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rextrêmitë en dehors, pour qu'elle glisse presque d'ellemême dans le point convenable; ce qui tient à ce que le muscle péristaphylin interne, en descendant dans le voile du palais, représente une colonn^ oblique déliant en bas, de derrière en devant et de dehors en dedans. Ce muscle, Tapophjse ptérygoïde et le péristaphylin externe circonscrivent un triangle à base supérieure, et dans lequel se trouve renfermée la trompe d!Eustache ; en sorte qu'en arrivant à la partie postérieure du méat ou du plancher des fosses nasales, l'instrument se trouve précisément dans le sommet de ce triangle. Alors, en suivant la gouttière qu'il représente, jusqu'en haut, on arrivera directement dans la trompe; mais il faudra bien se garder d'aller au-delà du pilier charnu , parce que l'ouverture que Ion cherche deviendrait dans ce cas difficile à trouver. 11 fisiul remarquer encore que le repli membraneux qui enveloppe le cornet inférieur, va se perdre le plus ordinairement dans la paroi supérieure du conduit guttural de l'oreille; ce qui rend extrêmement facile l'opération, en suivant les indications précédentes. Au reste, on doit se rappeler que ce conduit se dirige en dehors , en arrière et lég^^ment en haut, et que, pour y faire pénétrer des tubes à quelque profondeur, soit pour détruire des obstructions, soit pour y injecter des médicamens , ces instrumens ne doivent présenter qu'une très-légère courbure.(** ' ^ ^ /*
Le pilier postérieur du voile du palais forme une seconde colonne qui descend en arrière et en dehors, dans la paroi latérale du pharynx. Plus bas, cette paroi se rétrécit graduellement, et ne présente plus rien d'intéressant à noter. Sa membrane muqueuse offre les mêmes caractères que dans la paroi précédente; les follicules et les villosités y sont abondans, et la couleur y est en général assez foncée.
Ses muscles sont aussi les trois constricteurs, et le stylo-
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pharyngien; le stylo-hyoïdien, le pharyngo-staphylin et le péristaphylin interne en font également partie.
Elle correspond à la région parotidienne , et, par conséquent^ est côtoyée par l'artère carotide primitive en bas; un peu plus haut, par les deux branches qui terminent ce tronc; plus haut encore, par la carotide interne; et dans toute sa longueur, par, la veine jugulaire qui est collée à la face externe des artères, et qui se place tout-à-fait en arrière, en restant un peu en dehors de Tartère cérébrale antérieure, avant de plonger dans le trou déchiré postérieur; par le nerf glossopharyngien qui vient en partie s y perdre; par le ganglion cervical supérieur , ses nombreux filets et la huitième paire qui sont derrière et entre les vaisseaux , ainsi que par le spinal dans la partie supérieure seulement; enfin, par le graad hypoglosse, et d'une manière plus éloignée, par l'apophyse styloïde, son bouquet musculaire, la glande parotide^ et l'artère carotide externe. Il suffit d'indiquer ces rapports pour faire sentir le danger et la gravité des blessures de ce côté du pharynx, surtout de celles que peuvent produire les balles et les instrumens piquans ou tranchans. Cette disposition anatomique oblige aussi le chirurgien à la plus grande circonspection , lorsqu'il veut pratiquer dans ce lieu quelques opérations.
4^. X'Extrêmîté supërieure ou Voûte d« pharynx.
Cette extrémité n'est formée que par la paroi postérieure qui se recourbe fortement en avant, pour se continuer avec la voûte des narines : disposition évidente, au moins pour la membrane muqueuse, qui est plus molle, plus épaisse et plus rouge encore dans cet endroit que dans le reste de l'organe. Le muscle constricteur supérieur s'attache aussi trèsprès du sphénoïde, sur l'apophyse basilaire, puisqu'il est
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cloigaë de plus. d*an pouce du trou occipital par. la masse charnue des muscles droits atotërieurs de la tête, il résulte de là que le voile du palais, en se relevant, ne tarde pas à se trouver en contact avec la voûte, ou le haut de la paroi postérieiu^ du pharynx qui s'inchne en avant, et fait que ce voile n est pas obligé de fermer à lui seul la totalité de Fouverture pharyngienne des fosses nasales , lors de la déglutition, du vomissement, etc. Le squelette qu'on trouve audessus des parties molles appartient à la base du crâne; il se compose de Vapophyse basilaire, et dune partie des sutures occipito-pétrées. L'os principal étant spongieux et très-épais, l'encéphale se trouve ici sufiCUamment protégé. Mais c'est à la partie postérieure de cette paroi, ou, si Voû veut, dans le commencement de la paroi postérieure, que se trouve l'articulation occipito-atloîdienne ; et comme, entre Foccipital et l'arc antérieur de Vatlas, il se trouve un espace assez considérable qui n'est rempli que par des ligamens , tm instrument vulnérant porté obliquement en haut et en arrière par le pharynx, pourrait, sans grande difficulté, pénétrer dans le canal rachidien, ou dans le crâne, et diviser la moelle allongée.
5o. L'Extrémité inférieure.
Elle se rétrécit considérablement, pour se terminer, en se continuant avec Tœsopbage, au niveau du cartilage cricoïde. C'est à cause de l'étroitesse de cette ouverture que les corps étrangers d'un certain volume s'y arrêtent le plus souvent. Il faut remarquer que les tissus constituans du pharynx changent ici de caractère : ainsi, la membrane interne rouge et remplie de follicules dans la cavité que nous venons d'examiner, devient tout à coup pâle .et presque lisse. On pourrait trouver peut-être dans celte différence de structure
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la raison pour laquelle dans la diphthérite ou inflanmiation pelliculaire (i), la membrane accidentelle cesse brusquement à rentrée de l'œsophage, chez la plupart des sujets. Les fibres de la couche charnue, qui étaient transver^es, prennent subitement une direction perpendiculaire, et ce canal se sépare alors tout-à-fait du larynx.
(i) C'est ainsi qae M. Bretonneau désigne plusieurs affections connues jusqu'ici sous les noms de croup, d'angine maligne, etc. , et «ur lesquelles il publie actuellement un travail très-important.
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