CHAPITRE IH
DBS MBHBRBS THORAaQITES»
Nous exaimnerons successÎTement dans les membres thoraciques : i® Tépaule; a** le bras; 3? le coude; 4^ l'avantbras; 5^ le poignet; 6^ la main.
ARTICLE PREMIER
DE L'iPAtTLE.
Nous distinguons à Tépaule deu± régions : lune antérieure, ou thoraco-humérale; l'autre postérieure, ou scapulo-humérale.
SECTION PREMIÈHE.
&ioiOK TBOlUàCO-mTMÉEALS, BOVB»ClJLtieVLÀ.IKE OU AXILUURK.
La région de l'aisselle, ou antérieure de Tépaule, est la plus importante du membre supérieur. Ses limites sont : en haut, la région sus-claviculaire; en bas, le bord libre du grand pectoral; en dehors, une ligne qui tomberait perpendiculairement du sommet de Tacromion sur lextrémité libre du pouce, en suivant le bord externe du membre, et que nous nommerons acromio - digitale } enfin, en dedans, une autre ligne partant de la clavicule, un pouce en dehors de l'articulation sterno-claviculaire , pour aller se terminer sur Tépine antérieure et supérieure de Tos coxal, et que Ton pourrait appeler clai^i-coxalè.
A le^térieur j cette région nous offre : en haut et en de-
DSS MEMBRES TH0&ÀGIQITX8. ^yg
hors, une saillie arrondie qui correspond au devant de la tête humérale; en dedans de cette convexité, une goutjdère large et superficielle qui correspond au creUx de Faisselle. Cette gouttière, plus marquée chez les individus maigres, et dont la profondeur augmente quand on rapproche le bras du tronc, présente plusieurs choses à considérer. On voit en haut un enfoncement triangulaire, par lequel on pénètre aisément daAs l'articulation. En appliquant le pouce sur cet espace, on sent qu'il est limité : en dehors, par la tête de rhumérus; en dedans, par l'apophyse coracoïde, et, supérieurement, par la clavicule et l'acromion. C'est par ce point que MM. de Champesmes et Lisfranc ont proposé de faire pénétrer le couteau pour l'amputation du bras dans l'article.
En bas de cette gouttière, se rencontre le bord antérieur de l'aisselle, espèce d'arcade arrondie , dont là concavité regarde en bas quand le bras est pendant le long du thorax ; mais , quand le bras est écarté du tronc, ce bord est droit et tendu; son épaisseur est considérable chez les sujetsgras; au contraire, il est très-mince, et quelquefois presque tranchant, chez les personnes maigres.
Derrière ce bord, on trouve une excavation, dont la profondeur augmente par l'abaissement du bras , et devient plus superficielle quand on élève ce membre. Cet enfoncement a la forme d'un triangle, dont la base serait appuyée siu: la poitrine; il est borné en arrière par un autre bord arrondi comme le précédent, et qui renferme la partie antérieure des muscles grand rond et grand dorsal : c'est le bord postérieur de l'aisselle. En portant les doigts dans le creux axillaire, on peut sentir à travers la peau, quand le sujet n'a pas beaucoup d'embonpoint, les ganglions lymphatiques, la tête de l'humérus, les nerfs du plexus brachial, et quelquefois même les battemens de l'artère hiunérale^
28q des membres THO&AClQirSSk
PA&TIES CONSTITUANTES